mercredi 31 mars 2010

mardi 30 mars 2010
Fin de la journée, le shop se vide doucement de tous ses occupants : manager, instructeurs et DMT (nous). Certains profitent d’internet, d’autres lisent, tandis que la pression (haha) de la journée redescend. Tout est en place pour recommencer demain. Les bouteilles sont pleines, les gilets et les combinaisons sont bien alignés, les chaises rangés. Le calme règne.

La météo encore mitigée aujourd’hui, doit s’améliorer demain. Nous espérons très fort que ce sera pour de bon cette fois.
Nous avons encore passé la journée chacun de notre coté. Chacun avec un instructeur et des élèves différents. Charlotte semble apprendre beaucoup et a l’air d’aimer ça même si elle en a marre de se lever à 7h tous les matins… Moi, je continue mes observations et mes dissertations solitaires et silencieuse sur le comportement des nouveaux venus sous l’eau. « Mais qu’est ce qu’il essaye de faire… ? Il est vraiment en train d’enlever ses palmes la … ? Ne touche pas, ne touche pas…. Ha bah voila tu t’es coupé… ». Avec bienveillance évidemment mais quand même je dois avouer me moquer un peu de leurS façonS de nager. Des otaries bourrées à la bière je vous dis.

Début des examens théoriques demain. Enfin. J’ai hâte de m’en débarrasser. Certains sont très simple mais d’autres vont faire appel a mes souvenir de Prépa… Physique, mécanique des fluides, diffraction, ou encore physiologie vont nécessiter quelques heures de révisions.

Ensuite nous pourrons nous concentrer sur les démonstrations à maitriser et le projet de carte sous marine.

Car mine de rien, le temps file et la fin de la formation pointe son nez au loin… Nous serons, d’ici 3 semaines, dans la capacité de travailler pour notre compte. Etre payés pour plonger…
Bref il nous reste un tas de truc à faire avant ca. Les journées vont être chargées.

Et donc… il est temps pour moi de profiter de la douche CHAUDE du centre (qui valide à elle seule le choix de CE centre pour notre formation) car oui même dans une eau à 30° après trois plongées mon corps a du mal à se réchauffer. Je ne vous parle pas du corps de Charlotte (c’est privé quand même !) qui vire au violet après UNE plongée. Et puis après nous irons diner, parce que la plongée ça creuse (profond… haha).


A demain.

PS : Deux trois NDLR, je ne sais toujours pas qui est Mmb… ça me travaille énormément, donc si vous avez des informations ou des idées, partagez les. Le nombre de mes lecteurs est toujours stagnant alors que je vous ai demandé de me promouvoir… j’envisage une grève de bulle sans préavis si vous ne faites pas d’efforts significatifs !
Mes orteils sont réparés.

lundi 29 mars 2010

lundi 29 mars 2010
Un nouveau jour, une nouvelle bulle…
Charlotte a encore passé la journée avec son instructrice. Ducoup je m’occupe de notre petit Thijs (notre collègue DMT, 21ans, qui sort de 3 ans d’armée). Je l’emmène plonger pour qu’il puisse officiellement commencer son cours de Dive Master. C’est cool. On profite d’un bateau pour se faire déposer sur un site et on plonge tous les deux. Durée de la plongée : 58 minutes, il progresse très vite. Nous nous marrons bien sous l’eau. Je lui arrache son masque, il chante, on invente des nouveaux signes (pas d’une finesse absolue je dois le reconnaitre…) et en fin de plongée on se pose sur le fond pour répéter nos démonstrations. Chacun notre tour, gestes de plus en plus précis et explicites. En bonne voie.
Surface. Apres avoir posé nos équipements sur le bateau nous nageons jusqu’au phare duquel nous plongeons en attendant le retour des autres plongeurs. Cool.
Ensuite Thijs part avec Charlotte participer à un cours pendant que je vais aider un autre instructeur. Je le regarde faire avec attention et essayant de retenir tous les gestes importants. J’apprends. Les élèves se débattent gentiment dans ce nouvel élément qui exige une toute nouvelle appréhension des lois de la pesanteur. Je me souviens de nos premières plongées en Thaïlande avec Charlotte. Gauches comme ces étudiants, et pourtant émerveillés par ces nouvelles sensations, ce nouveau monde à découvrir, avec un tas d’habitant plus ou moins sympathiques à rencontrer ! Souvenez-vous quand, tout petit, vous découvriez les vaches, les poules, les lapins et les cochons… Si vous n’arrivez pas, voyez l’effet d’un lapin sur un enfant de 3 ans. C’est bon ? Alors voila, vous avez un aperçu du sentiment de découverte que l’on éprouve quand on plonge pour les premières fois et chaque fois qu’on rencontre un nouvel habitant du « monde du silence ».

J’espère vraiment avoir l’occasion de vous partager ces sensations un jour.

Peut-être que cette lecture aura un peu aiguisé votre curiosité. Et pour ceux qui voudraient tenter l’aventure de devenir Instructeur … sachez que la formation peut se faire très vite : from Zero to Hero comme on dit. Aller … je vous laisse rêver a cette vie alternative.

A demain.

dimanche 28 mars 2010

dimanche 28 mars 2010
Dimanche bien calme…
Soleil le matin, mer agitée et vent atteignant force 5 à 6 forçant 7 dans l’après midi. Pluie et rafales violentes en fin de journée.
Pas de clients.
Une petite plongée tranquille ce matin, et puis vraiment pas grand-chose d’autre. Je continue de travailler sur mon projet de plan d’action qui est quasiment terminé. Charlotte m’a été arrachée pour aider son instructrice de l’autre coté de l’ile. Donc je ne fais pas grand-chose et je n’ai personne à qui me plaindre. La vie est trop injuste.
Heureusement vous êtes la ! … Ha merde non … j’avais oublié qu’on est dimanche. Personne. La vie est vraiment trop injuste.

Je m’ennuie tellement que je bulle alors qu’il n’est que 17h. Je m’avance. Comme ca ce soir je pourrais NE pas passer une heure devant mon PC pendant que Charlotte dort. Si je ne fais pas des efforts mon prochain livre s’intitulera « Mes bulles ont tué mon couple ».

Pas de victimes non plus aujourd’hui. On ne peut compter sur personne. Mais à vrai dire ca ne me surprend pas. J’ai toujours détesté les dimanches. J’anticipais toujours le retour à l’école du lundi et ça me rendait incapable de profiter. Je me souviens avoir toujours eu une boule dans le ventre, avoir toujours tenté de convaincre ma maman que j’étais malade. L’école a toujours été une énorme source de stress pour moi. J’imagine que le travail a pris la même place dans mon subconscient… stress, boule au ventre et au final … abandon. Certaines personnes, beaucoup de personnes en fait, ont du mal à considérer que le voyage en totale improvisation soit moins stressant qu’un travail régulier et rassurant. Nous sommes montés dans l’avion vers Kuala Lumpur il y a un mois et demi sans la moindre idée d’où nous allions dormir le soir suivant. Je crois que c’est ma recette contre le stress. Ne rien prévoir. « On verra bien ». Et au pire du pire, personne n’est jamais mort de devoir dormir dans une gare (enfin peut être que si mais de circonstances exceptionnelles… ne soyez pas mesquins, je suis sur que vous voyez ce que je veux dire…). En gros je préfère largement manager un présent (aussi galère soit-il) que d’essayer de me ménager un futur (proche ou lointain) qui a de grandes chances de devenir un présent « galère » de toutes façons !

Charlotte vient de rentrer. Je m’attendais à la retrouver désespérée d’avoir passé la journée sans moi. Pas du tout. Tout sourire, elle arrive puis repart finir son cours dans l’autre centre. Ô rage, Ô désespoir, Ô vieillesse ennemie…

Revenons à mes considérations sur le dimanche que m’offrent une transition tout a fait naturelle sur un sujet dont je voulais vous parler aujourd’hui :
Je n’oublie pas non plus que le dimanche, c’était aussi le jour des repas de famille. Gigot, rôti, poulet au four,… Maman est la meilleure cuisinière du monde. Et pas seulement le dimanche hein. Malgré un travail de médecin prenant, et quatre garçons à gérer (mes trois frères et moi), nous avions TOUS les soirs droits à un repas digne d’une brasserie de qualité. Lasagnes, Escalopes de poulet sautées aux oignons, Gratin dauphinois, Hachis Parmentier,… Merci Maman. Je réalise aujourd’hui la prouesse que cela représente. Cuisiner pour six tous les soirs de la semaine. J’en serais je pense incapable. Et pourtant j’adore cuisiner. Et heureusement parce que si je comptais sur Charlotte pour me faire un gratin dauphinois… Mais j’imagine que ce n’est pas sa faute. Les filles d’aujourd’hui ne savent plus cuisiner. C’est un fait. Elles ne savent ni coudre, ni faire le ménage, ni repasser, et ne sont pas plus capable qu’avant d’aller « couper des buches » (ce sera mon code pour définir les travaux de force...).
Nous devons sans doute cette malheureuse évolution des choses à Mai 68. L’Emancipation de la femme (haha)… Depuis les mères inculquent à leurs filles la volonté de devenir l’égal des hommes au travail. Gagner de l’argent et a être indépendante (par peur de se retrouver sur le carreau a 45 ans pour cause de mari parti avec sa secrétaire). Ne pas se rabaisser aux taches ménagères.
D’un autre coté les mamans des garçons ont forcé sur l’apprentissage de ces mêmes taches ménagères.
Au final nous (les garçons) sommes gagnants. L’émancipation de la femme nous a permis d’apprendre à nous débrouiller tout seul à la maison. Et dans le même temps nous avons toujours le monopole du « coupage des buches ». En bonus, nos femmes et surtout nos maîtresses s’assument financièrement.
Bravo Mesdames !

Je suis, et je l’assume sans complexe, vieux jeu ou bien macho. Et le tableau que je dépeints peut sembler caricatural mais je le trouve assez proche de ma réalité. Je vous laisse la méditer.

Toute cette digression pour en venir au fait…:
Le manque des petits plats suscités commence à se faire grandement ressentir. La France dans sa grandeur gastronomique ne facilite pas l’exil. C’est comme une malédiction qui vient hanter tous les français qui s’expatrient en les frappant au ventre.
Fromage, Vin, Terrine, Charcuterie, Pain, …
Ô rage, Ô frustration papillaire.
Le pire c’est que je suis quasiment sur de vous avoir donné faim (LE POUVOIR DE L’ECRITURE muahahahaha… !) et que certains d’entre vous vont pouvoir se goinfrer de tous ce que je ne peux qu’imaginer.

Sur ce, bon appétit et,

A demain.

samedi 27 mars 2010

samedi 27 mars 2010
Ho mon Dieu. Déjà Samedi ! Les semaines et les bulles s’enchainent à une vitesse inconcevable. Et comme toutes les bulles du week-end, celle-ci va probablement sombrer dans l’oubli pendant que vous profiter de vos jours de repos pour ne pas passer vos journées sur internet. Vous faites bien. « Sortez. Voyez des gens. Faites des choses » (citation PADI) et par la même occasion faites la promotion de mon blog a tous les gens que vous rencontrez. Le nombre de lecteurs stagne ! Vous avez sans doute tous des chômeurs (hausse de 20% en 2009 !), des retraités, ou des collègues de bureau qui (comme vous) s’ennuient et qui seraient fascinés par mes histoires extraordinaires !

Je compte sur vous pour doubler le nombre de mes Fideles. Allez et Portez la bonne parole. Dites leur que je respire sous l’eau. (Bah ouais… ya un mec qui a déjà pris le truc de Marcher sur l’eau… donc j’innove).

Alors. Pour ce qui est des petites affaires du jour…
Pas de week-end ici (mais on a quand même le lundi au soleil !). Nous nous arrachons donc du lit à 7h pour (pensions nous…) préparer les plongées du matin. Nous arrivons sur la plage (après 9 secondes de marche) et là je fais remarquer à Charlotte qu’un bateau a coulé dans la nuit (grosse tempête qui ne nous a absolument pas réveillés…). Il est échoué et tout autour des silhouettes s’agitent pour tenter de le sauver. Plus je regarde et plus je réalise que je connais toutes les silhouettes… et le bateau.
Nous voici parti pour patauger dans un bouillon de vagues, à 7h30 du matin, pour pousser, tirer, retourner, vider, tirer, tourner, échouer puis démonter un des bateaux du centre. Et ce, pendant trois heures.
Le bateau est sauvé.
Dans nos contrés sont état l’aurait sans doute condamné a la décharche (peut-être même avant qu’il n'ait subit la tempête d’hier soir) mais ici (en Asie pour ceux qui pensent lire le blog de quelqu’un d’autre…) tout se répare. Tout.
Nous le reverrons dans deux semaines tout propre et recouvert d’une énième couche de résine réparatrice.

11h, je petit-déjeune enfin. Plus d’énergie dans mon corps. Nan, parce que c’est hyper lourd un bateau quand même. Surtout quand c’est plein d’eau.
Plongée du matin annulées pour cause de «bateau coulé» et comme nous ne marchons pas sur l’eau (comme precisé plus haut dans cette meme bulle)… Bref, quasi détente pour tous le monde.

Je suis en train de vérifier que les équipements sont prêts pour la plongée de 13h quand je vois Thys (notre collègue de DTM) partir en courant avec la bouée rouge (exactement celle d’Alerte à Malibu), son masque et ses palmes à la main. Et merde.
J’attrape mes palmes, enfile un gilet (sans bouteille) pour assurer ma flottabilité, attrape une autre bouée (malheureusement beaucoup moins stylée que celle de Thys …) et m’élance vers les grosses vagues.
La cause de cette course vers la mer ? Deux touristes anglais pour un scenario que nous commençons à connaitre par cœur :
La femme est partie nager sans réaliser la force terrifiante du courant (due à la tempête de la nuit).
La voyant lutter pour revenir, son mari décide d’aller la chercher.
Bilan : Thys et notre instructeur vont chercher la femme tandis que je vais récupérer le mari. Et je dois dire que, même avec palmes et bouée, il nous a fallu un sacré moment pour revenir.
Nous échouons les victimes sur la plage. La femme est en pleures. L’homme est reconnaissant. Nous tentons de focaliser leur attention sur le fait que l’histoire se termine bien. Et nous leur offrons thé et café dans le centre le temps qu’ils se remettent de leurs émotions et de la fatigue.

Voila, nous avons encore sauvé des gens. Je pense m’acheter un slip de bain rouge très bientôt.

D’autant plus que nous avons remis ca en rentrant de notre plongée. Pris dans ce même courant un des plongeurs a été déporté vers les rochers et s’est vu projeté dessus a plusieurs reprises. Le bilan est moins impressionnant que la scène : une petite coupure au doigt et quelques bleus.

Fin de journée. Comme d’habitude épuisés. En bonus nous avons le sentiment du devoir accompli. Ca doit être assez valorisant d’être pompier ou urgentiste. Mais espérons quand même que le courant et les vaguent se calment très bientôt et que nous n’auront plus à aller chercher qui que ce soit.

A demain.
vendredi 26 mars 2010
Un sur Cinq. Voila. C’est mon évaluation du jour ! Magnifique. J’ai, pour obtenir ce trophée, procédé à une démonstration de sauvetage d’un plongeur inanimé sous l’eau. Tous mes gestes reflètent la qualité de ma formation.
On frôle la perfection…
Jusqu'à la fin où mon instructeur me demande si j’ai rien oublié…
Hmm mauvais pressentiment…
« Bah non je pense pas » vous pouvez déceler ici mon sens aigue de l’autocritique.
Bah si en fait : j’ai apparemment oublié de vérifier si la victime respirait avant de lui faire du bouche à bouche… rofl.
Un sur cinq donc. Sous prétexte que c’est dangereux de souffler dans la bouche de quelqu’un... Enfin je vous laisse juges.

Charlotte qui passait en deuxième (han trop facile…) a très correctement réussi l’exercice. Passons.

Ensuite nous avions pour mission de nous perdre et que l’un de nous soit inconscient quand l’élève nous retrouve. Nous nous sommes furtivement évadés, puis rendus au lieu de rendez-vous mis au point en secret avec l’instructeur avant la plongée. Et puis Charlotte s’est couchée sur le ventre et sur le sable en attendant d’être secourue. Scenario parfait. Sauf que c’était apparemment un jour à problèmes et donc alors que, très professionnellement, j’envoyai vers la surface une bouée de marquage pour signaler notre présence a la surface… je réalisai trop tard que le fil de la dite bouée, était trop court pour aller jusqu'à la surface… (je sais ça fait trois fois "surface" dans la meme phrase mais tant pis).
En résumé : Charlotte est allongée au fond pendant que je commence à être tiré vers le haut par la bouée. Et merde. Hop hop signaux, action-réaction. Restons ensembles. Surface en douceur, dégonflage de la bouée et redescente l’air de rien. NI vu, ni connu. Personne ne saura jamais. Enfin à part les quatre lecteurs de mes bulles. J’apprécierai d’ailleurs votre discrétion.

La fin de l’après midi sera très calme. Les clients sont très très rares et le peu de gens qui viennent demander des infos cherchent un restaurant ou un hôtel… Je reste donc dans mon coin pour me concentrer sur mon Plan d’action d’urgence (voir bulle précédente pour les lecteurs occasionnels). En substance, je fais du coloriage. Ca détend. Trop de pression la plongée. (Hahaha… vous avez saisi la blague ? … la pression, la plongée … non ? … mais si !... non toujours pas ? …)

J’ai découvert aujourd’hui un nouvel avantage à vivre dans un pays étranger : on peut siffloter des chansons ringardes sans avoir honte : cet après midi pour moi c’était « en rouge et noir » de Jeanne Mas. Essayez tout à l’heure pendant votre pause café et essayez de l’assumer. Ben voila. Beaucoup plus facile ici. (Et ne me demandez pas pourquoi j’avais cette chanson dans la tête. Aucune idée. En revanche je suis sur que certains d’entre vous sont déjà en train de la mumumer discrètement ! C’est comme un pouvoir magique. Vous êtes mes marionnettes ! Muahahaha ! LE POUVOIR !!! … Fin de la parenthèse.)

Malgré le manque de clients nous sommes réellement épuisés. Nous nous couchons tous les soirs avant 23h. Alors que ca ne m’était pas arrivé depuis mes douze ou treize ans. A l’époque j’écoutais la radio qui exposait les problèmes de sexualité des adolescents jusque tard dans la nuit… J’en vois déjà prêt a me jeter l’opprobre* (wikipedia pour ceux qui se sentent dépassés par l’étendue de mon vocabulaire…). Mais que les gens de mon âge qui n’ont pas fait pareil me jettent des pavés.

Apres cette touchante évocation de mes premiers émois pré-pubertaires. Je pense qu’il est plus que temps pour moi d’aller me coucher. Apres tout il est presque 22h et je n’ai pas de radio sous la main.

A demain.
*En fait j’avais commencé par faire une blague de plongeur (encore…) avec un jeu de mot sur « opprobre »/« eau propre » mais je me suis dit que personne allait comprendre. Maintenant que votre vocabulaire s’est enrichi je pourrais la replacer dans une bulle à venir. Soyez prêt.

jeudi 25 mars 2010

jeudi 25 mars 2010
Nous sommes à présent entrés de plein pied dans notre formation. Nous sommes évalués quotidiennement sur a peu prés tout ce que nous faisons. Le réveil sonne très tôt tous les matins et les journées se finissent tard tous les soirs.
Nous assistons toutes les plongées de nos instructeurs. Il s’agit surtout de cours donc. Nous apprenons ainsi à contrôler au mieux les plongeurs débutants (qui ont tendance à se comporter comme des otaries bourrés à la bière…).
A force de répétitions, les gestes et les briefings tendent a devenir convaincant (pour des gens qui n’ont aucune idée de ce que nous sommes réellement censés faire bien sûr… l’avis de nos instructeurs est un peu différent…).
Faire et refaire les cours de base nous permet aussi de consolider tous nos acquis et de devenir incollables sur les phrases choc de PADI (l’organisme privé qui chapote 70% de la plongée loisir mondiale et qui va bientôt nous permettre de gagner de l’argent…).
Phrase choc dont par exemple: « FACT : Diver have more fun than other people ! » ou encore toutes les manières possible de retenir l’acronyme BWRAF dont voici quelques exemples :
Bangkok Women Really Are Fellows
Because We Really Are Fish
Baby Whales Really Are Fat
Bruce Willis Ruins All Films
…Etc.
Libre a vous de m'en proposer en Francais.
En fait (et voici votre première leçon de plongée !!!) il s’agit de vérifier dans l’ordre l’équipement de votre équipier (autrement appelé Buddy). Soit :
- BCD (Buyancy Control Device): S'assurer que le gilet de votre Buddy se gonfle et dégonfle correctement.
- Weights : Vérifier que votre Buddy porte correctement sa ceinture de poids.
- Releases : S'assurer que tous les clips et attaches soit fermés et ajustés à la taille de votre Buddy.
- Air : Vérifier la source d’air principale et de secours de votre Buddy.
- Final check : Et enfin être certain que ce boulet n’a pas oublié ses palmes et son masque.

Voila. Si votre Buddy fait la même chose pour vous et que tout est OK, vous êtes prêts à aller plonger.

Bref on apprend même à devenir marrant et nous sommes évalués là-dessus aussi. Véridique : Nos briefings doivent faire marrer les plongeurs sinon 1 sur 5. « Fact : Diving Is Fun ! »

En tous cas on apprend beaucoup et (même si je continue à dire que mon instructeur est un peu rigide…) je pense qu’on nous dispense un apprentissage de grande qualité. Rendons à CESA ce qui est à CESA (ceci est une blague de plongeur PADI… CESA est l’acronyme d’une procédure dont je parlerai plus tard, pas plus d’une leçon par jour).

Demain matin nous assistons un cours de Rescue (le même qu’a fait Charlotte en arrivant) et nous allons probablement devoir nous débattre et attaquer l’élève a la moindre occasion pour lui apprendre comment réagir. « Fun » je vous dis !

Ha, anecdote ! Aujourd’hui j’ai mis un t-shirt tout propre (denrée d’une extrême rareté et que je m’auto distille avec la plus grande parcimonie). Je l’enfile donc après la douche qui suit ma dernière plongée, avec un plaisir digne d’une pub Ariel-Ultra-Avec-Assouplissant...
Et (en total accord avec la Loi de Murphy (Google pour ceux qui ne savent pas)) mon instructeur m’appelle pour l’aider à vider un des bateaux du centre qui arrive avec une vingtaine de bidons de 50L d’essence.
Il est probable que si quelqu’un avait allumé une cigarette à coté de moi j’aurais pu ce soir vous faire un exposé sur la combustion spontanée.
Fact : Mon t-shirt est mort.

A demain.

mercredi 24 mars 2010

mercredi 24 mars 2010

Bonjour,
Ce soir j’ai franchement pas envie d’écrire.
Je préfère le dire d’entrée … ca m’évitera d’avoir à inventer une excuse pourrie pour couper court a cette bulle (du genre « attaque de fourmis volantes » où n’importe quoi totalement pas crédible pour un mec qui plonge avec des requins tous les jours…).
Je vais donc faire efficace :
Levé.
Petit Déjeuner (Yaourt, gâteaux, thé).
Préparation du matériel pour une session simulée de Découverte de la Plongée sous marine, ou nous jouons le rôle des instructeurs.
Briefing.
Plongée avec « Démonstrations diverses et compliquées » et Resolvage de tous les faux problèmes inventés par nos instructeurs sadiques. Charlotte perd son premier plongeur.(...)
Déjeuner (Nasi Ayam soit un Riz épicé (comprendre inenvisageable par vos bouches… sérieusement.) avec un morceau de poulet).
Postage de bulle et filtrage des commentaires.
Charlotte part en expédition en bateau au village de pêcheurs.
Je commence mon projet de « Plan d’action d’Urgence » (quoi faire, comment faire, qui appeler, quoi dire, où aller, …, en cas d’accident) à rendre pour valider notre DiveMaster.
Cinq heures plus tard je relève les yeux … mon cerveau n’avait pas travaillé autant depuis des années. Surchauffe. Je décide de profiter de la proximité de la mer (à 30°C) pour me vider la tête en nageant droit vers l’Est. Puis autant vers l’Ouest (où suis-je à présent ?*).
Douche.
Diner.
Bulle.

A demain.

*Réponse : Au point de départ ? Ben non c’était un piège : je suis sur ma terrasse en train de buller. (Soupir) Désolé.

mardi 23 mars 2010

mardi 23 mars 2010
Ca fait maintenant trois semaines que nous sommes aux Perhentians. Notre bungalow était (jusqu'à ce matin) devenu totalement impraticable. Environ dix kilo de sables dans le lit (je sais que ca vous fait sans doute rêver mais à force c’est un peu ennuyant…), des fringues sales pendues un peu partout, des montagnes de bouteilles d’eau presque vides (qu’on garde pour se laver les dents !),…etc. Bon faut ajouter les proportions de notre « suite » n’ont d’égale que ses capacités de rangement.
En trois mots : un beau bordel.

Donc ce matin j’ai pris ma matinée pour remédier à cette situation devenue peu vivable.
Deposage de nos 3,2kg de linge (mesure exacte) dans une des trois « Boutique-AgenceDeVoyage-LoueurEnToutGenre-Epicerie-Restaurant » de l’ile.
Ensuite je laisse Charlotte partir au centre pendant que j’attends les femmes de ménages organisées la veille par notre gentil concierge-patron-serveur-loueur-épicier.
J’arrive enfin à avancer dans mon Encyclopédie de la plongée et à boucler la partie physique et physiologie du cahier d’évaluation. Plutôt simple finalement (même si mon passé de presque-diplomé-d’ecole-d’ingenieur doit sans doute m’aider quelque peu…).
Les femmes de ménage arrivent vers 10h. A cinq… Il leur faudra moins de dix minutes pour rendre le bungalow aussi net qu’a notre arrivée. En prime, des nouvelles serviettes, des petits savons et du PQ. Parfait.
Je rejoins Charlotte au shop où je reçois une série de vannes graveleuses sur ce que j’ai bien pu faire avec les femmes de ménage pendant que Charlotte n’était pas la…

Apres cet accueil plein de délicatesse et emprunt d'une subtilité toute masculine, la journée se passe tranquillement.
Nous apprenons à faire notre première démonstration (« skill ») : Assemblage de l’équipement. Il s’agit d’une démonstration pas à pas, détaillée … durant laquelle nous n’avons pas le droit de parler. Uniquement des signes. Je vous laisse vous entrainer à essayer de dire « relevez a présent votre bouteille et regarder la valve située en haut afin de vous assurer que votre joint est bien en place avant de fixer votre régulateur…» simplement avec vos mains. Si vous essayez (ce dont je doute bande de fainéants !) vous aurez une idée de la difficulté de l’exercice.
Notre instructeur (fasciste !) ne laisse évidemment rien passer et j’obtiens un 1 sur 5. Tout ca parce que j’aurai laissé ma bouteille sans le support de ma jambe durant 3 secondes. Fasciste je vous dis. Bref nous aurons pleins d’autres occasion de nous entrainer.
Deuxième exercice de la journée : simulation de briefing pour une initiation a la plongée. Cette fois mon instructeur n’est pas là. L’épreuve se révèle beaucoup plus marrante. Vous commencez peut-être à sentir mon amour grandissant pour mon instructeur … ? Ben vous vous trompez. Il m’agace et j’apprécie peu sa pédagogie militaire et dénuée de fun, où tout est basé sur l’apprentissage par l’échec. Haaaaarrrg .... enfin bon heureusement tout ça se passe a la plage et au soleil... ça aide beaucoup !
C’est certes un très bon plongeur et sa technique est impressionnante … mais je suis totalement inadapté à sa pédagogie. Mon idée c’est quand même de me marrer. J’aime faire n’importe quoi sous l’eau. Embêter Charlotte. Nager à l’envers. Faire des blagues. Et tous pleins de truc qui vont me valoir un tas de « 1 sur 5 » et autant de regards désapprobateurs. Mmpff.
Ma capacité à faire semblant d’être content étant proche du néant… il est fort possible que tout le monde sentent nos divergences grandir. Mais bon je vais quand même tenter de prendre sur moi (j'ai dit "tenter" hein...) encore quelques jours et je vais tout faire pour essayer d'être le premier de la classe (juste pour embeter Charlotte pour qui les etudes sont plus qu'une passion...).

Passons aux nouvelles plus importantes :
- Mon orteil va de mieux en mieux mais les autres (orteils), probablement jaloux de l’attention portée au cassé, se sont mis à avoir des ampoules. J’ai donc du sparadrap plein les orteils. Et je suis donc forcé de plonger en chaussettes. Sexy à mort.
- La pancarte (dont beaucoup d’entre vous se sont enquis !) avait bravé le vent et la marée avec fierté et se tenait droite au matin … Elle a néanmoins dû être déplacée pour raisons de diplomatie stupides et non justifiées (décidemment pas ma spécialité la diplomatie).
- La météo est bonne : quasiment plus de vague, beaucoup moins de vent et pleins soleil toute la journée.
- Dix commentaires à filtrer ce matin ! Nouveau record ! Merci a tous. Mais qui est Mmb ? Les autres je sais. D’ailleurs pensez à devenir membre pour gagner un t-shirt gratuit à mon effigie. (Offre soumise a beaucoup de conditions compliquées).

Une pluie de fourmis volantes illuminées et bêtement attirées par mon écran me pousse à clore cette bulle. Victoire de la nature sur la technologie... un peu comme dans Avatar. Mais je m'égare...

A demain.

lundi 22 mars 2010

lundi 22 mars 2010
Petit lundi au soleil. Deux plongées de plus au compteur. Nous savons à présent briefer un groupe de plongeurs de façon quasi professionnelle et en anglais. Procédures, communication, danger, site, etc.…
Nous avons également guidé une plongée loisir simulée par nos instructeurs. Tout s’est bien passé et nous avons su répondre aux (faux) ennuis qu’ils ont pu rencontrer. Ils manquent sérieusement d’imagination à mon gout. Mon instructeur précédant (qui m’a fait passer le Rescue Diver il y a un an) était nettement plus angoissant. Toujours prêt à se jeter hors du bateau à pleine vitesse, ou a simuler une panique au milieu d’une plongée puis m’attaquer pour m’arracher ma source d’air … Plus angoissant je vous dit. Aujourd’hui le pire qu’on ait eu est sans doute un masque rempli d’eau ou peut-être un plongeur qui touche le corail (oulala pas bien…). Bref pas hyper stimulant. En plus la visibilité était naze et on a rien vu de très excitant.
La deuxième plongée était pour notre projet de carte sous-marine. Dropés sur le site, a nous de dessiner une carte la plus précise possible. Mesures totale, profondeurs, topographie, type de plongée, point d’intérêt, …etc. Bref une carte sous-marine détaillée.
Aujourd’hui nous sommes donc allés prendre les mesures totales du site. A l’aide d’un ruban métré de 30 mètres tenu d’un coté par Charlotte et Thys immobiles, et de l’autre par moi qui le déroule en longeant les rochers à contre courant. Arrivé au bout du rouleau (au sens propre comme au figuré) je tire trois coups (sens propre seulement). Signal pour eux de me rejoindre pendant que je ré-enroule le ruban (je réalise trop tard que Charlotte se laisse en fait tranquillement tirer…). Et ca 6 ou 7 fois d’affilé. Je tente de passer le relais à Thys qui accepte (évidemment) mais part dans la mauvaise direction. Je propose donc à charlotte mais elle refuse avec un air horrifié que je connais a présent par cœur.
Elle m’expliquera plus tard, sur le bateau : « nan mais j’avais aucune idée de où on était »…
Je vous ai parlé de son sens de l’orientation tres… hum… féminin…Non ? Une autre fois alors… mais sachez juste qu’elle est capable de se perdre a une vitesse et dans des proportions assez déconcertantes.
Au bout de 35 minutes j’ai réussi à faire le tour du massif. Mission accomplie. Un vrai travail d’équipe. Ma bouteille est vide. Mon ardoise pleine de mesures et de croquis. Je suis crevé. Fin de la plongée.
En rentrant je tente une sieste sur la plage mais je suis sans cesse dérangé par tout et n’importe quoi. Pas de sieste donc.

J’essaye d’avancer dans l’Encyclopédie de la plongée mais le chapitre sur la diffraction est assez soporifique.

Bon et puis c’est vite l’heure d’aller diner. Pour une fois nous profitons du projecteur du restaurant et regardons un film du début à la fin.

Pas de client, ni de plongée pédagogique demain… Donc pas de réveil. Une petite grasse matinée.

Et puis voila, c’est tout pour cette bulle.

A demain !

dimanche 21 mars 2010

dimanche 21 mars 2010
J’ai failli me demander pourquoi personne ne commentait mes derniers messages… Week-end… On ne peut décidemment pas compter sur les gens qui travaillent.
Tant pis. Je m'en accommode.
Alors… par où commencer cette bulle du dimanche… ?
J’ai vomi ce matin. Ouais. Ca me parait être une bonne accroche.
Comme prévu ce matin (cf. bulle précédente…) nous nous sommes levés pour aller plonger. Mais au lieu d’accompagner un cours nous avons été lâchés dans l’eau pour plonger seuls (enfin a trois) de notre coté. Mais commençons par le commencement. Préparation des équipements : Bouteilles (pleines de préférence…), gilets (sur lequel se fixe la bouteille et qui se gonfle), Régulateur (qu’on met dans la bouche pour respirer, relié de préférence a la bouteille… non, une chicha ne fait pas l’affaire…), ceinture de poids, palmes, combinaison, masque, bouée de marquage, compas, et ordinateur de plongée. Ok, équipement complet. Ensuite, aller jusqu’au bateau. Ok, le bateau se trouve juste derrière un mur de vague. Ok, mon instructeur veut que je prenne 7 poids supplémentaires et une bouée spéciale pour son cours… Ok. Et un cerceau. O…k…
Bon… c’est parti pour 20 bonnes minutes de nage effrénée dans un bouillon d’écume plutôt vindicatif… Je fini par m’énerver. Je pousse mon corps à la limite de la rupture pour passer la barre de vague. Charlotte hésite à abandonner. J’hésite à m’en servir comme excuse pour abandonner aussi. Mais a force de persévérance nous gagnons cette bataille. Nous nous hissons sur le bateau à bout de souffle. Pendant ce temps… notre instructeur et son élève du jour nagent sereinement 100 mètres plus loin en utilisant un courant qui semblent les pousser directement derrière les vagues. L’expérience ça se mérite. Maintenant nous savons.
Je pourrais vous faire un rappel de ma condition tangente a bord d’un bateau mais j’ai la flemme. J’ajouterai simplement que la fatigue physique ne m’aide pas vraiment à garder ma contenance (et dans le cas présent mon petit déjeuner…). Le bateau part donc pour D’Lagoon… nom de rêve pour un lagon qui a tout du petit paradis que vous êtes en train d’imaginer (je laisse libre cours a vos fantasmes…). La mer est agitée. Je me sens moyen moins… Je me dépêche donc de jeter mon équipement à l’eau en le suivant de prés de façon peu academique.
Première plongée : Nous partons à Trois. Charlotte et Moi, et puis un nouveau. Le nouveau en question a découvert la plongée il y a 8 jours. Depuis il a signé pour faire son DiveMaster. Donc on le fait plonger. 21 ans. Fraichement sortis d’un service militaire de trois ans. Un bourrin. Sa consommation est assez effarante en terme d’oxygène (150bars en 30min à 12m pour ceux qui ont la moindre idée de ce dont je parle… pour les autres : c’est juste énorme). Et puis il passe son temps à monter et à descendre. Pour faire court : il débute. Donc évidemment c’est pas super agréable de plonger avec lui. Mais bon, on est tous plus où moins passé par là.
Nous arrivons donc au fond du lagon. Direction l’est. Je dirige la plongée. Vingt seconde après notre départ, je me tourne vers Thys (c’est son nom Hollandais). Et je le vois à 5 mètres au dessus de moi. Ceci n’est pas une bonne nouvelle. Je lui demande (par signe) ce qui se passe. Il redescend pour semble-t-il m’expliquer… (à ne pas faire). Je lui recommande une ascension lente pour faire le point en surface. Il apparait que son régulateur est cassé et qu’il perd une grosse quantité d’air. Thys ne partagera donc pas cette plongée avec nous. Joie non dissimulée.
Retour a 7 mètres de fond pour une plongée entre amoureux. Petite ballade dans les coraux. La visibilité n’est pas extra donc nous avons tendance à ne voir apparaitre les reliefs et poissons que 4-5 mètres devant nous.
La plongée se déroule sans problème mais sans grande découverte… jusqu'à ce que… (Suspense)… (non c’est pas encore là que je vomis)… nous distinguions trois masses énormes devant nous. Charlotte s’arrête net et commence à nager a l’envers. La peur se lit sur son visage. Je lui attrape la main. Signe : NON. PAS DE DANGER, PAS DE POISSON CONNARD.
Les formes sont à présents nets. Devant nous et sans se soucier de notre présence, trois gigantesque bump head parot fish (aller on va sur Google !) mangent paisiblement du corail. Ils sont tout simplement impressionnants. Nous en avons le souffle coupé. 1,20 mètre de long, 25 centimètres d’épaisseur, un bon mètre de hauteur, pour environ 250 kilo. Ils tournent autour de nous.
Même si ils sont parfaitement inoffensifs c’est un peu comme se retrouver au milieu de trois éléphants. Nous n’en menons pas large. Charlotte a la main qui tremble. Moi, j’essaye de contrôler mes émotions pour ne pas trop augmenter ma consommation mais nous savourons ce moment avec délectation. C’est pour Ca que nous plongeons. Extra. Et tellement imprévu.

Apres ça nous faisons demi-tour et tentons de rentrer au bateau. Nos talents de navigateur sous marin sont à peaufiner (de toute urgence) car nous faisons surface à plus de 200 mètres de l’endroit prévu. Notre fidele boat man vient nous chercher et nous épargne la nage pédagogique.
Bateau. Immobile et balloté par les vagues. Le plan est de changer de bouteille et de replonger dans la foulée avec cette fois Thys (un autre bateau lui a apporté un régulateur). Burp. Je commence à me décomposer doucement pendant que les autres préparent leur deuxième bouteille. Je demande à Cha de faire la mienne et de la jeter à l’eau. Toute mon attention est alors fixée sur l’horizon. Dents serrés. Je sais qu’il est déjà trop tard. C’est un processus irréversible. Matos a l’eau. Je me jette. L’enfile rapidement dans la houle. Et là… VOMI ! Plusieurs salves font suite au premier jet et donne ainsi suffisamment à manger a tous les poissons réunis pour l’occasion.
Ca va mieux mais pas pour longtemps. Les autres sont prêts et le Ok est donné pour la descente.
Thys veut mener la plongée… pas la force de lui enlever ce plaisir. Et puis il semble a l’aise avec un compas (l’armée, les randonnées dans la forêt la nuit tout ca…). Nous partons donc. Il nous emmène n’ importe où et fait à peu prés n’importe quoi mais dans les limites du raisonnablement pas-trop-dangereux pour lui. Nous savons de notre coté gérer notre sécurité.
A un certain moment je lui fais signe qu’il est temps de retourner vers le bateau. Ok. Il part (comme d’habitude à fond, pleine puissance …) dans la mauvaise direction. Stop ! Par là !
Retour approximatif vers le bateau donc. Surface. Houle. VOMI ! Je sais déjà que le retour en bateau, bien que très court sera insupportable. C’est mon fardeau.
Insupportable comme prévu donc. Nous sommes largués derrière les vagues pour faire le même chemin que ce matin en sens inverse (beaucoup plus simple étrangement…). A peine mes pieds sur le sable, je me sens déjà mieux. Un thé chaud et un surtout une douche chaude finirons de me rétablir presque entièrement.

Voila.
C’était notre dimanche matin. Le reste de la journée est trop plat en comparaison pour être raconté.

A demain.

samedi 20 mars 2010

samedi 20 mars 2010
Un dive shop c’est avant tout un business. Et comme tout business quand il n’y a pas de client… l’instructeur aussi excellent soit-il s’emmerde.
Comme n’importe quelle personne qui s’emmerde (sauf moi peut-être qui après des années d’entrainement suis capable d’apprécier vraiment l'inactivité totale…), un instructeur développe des idées pour s’occuper.

Aujourd’hui, pas de client. Toujours des vagues (même si le vent est enfin tombé !), donc pas de bateau pour aller plonger. Et donc 4 instructeurs qui s’embêtent au centre.
Ce matin nous subissons « une présentation » sur le monde d’opportunité de carrière qui de richesse qui s’offre a nous en devenant DiveMaster… Passionnant. Par chance, Wendy, qui nous faisait cette présentation, à des spasmes intestinaux qui la poussent (…) à faire court. Mais quand même… ca reste long... et chiant. Vivement la fin de la théorie !

Vers midi, l’ennui atteint son paroxisme chez les instructeurs. Un projet commence doucement à prendre forme pour mettre a profit cette après midi de chômage technique. Un panneau … Une pancarte plantée sur la plage devant le centre pour que les gens nous voient de loin… Voila le projet est lancé et monopolisera 7 personnes pendant prés de 7h.
D’abord trouver le bois : des planches sur lesquelles écrire et des poteaux sur lesquelles clouer ces planches. De la peinture. Un pinceau. Des clous, un marteau, une scie. Des pansements…
Au fur et à mesure que le projet avance, de plus en plus de gens s’impliquent. Tous le monde participe à ce projet qui prend une ampleur surprenante. Pendant ce temps Charlotte nettoie la plage en essayant de ne pas attraper le tetanos.
Nous récupérons un logo du centre (une pieuvre bleue) sur une vieille affiche arrachée par la tempête. Clouée sur une planche d’un mètre carré, ce sera la partie centrale de notre monument. Au dessus, en gros et a 3 mètres du sol, un planche proclame « DIVE TODAY ! »(en blanc sur rouge parce que c’est tout ce qu’on a pu trouver comme peinture…). Et Sous la pieuvre une autre flèche indique « … and Tomorow ! » en pointant vers le centre. L’ensemble est Gigantesque. Ne reste plus qu’a la planter sur la plage. Nous creusons donc aussi profond que possible (1,2m environ) pour tenter d’assurer la stabilité de ce chef d’œuvre de menuiserie insulaire.
19h30: la pancarte est plantée. Parfaite. Juste devant celle du centre voisin. (...)

Espérons d’une part qu’elle survivra a la nuit… mon pronostics n’est pas très optimiste au vu du poids, de la prise au vent et de la profondeur de plantage* (*terme technique de menuiserie). Et d’autre part que si elle survie, elle ramène des clients pour occuper nos chers instructeurs et nous donner des plongées à accompagner.

Normalement demain matin nous plongeons avec mon instructeur pour observer un cours. Cool ! Enfin ! Trois jours sans plonger c’est long ! Bon évidemment j’aurais préféré une vraie plongée mais quand même, c’est cool.
Et puis qui sait, je plongerais peut-être demain après midi aussi ! D’ailleurs j’ai oublié de fêter ma 30eme plongée … plus que 30 pour pouvoir être certifié DiveMaster !

A demain pour la 31eme.

vendredi 19 mars 2010

vendredi 19 mars 2010
Journée pluvieuse ! Et venteuse !
Heureusement qu’on a plus de quelques jours à passer ici sinon ce serait plutôt déprimant… Finalement pour nous c’est plutôt apaisant. Nous avançons à grands pas dans la théorie (ce qui serait tout bonnement impossible si le shop tournait normalement). Nos instructeurs nous ont défini un planning (ultra chargé…) qui devrait atteindre son objectif le 23 avril… date du dernier test. Aussi appelé le Snorkel Test. Un tuba, un masque, un entonnoir, … et beaucoup d’alcool entrent en jeu cette épreuve finale. Normalement aucune plongée n’est prévue le lendemain... mais je vous raconterais tout ca dans un mois.

Pour le moment nous étudions dur.

Pour ceux qui se demandent (je me demande personnellement si quelqu’un continue à lire ces bulles…), mon doigt de pied est a présent violet foncé. Je l’ai attaché à son voisin pour éviter de l’accrocher partout.
Sinon … hum… l’enquête sur le voleur de chaussures piétine…


Vous avez compris ? Chaussures/Piétine …

(Soupir)
Ben oui… ya aussi des jours où j’ai rien à dire.

Ce soir je vais peut-être enfin réussir à aller boire un verre. Pour une fois nous ne sommes pas complètement anéantis par la fatigue. Et puis un illustre inconnu fête son anniversaire sur la plage. Comme notre Boatman fait un show enflammé pour l’occasion nous allons y aller.

Normalement demain ressemblera beaucoup a aujourd’hui mais le temps devrait nettement s’améliorer dimanche ! Pour de bon cette fois (on espère…)

Vivement dimanche donc et qui sait peut-être que je pourrais même plonger demain.
Fin de cette petite bullinette.

A demain.

jeudi 18 mars 2010

jeudi 18 mars 2010
Bon… le vent commence à être fatiguant. La journée n’a été qu’une alternance de soleil et d’averses. Le vent puissant et bruyant pousse les nuages qui déversent l’équivalent d’une année de précipitations à Marseille en trois minutes. Et puis s’en va.

Toujours autant de vagues. Pas de plongée de notre coté de l’ile. Journée de lecture studieuse. Chapitres 4, 6 et 7 bouclés. On avance. Reste le 5, le 8 et le 9. On garde le 5 pour la fin car c’est apparemment atrocement complexe … calcul théorique des vitesses d’absorption de l’azote et description des différents tableaux de limite de décompression. J’ai hâte.

Sinon rien de vraiment spécial. Je me suis battu avec une chaise ce matin. Susceptible. Elle n’a pas supporté que j’essaye de l’enjamber. Elle m’a attrapé le pied. Après un salto et trois roulades (9.6/9.1/8.9/9.7, le juge allemand est un peu sévère…) je me relève en ayant perdu toute forme de fierté. Heureusement le shop est désert. Juste Charlotte, Michelle (une instructrice), et une élève qui me regardent avec incompréhension. Je me relève donc l’air de rien et vais faire ce pourquoi je m’étais levé.
Deux trois minutes après l’incident je décide de dresser un bilan provisoire des dégâts à l'abri des regards … première étape : les orteils. Je lance l’ordre basic de recroquevillage. A droite OK. A gauche… Pas de réponse. L’ordre est lancé mais les orteils ne bougent pas. Problème. Je tire d’un coup sec sur le plus amorphe. Crack. Voila maintenant il re-bouge. Enfin disons qu’il peut mais les mouvements s’accompagnent d’une vive douleur. Je vous épargne la fin du bilan. Seul mon tibia montre un renflement bleuté qui laisse présager un bel hématome pour demain.
Mon doigt de pied passera tranquillement l’après midi à changer de couleur pour passer du brun (bah oui je suis bronzé quand même !) au noir en passant par une sorte de violet jauni du plus bel effet. Sans être expert je pense pouvoir affirmer qu’il est cassé. En réalité j’ai quand même de bonnes notions en fracturologie… que de bons souvenirs pour ma famille… toutes ses visites a l’hôpital… Ha nostalgie quand tu nous tiens…
Bref auriculaire du pied gauche hors service pour quelques jours… maintenant je boite comme un gland. (N’oublions pas que même le plus grand des chênes a commencé petit gland).
J’espère juste qu’il ne va pas enfler (mon doigt de pied hein pas mon … non rien en fait) et que je pourrais toujours enfiler mes palmes.
Au niveau des chaussures aucune inquiétude puisqu’en rentrant au bungalow je réalise avec une joie toute relative qu’on me les volées. Mes belles tongues bleues… Les gens ne respectent plus rien. On m’a déjà volé un maillot de bain la semaine passée. Si c’est comme ca qu’on s’équipe sur cette ile, il va falloir que je fasse le tour des bungalows au petit matin pour récolter des chaussures et des maillots de bain.

La journée se termine pas trop tard et c’est tant mieux vu mon délabrement moral. A certains moments j’ai du mal à me dire que le fait d’être au soleil peut faire passer toutes les « pilules » du monde sans douleurs.

Demain sera meilleur !
A demain.

mercredi 17 mars 2010

mercredi 17 mars 2010
Aujourd’hui c’est la Saint Patrick. La fête des buveurs de bière ! La fête de mon Papa aussi. Un peu ma fête aussi puisque c’est mon deuxième prénom.
Mon Papa est malade. Très malade. Les détails importent peu, mais j’ai appris aujourd’hui qu’il ne va pas mieux.
Le moral est difficile à tenir. Ma tète est ailleurs. Loin. L’activité du centre ne ralenti pas pour autant. Ce matin plongée à 9h sur un site magnifique qui passe pour être le plus beau des alentours. Le « temple de la mer »… Plongée a 9h ca veut dire être au centre a 8h pour nous. Donc réveil tôt pour pouvoir déjeuner avant de se lancer dans la préparation des équipements pour les clients.
De 8h à 9h c’est la course. En plus de la préparation il nous faut accueillir (avec entrain et sourire) tous les gens qui viennent plonger avec nous ! Houhou … la plongée c’est fun ! Ensuite c’est les briefings, et puis le bateau. Je subis l’aller sans pilule et sans être malade. Une bonne chose.
Tout le monde a l’eau (30°C). Et puis la descente commence… silence (mis à par le bruit de ma respiration DarthVadorienne…). Je commence à me détendre. Je surveille mon partenaire du coin de l’œil mais il semble à l’aise donc pas de stress. Je peux me laisser aller a gamberger tranquillement.
Mon papa donc. Je suis son évolution grâce à mes frères qui me font des rapports. Trop rares a mon gout ! C’est dur d’être loin. Ho tient une tortue ! Mais c’était dur aussi d’être prés. Je crois simplement que c’est dur. Un poisson scorpion ! A l’inquiétude vient maintenant s’ajouter le manque. Le manque des proches en général mais surtout le manque de Papa. Hoho… un petit requin bambou qui dort sous un rocher ! Il va falloir que je rentre si la situation continue de se dégrader. Combien d’air me reste-t-il ? 120 bars… Ok. Reprendre l’avion. Revenir en France. Murène tachetée à droite. Je peux interrompre mon diplôme et le reprendre plus tard donc pas de souci de ce coté. 90 bars. Combien de temps ? Quand ? 70 bars. Maintenant ? Palier de sécurité de 3 minutes à 5 mètres. Il faut que je trouve un téléphone. Peut-être acheter une carte internationale sur l’ile. Gonflage de la bouée de sécurité pour signaler notre présence. Surface. Tout le monde est là, le bateau arrive et nous embraque. Fin des libres pensées. Sourires et exclamations sur la plongée exceptionnelle que nous venons de vivre. Descriptions des poissons. Notre rôle est d’en identifier le maximum possible. Les plongeurs veulent mettre un nom sur chacun des animaux observé pour pouvoir les cocher dans leur cahier imaginaire de collectionneur. J’ai moi-même ce travers. Avec en haut de ma liste, les raies mantas (Oui. J’ai déjà vu le requin baleine qui était naguère en première position). Peut-être à Bali dans quelques mois…

Le retour en bateau est plus mouvementé que l’aller. Je serre les dents mais le malaise gagne mon estomac sournoisement et s’y installera pour le reste de la journée. Je confie à Charlotte la plongée suivante ou je devais servir de traducteur à un monsieur français très sympathique et conscient de la faiblesse de son anglais. Apres leur retour le temps ne permet plus d’envoyer d’autres gens sur les bateaux. Nous rangeons donc le matériel et fermons doucement boutique. Charlotte et Moi décidons d’en profiter pour avancer dans notre livre théorique. Troisième chapitre bouclé. Plus que six. Et puis c’est déjà le soir… C’est la Saint Patrick… comme je vous l’ai dit. Une bonne occasion de boire. Nous parcourons les bars de la plage à la recherche de nos « amis de plage » mais en vain. Personne. Nous allons donc diner. Il est 22h maintenant et nous n’avons toujours croisé personne… Il faut savoir que ca n’arrive JAMAIS. Nous rentrons donc un peu déçus mais fatigués (donc bon… autant aller se coucher). Et alors que j’écris ma petite bulle, nous essuyons un grain d’une violence ahurissante ! D’un coup sans prévenir : des rafales de vents à vous arracher du sol. Des trombes d’eau tourbillonnantes. Je me jette à l’intérieur de notre bungalow qui semble sur le point de s’envoler. Charlotte me jette le même regard que quand elle croise un poisson connard… « Fais quelque chose Mathieu … j’ai peur ! »… Je vais donc aller raisonner Eole et Zeus dehors et jauger leur puissance.
Je me demande vaguement si je devrais y voir un signe … et puis je me dis que les Dieux doivent être des femmes. Elles s’imaginent sans doute qu’on les comprend quand elles tentent, d’un simple regard, de communiquer subtilement avec nous (les hommes). Je laisse tomber l’interprétation des signes.
Le vent est un peu tombé. Je vais voir les dégâts. (Causes-Effets-Actions-Réactions… Un homme c’est pas compliqué).

A demain.

mardi 16 mars 2010

mardi 16 mars 2010
Le parcours du DiveMaster trainee est décidemment plus compliqué qu’on ne le pensait.
Aujourd’hui nous avons du nous rendre sur le continent (Malaisie Péninsulaire pour ceux qui suivrait nos déplacements sur une carte…) afin de consulter un médecin qui puisse certifier que notre « état » physique (de décrépitude avancée…) ne présente aucune contre indication a la pratique intensive de la plongée sous marine. Oui cette phrase est très longue.

Donc a 6h30 ce matin nous nous sommes levés pour attraper un bateau, que notre statut de « quasi-staff-non-payé » nous a permis de payer un tiers du prix (20RM soit 4€, pour ceux qui font une étude sur le cout de la vie en Malaisie).
Ensuite nous attrapons un taxi qui nous emmène vers la ville la plus proche dotée d’une « clinik ». Il s’agit en réalité d’une salle d’attente avec le bureau d’un médecin au bout. La salle d’attente est presque pleine quand nous arrivons et nous craignons alors de ne pas pouvoir avoir le bateau de 13h. C’était sans compter sur le savoir faire des médecins malais extrêmement compétent qui ne passe pas plus de 3 minutes avec chaque patient … en un quart d’heure la salle se vide et notre tour arrive.
Un à la fois nous passons sous l’œil expert d’un médecin très sympathique et plutôt consciencieux qui tamponnera nos certificats comme nous l’attendions. Ca c’est fait.
Il nous reste juste le temps de remplir notre deuxième mission : aller au KFC ! … Ne nous jugez pas si rapidement, il est des pulsions que l’on ne peut refréner.
Nous profitons aussi de cet exil éphémère pour acheter du dentifrice, des céréales pour mélanger à nos yogourts le matin et une quinzaine de soupes de pattes pour des déjeuners économiques et rapides.
Taxi. Bateau. Retour au shop.
Presque surpris de voir que le centre peut tourner sans nous, nous nous remettons doucement dans le bain en essayant de voir ou en est le planning de la journée.
Jim nous propose de participer a la plongée suivante : L’épave vietnamienne (« Vietnamese Wreck »).
Evidemment nous acceptons. Cha adore les épaves (aucun commentaire mettant en relation cette affirmation et son amour pour Moi ne sera publié…).
Nous avons vu :
Des poissons cailloux (qui imitent des cailloux … chacun sa passion … tres dangereux), des nudibranches (des petites limaces des mers extrêmement colorés …), une épave (une barge type « débarquement sur les plages de Normandie » posé sur le sable), et surtout … LE PREMIER REQUIN de Charlotte. Bon … il était mort … mais quand même c’est validé sur son log book (qui décrit toutes ses plongées depuis qu’elle a commencé).
La plongée s’écourte rapidement (32 minutes) car un des participant termine son air trop vite.
Retour au centre pour une fin de journée qui mêle rangement et accueil des clients pour les plongées du lendemain.
Je vais au front dés que quelqu’un tourne la tête vers le centre … et ca marche. Je vends des cours et des plongées au tout venant. Une fois dans mes filets aucuns échappatoire possible.

Le planning de demain nous envoie en plongée à 9h du matin. Nous accompagnons un groupe sous la supervision de Michelle (une autre instructrice du centre), sur un site extra. Cool. Nos noms apparaissent pour plusieurs autres plongées ou activités sur le planning. J’ai du mal à entrevoir la possibilité d’avancer dans notre apprentissage théorique au milieu de tout ca…

Peut-être après demain … (j’énonce ça sans la moindre conviction).

Voila une bulle laborieuse qui doit se terminer avant que je perde le peu d'audience qui m'est restée fidele... J’abrège donc votre lecture pour aujourd’hui en espérant avoir plus de style et d’inspiration demain.

A demain.

lundi 15 mars 2010

lundi 15 mars 2010

Début de la journée : 7h20
Fin de journée : 20h
Le shop est plein. Nous jonglons avec les bouteilles d’air compressé (tank) toute la journée pour que chaque client soit paré pour sa plongée à l’heure prévue. Une bouteille pèse lourd le matin … et très lourd le soir…
Entre tous ces préparatifs nous essayons de nous ménager des temps d’études où potasser nos livres théoriques. Mais à chaque fois c’est pareil : à peine assis, quelqu’un a besoin de quelque chose et si possible rapidement.
J’ai réussi à lire trois pages aujourd’hui. En 5 fois. Autant dire que je n’ai aucun souvenir de ce que j’ai pu lire… quelque chose a propos de la gestion des accidents… espérons que j’aurais le temps d’y revenir.
Au milieu de ce chaos de plongeur et d’équipements (que Charlotte et moi devons recenser toute la journée pour tous les plongeurs et pour chaque plongée dans un tableau gigantesque à entrées multiples… oui les mêmes utilisés par la NASA), nous avons su nous préparer une plongée juste nous deux.
Nous avons profité du départ d’un bateau vers l’autre ile pour nous faire « jetés » avec tout notre matériel au milieu de la mer avec pour seul repère une bouée… et pour seul guide … nous même.
18 mètres plus bas… Charlotte et moi entamons notre Première plongée sans supervision. Nous devons TOUT contrôler nous même. C’est très excitant. Tout notre apprentissage et nos expériences sont mis à profit. Nous prenons soin l’un de l’autre en nous surveillant mutuellement. Evidemment a la moindre menace Charlotte s’accroche a mon bras et me regarde avec des gros yeux qui traduisent une sorte de : « MAIS FAIT QUELQUE CHOSE !! J’AIME PAS CE POISSON ! IL ME FAIT PEUR » … Oui, tout ca dans un regard. Car (rappel) on ne parle sous l’eau. Techniquement on peut … mais ça ne sert à rien.
Cette plongée n’est pas de tout repos pour autant. Nous sommes censés (pour valider notre diplôme) réaliser une carte très détaillée de ce site. Autant dire que nous allons y passer du temps. Pour cette fois nous nous sommes contentés de dessiner grosso modo les contours du massif sous marin, de prendre l’orientation et les mesures grossières de l’endroit, pour nous faire une idée.
50 minutes après nous refaisons surface et partageons nos impressions sur cette plongée en attendant le retour du bateau.
Rubrique « nous avons vu » :
Des Puffer Fish (ceux qui se gonflent quand ils ont peur mais faut pas trop le faire pour déconner parce qu’il fini par en mourir… sont cardiaque les pauvres…), un tout petit Box Fish (une sorte de boite d’allumette jaune avec des petite nageoire maladroite sur les coté… tres timide), Une raie tacheté bleu (petite raie beige avec des point bleu sur le dos), un trigger Fish (poisson connard… que Cha exècre et craint au plus haut point… ), des nemos en pagaille, un nouveau Feather Star mais zébré et fixé cette fois … beaucoup moins étrange du coup), et puis des tas de poissons plus communs mais qui ont tout autant participé au plaisir que nous a procuré cette plongée.

Retour au centre. Work, Work, Work.
A 20h nous quittons les lieux sur les rotules en sachant que demain nous devons nous rendre sur le continent pour une visite médicale obligatoire. Départ du bateau à 7h30.

Il est donc plus que temps pour moi d’aller me coucher. Mais avant je tiens à remercier les gens qui ont eu la gentillesse de commenter mes bulles du week-end. Merci !
Soyez plus nombreux ! Au diable la timidité ! Je filtre de toute façon :p

Blablabla…

A demain.

dimanche 14 mars 2010

dimanche 14 mars 2010

La bulle du dimanche… j’hésite à prendre un jour de repos…
En tous cas cette bulle sera très très très courte…

J’ai failli m’endormir en attendant que mon ordinateur s’allume.

Debrief rapide d’une journée fatigante :
Nous avons commencé les cours théoriques. Nous lisons un manuel tout à fait indigeste et absolument soporifique qui décrit le rôle du DiveMaster (comment maitriser la Force) et sa position dans la société actuelle...
A la moindre occasion de m’éparpiller, je m’éparpille :
Un client ? Je l’accueille et le renseigne ! Du matériel à préparer ? Présent ! Des blocs de béton de 150kg à remettre en place sous l’eau après la tempête … ? Heu … ouais pourquoi pas … ! …etc.

Pas de plongée aujourd’hui. Pas l’opportunité et puis mes sinus me font mal donc j’ai décidé de les laisser tranquille un peu.

Petit volley pendant une pause (auto-octroyée) en fin d’après-midi, et retour au shop pour ranger un peu tout et faire le point avec nos instructeur sur le contenu concret de notre formation.
Ca donne un monologue d’une heure de mon instructeur. Aussi indigeste que le bouquin avec en plus l’accablante réalité de l’immensité du travail qui nous attend. Accablant.
5 semaines, un million de truc à faire.

Je viens de sortir de cette « réunion » donc le moral est plutôt en berne mais je pense que demain matin ca ira mieux… on fera les choses petit à petit en espérant arriver au bout a la fin.

Première mission : Dormir.

A demain (donc).

samedi 13 mars 2010

samedi 13 mars 2010
Bonne journée !

Le soleil est en partie de retour, la mer un peu plus calme et le vent est un peu tombé.
Charlotte ayant terminé son Rescue Diver, nous sommes donc à présent au même niveau (théoriquement… bien entendu je suis bien meilleur qu’elle… rien de personnel mais n’oublions pas que c’est une fille quand même…).
Nous avons participé ensemble a deux plongées de formation avec des étudiants espagnols assez sympas et plutôt a l’aise sous l’eau. La première plongée était partie pour être complètement vide d’intérêt mais au détour d’un corail j’ai aperçu une plante volante. Je vais essayer d’être plus clair :
Une sorte de fougère toute noire qui nagerait comme une pieuvre. Vous voyez ? Non … bon bah alors allez sur Google et cherchez les photos d’un Black Feather Star. Une vidéo serait plus intéressante en fait. C’est vraiment particulier… on a envie de lui dire : « Hey … ouais toi la bas … la plante qui nage … qu’est ce que tu fous à nager ??? ». Enfin voila c’est étrange quoi. Mais rassurez vous il y a bien plus étrange sous l’eau, et avec un peu de chance j’aurais le plaisir de vous décrire une rencontre avec l’authentique chainon manquant dans quelques mois (en Indonésie)...

La deuxième plongée était une plongée d’exercice de contrôle de flottabilité… très drôle. En gros on y apprend à se déplacer en 4 dimensions (a savoir que les organes qui nous permettent de nous mouvoir de haut en bas sous l’eau (et inversement) sont les poumons… n’essayer pas chez vous sans la supervision d’un adulte qualifié !). C’est vraiment une plongée marrante. On passe dans un cerceau. Dans tous les sens possibles. On fait le poirier. On fait des galipettes. On fait les cons quoi … et on rigole bien (rigoler sous l’eau c’est marrant … on fait pleins de bulle). Je fais des blagues à Charlotte tout le temps. Vraiment du bon temps alors que la visibilité était pourrie et les poissons absents (shabbat ?). C’est aussi ca la plongée.
Je suis sur que vous avez déjà vu des images d’astronautes en apesanteur en train de rigoler comme des gamins … hé bien voila, c’est à peu prés ca ! (Si par malchance vous n’avez pas cette référence non plus … essayez Google …)

Nous sommes rentrés ravis et épuisés au dive center. Un petit coup d’internet pour voir que personne n’a lu ma bulle du jour… déception… puis je réalise tristement, mais avec lucidité, que mes bulles ne sont (principalement) qu’une distraction pour les gens au bureau. Donc samedi pas de lecteur ! J’attends donc Lundi pour une salve de commentaires sur les trois messages du week-end !

Et puis retour au bungalow. Douche. 20h. Charlotte a faim. On ne négocie pas avec Charlotte quand elle a faim.
Nous allons donc diner.
Mon poulet au beurre vient d’arriver. J’ai faim aussi !

A demain !

vendredi 12 mars 2010

vendredi 12 mars 2010
La mer donne, la mer prend. Diction de pêcheur.

Aujourd’hui la mer a pris. Un touriste asiatique a été tiré de l’eau par d’autres tandis que les secouristes accouraient de tous les Dive Center pour lui prodiguer les soins appropriés. Charlotte est arrivée un peu après.
Malgré les efforts (un massage cardiaque d’un quart d’heure est un exercice extrêmement physique) combinés de plusieurs DiveMaster ou instructeurs, l’homme n’a jamais retrouvé le souffle.
Les courants sont croisés et dangereux, les vagues nombreuses et désordonnées. Beaucoup d’asiatiques viennent en vacances ici. La plupart ne savent pas nager ou très mal et n’ont pas conscience du danger. Un médecin (en vacances) arrivé un peu après tentera de rassurer les sauveteurs dépités en leur disant que l’homme était probablement mort depuis trop longtemps pour être ressuscité.
Reste le choc pour les témoins : corps blême de la victime, ses lèvres et ses oreilles bleuies, l’agitation, les réactions des uns (en pleures), des autres (qui filment la scène),… Moi ? Hé bien, moi je dormais. Un des effets secondaires des pilules Mercalm. Pas de traumatisme visuel de mon coté donc. Charlotte oui.
Chacun vit cette mort à sa façon. Chaque culture, religion ou philosophie a sa manière d’expliquer le drame.
Paradis ? Réincarnation ? Poussière d’étoile ?

Pour moi c’est l’empathie qui l’emporte. Je pense surtout à la famille qui, sans se douter encore de rien, va voir arriver un des pires jours de sa vie. Quelqu’un quelque part va recevoir un appel téléphonique atroce. Aussi soudain qu’inattendu. Un fils, un frère, un ami, … ne reviendra pas de ses vacances. Et pour toute explication, la famille aura le rapport d’autopsie de la police locale de la ville la plus proche sur le continent… autant dire rien. Comment ? Pourquoi ? Personne ne saura jamais leur dire.

La bulle d'hier se terminait sur : « Dans la vie on fait vraiment ce qu’on veut » … aujourd’hui la vie me rappelle qu’on doit parfois en payer le prix fort.

J’ai hésité à écrire cette histoire. Mais il m’a paru important de montrer que partir au soleil ne coupe pas des réalités brutales de la vie. Les accidents arrivent ici aussi, ce qui les rend peut-être encore plus dramatiques (si tant est qu’il existe une échelle du drame…). Les infrastructures ne sont pas celles de la France. Les secours sont longs à arriver. Il faut faire attention. Nous faisons attention. Moi surtout … mais pour deux ! La peur de la mort est mon principal moteur.
Vite. Je vais mourir. Aucun doute là-dessus. Peut-être ce soir. Peut-être dans 50 ans. Alors vite, j’essaye de faire ce qui me plait. De ne pas perdre de temps. Travailler ? Supporter les pressions inutiles d’un monde absurde que je ne comprends même pas ? … NON ! Plus tard si j’en vois un jour l’intérêt mais aujourd’hui je veux du soleil, de la chaleur, du sport, du plaisir. C’est tout le contraire de l’inconscience : c’est la surconscience de la mort qui me pousse.

Je vais terminer cette bulle (noire) par une bonne nouvelle !
Charlotte est à présent une Rescue Diver certifiée. Nous pouvons donc sereinement entamer notre DMT afin d’être, dans un mois, des DiveMasters !

Ce soir nous avons donc deux raisons de boire (zéro nous convient aussi bien). Nous célébrons la réussite (désormais habituelle de Charlotte !), et nous buvons a la mémoire d’un jeune inconnu.

Ce soir Charlotte va découvrir le Monkey Juice ! Mélange (tres) locale de rhum, alcool de riz, et whisky… pas totalement ignoble mais qui offre des gueules de bois abominables !
On dit ici que cette boisson tient son nom du fait que justement, le lendemain, on peut avoir la sensation d’accoucher d’un « Monkey »…

Aller. Nous allons bien. Profitons-en.

A demain.

jeudi 11 mars 2010

jeudi 11 mars 2010
Les éléments continuent de se déchainer. La mer arrache tout sur son passage et détruit les petites cahutes en bambou des chauffeurs de taxi-boat. Impossible de plongée de notre coté de l’ile. Les vagues sont trop fortes pour sortir de la baie.
Heureusement notre Dive center possède une extension de l’autre coté de l’ile. Les conditions sont moyennes mais les cours peuvent quand même avoir lieu. J’accompagne deux étudiants et une instructrice pour une de leur plongée de formation. Cette sortie s’est révélée être un tres bon apprentissage puisqu’il m’a fallu maintenir les deux étudiants collés sur le fond pendant les démonstrations de l’instructeur. Sportif.
Charlotte a profité des mauvaises conditions pour récupérer un peu et remettre a demain ses plongées de simulation.
Les locaux ne prédisent pas vraiment d’amélioration rapide de la météo. Un peu chiant. Même si on peut mettre ce temps à profit pour boucler la partie théorique d’un bloc, l’idée c’est quand même de passer du temps sous l’eau et si possible en voyant au delà du bout de nos palmes…
Enfin bref on verra.
… vous sentez vous aussi que j’ai pas d’inspiration ce soir ?
Rien … le vide totale… même pas une blague subtil (pourtant je suis particulièrement subtil…) pour faire briller cette bulle d’une insipidité affligeante.
Ha j’ai vu une bonne nouvelle du coté de l’hexagone quand même : Lyon a sortie le Real en 8eme de final de la Champion league !
… voila … voila …

(Silence gêné)

C’est pas comme si on s’embêtait en plus. J’ai fait pleins de trucs aujourd’hui (plongé, mangé, traversé l’ile, joué au volley,… etc.). Mais peut-être juste la flemme de les mettre en lumière de façon intéressante (enfin pas trop chiante à lire quoi).
Je peux peut-être revenir sur les vagues qui, malgré leur culpabilité évidente dans la dégradation des conditions de plongée, me remplissent de joie. Je passe des heures à me faire éclater sur le sable. A me faire malmener par les rouleaux. A plonger au dessus, au milieu ou en dessous de l’écume bouillonnante. J’ai même failli louer une planche de surf cet âpre midi ! Le fait que je n’ai pas pratiqué depuis 11 ans et qu’aucun des Malaisiens ne s’y soit risqués a pas mal joué de ma décision de NE PAS y aller.
Onze ans … il m’a fallu réfléchir pour arriver à ce chiffre. La réalité vient souvent se pointer sous votre nez par hasard sans qu’on s’y prépare vraiment. D’un coup je réalise que mes dernières vacances dans mon (ex) maison de vacances (au Canon… petite émotion à y repenser) c’était il y a onze ans. Mon bac. Mes 18 ans. Ma cuite a la capitainerie du port. Mon tag « Nique sa mère 75 !» sur cette même capitainerie avant mon premier vomi (sur cette même capitainerie (suivi par beaucoup d’autres).
Mouarf. Mpfff. Soupir.
J’ai du mal à en faire le bilan. Faut dire que j’ai quand même passé pas mal de temps à rien branler :D !
Et puis a quoi bon faire un bilan, l’essentiel c’est d’avoir fini par arriver sur cette plage à y faire quelque chose qui me plait.

Voila, je vais finir cette bulle avec mon message récurrent : dans la vie on fait ce qu’on veut. Si quelqu’un est en mesure de me trouver le mode d’emploi original de notre existence, je suis prêt à écouter… mais en attendant : Il n’y a ni règle, ni modèle (même les Dix Commandements sont très surévalués mais ne le répétez pas a ma grand-mère) !
Dans la vie on fait vraiment ce qu’on veut.

A demain.

mercredi 10 mars 2010

mercredi 10 mars 2010
Ce rendez-vous quotidien avec mon petit ordinateur devient de plus en plus difficile à tenir mais aussi de plus en plus addictif. Il y a un mot pour l’addiction à l’écriture mais n’ayant pas accès à internet quand j’écris (le soir dans mon hamac accroché sur la terrasse de notre bungalow…) je suis dans l’incapacité de faire semblant d’avoir du vocabulaire.
Ceci étant dit…
Voici la bulle de la journée !
Journée qui a commencé sous la pluie. Une pluie lourde et bruyante comme on n’en voit que sous les tropiques (et en Vendée récemment je crois…) mais qui n’a durée qu’un petit quart d’heure (pas comme en Vendée récemment je crois…).
Une fois la pluie passée, reste un petit vent rafraichissant, le soleil, et… prenant de plus en plus d’ampleur tout au long de la journée… une houle qui vient du large pour s’échouer en vagues désordonnées sur la plage d’ordinaire très calme.
A la vue de cette mer agitée… je tente de garder mon sang froid. Pas de panique. Si ca se trouve Charlotte n’a pas de cours pratique aujourd’hui donc pas besoin d’une victime donc pas besoin de Moi à la surface pendant des heures !
Perdu dans mes fantasmes je sens alors une main me tapoter l’épaule… « Ready Matt ? » …
Le regard de mon instructeur ne laisse pas trop place à la négociation. Surtout le matin.
Il ne me reste plus qu’une chose à faire… :
PRENDRE DE LA DROGUE ! (Retenez que cette solution est a peu prés applicable à tous les problèmes. Mais étant français (1er consommateurs au monde de Prozac) vous le savez sans doute déjà). Je m’éloigne discrètement vers mon sac, ouvre mon sachet de dope, m’enfile un cachet de Mercalm, et revient en souriant … l’air de rien. « I’m ready Jim ». Dans quelques minutes je serai totalement insensible à toute forme de nausée. Merci la science. Rappelons en passant que la science c’est d’abord des hommes et des femmes qui cherchent… Mais je m’egare.
Loin de culpabiliser d’utiliser de la drogue, je me rassure en me disant que Popeye sans ses épinards n’aurait jamais sauté séduit Olive. (J’essaye de faire des références pour tout le monde…). Ou encore que Dr House ne serait que très ordinaire sans sa Vicodin (référence uniquement valable pour ceux qui n’ont pas encore vu la saison 6).
Première session d’exercices réalisée sans le moindre souci (si on exclut les fausses crampes, mes accès soudain de panique, et mes noyades répétées). Retour au shop, déjeuner, et préparation de matériel pour la deuxième plongée du jour.
La houle se fait à présent très menaçante.
Mais c’est le cœur vaillant et « nageant » dans la plus totale INCONSCIENCE que nos instructeurs nous emmènent au large.
Bilan 40 minutes plus tard :
- Je suis limite limite niveau mal de mer je fais bonne figure.
- Charlotte est un peu fatiguée de lutter dans les vagues mais sinon aucune incidence de la houle sur son estomac (j’en éprouve une jalousie profonde… un réel sentiment d’injustice flagrant !),
- L’instructrice de Charlotte (Wendy) est blanche comme un linge (ce qui est inquiétant pour une Chinoise d’ordinaire très bronzée),
- Mon instructeur (Jim) décide d’arrêter les exercices tant il est difficile de se voir entre les vagues a présent gigantesque (la couleur de Wendy a du également peser dans sa décision mais en gentleman il a préféré évoquer la taille des vagues),
- Jim, (qui vous est présenté ci-dessus) suite à sa décision de rentrer vers la plage, vient de sombrer dans un rouleau et de perdre son masque …

Fin du bilan.
Autant le dire (encore…) nous sommes épuisés par cette nage dans les vagues. Je décide d’écouter de la musique douce pour me détendre (Moderate – New Error… les fans les plus assidus iront sans doute télécharger ce titre, pour les autres … dites vous que ce n’est sans doute pas ce que vous auriez choisi pour vous détendre).
Pendant ce temps Charlotte passe son examen… avec SUCCéS… mais qui en aurait douté ?
Il me semble qu’il est possible que j’ai pu a un moment donné… sombrer dans une sorte de micro sommeil absolument pas réparateur… mais l’activité du centre ne me laissa pas le loisir de pousser plus loin ce sommeil. Résolu à ne pas dormir tout de suite je décidai (passé simple !) d'aller jouer au volley sur la plage (pas de gymnase sur cette ile… c’est scandaleux…).
Le soleil fini par se coucher et met ainsi fin a une série de défaites plutôt désagréables (Equipe pourrie ! Amateurs ! Touristes ! Allemands en speedo ... pfff ça m’énerve les gens viennent jouer pour bronzer ou s’amuser (???), on joue pour GAGNER BORDEL Bon sang!)
Bref douche, diner, et écriture de ma bulle.
Et … bientôt au lit,

A demain.

mardi 9 mars 2010

mardi 9 mars 2010
Mouarf… mon corps est tout anesthésié par la fatigue physique et j’ai un peu mal au crane d’être trop resté au soleil pour faire des exercices de sauvetage a la surface avec Charlotte (jeu de rôle dans lesquelles je joue un plongeur en détresse… ma performance d’acteur mérite au moins un oscar !).
Le métier qui rentre … dans la douleur.
La journée a commencée par une mauvaise nouvelle : l’hôtel qui offrait son buffet (dont je vous ai fait la description hier) a revu ses tarifs TRES à la hausse. Ce qui le rend totalement inabordable pour notre petit budget de « Backpackers » (comprendre voyageur sac-à-dos, ou encore… hum… rofl… je ne trouve pas d’analogie possible avec Star Wars  … ). Donc retour aux basiques : riz frit et salade de fruit pour commencer la journée.
Petite plongée du matin pour se mettre en route, rien d’extraordinaire sous l’eau mais le simple fait de plonger est déjà un plaisir tout à fait valable. Surtout dans une eau a 30° avec une visibilité que la méditerranée n’atteindrait pas dans ses meilleurs jours. Une bonne petite ballade sous l’eau donc.
De retour au Dive shop, je retrouve Charlotte qui trime sur ses bouquins et ses leçons théoriques… J’admire son sérieux qui n’a absolument rien à voir avec la façon dont j’ai moi-même ingurgité ces leçons. Le but était pour moi de (excusez moi l’expression) « torcher » le livre théorique le plus vite possible pour pouvoir profiter de mes soirées et, par exemple, aller jouer au poker avec le staff.
Chacun sa méthode j’imagine.
Petit sandwich au poulet avec des frites ce midi. Non pas parce que la nourriture occidentale me manque mais plutôt parce que c’est un des trucs les moins chers de cette ile qui n’est définitivement pas un haut lieu de la gastronomie.
Passons…
L’après midi fut riche et variée en activité
- je mis tout d’abord tous les talents d’informaticien presque diplômé-mais-en-fait-pas-diplômé à l’amélioration de mon bloO0°°°G. Ainsi vous pouvez trouver un diaporama de photo qui est aussi un lien vers un album Picassa qui se verra enrichi régulièrement (… enfin si nous trouvons le temps de faire des photos). J’ai décidé de filtrer les messages. Je ne pourrais supporter l’arrêt inopiné de mon blog suite à un commentaire raciste par exemple. Je musèle l’opposition et les points de vue extrêmes… simplement parce que j’en ai le pouvoir ! Muahahahahaha ! Consolez vous avec les photos !
- je mis ensuite tout mes talents de chômeur longue durée pour faire une sieste sur la plage à l’ombre d’un cocotier providentiel en écoutant de l’intégrale d’Elton John (ben quoi … ?). Ces mêmes talents me servent aussi à ne pas culpabiliser une seconde de laisser Charlotte travailler ses cours dans le dive center pendant ma sieste.
- Je vous ai déjà parlé de l’utilisation de mes talents d’acteur qui furent utilisés ensuite pour une plongée durant laquelle il m’a fallu me noyer au moins 10 fois…


… voila pour mes talents exceptionnels.
Cependant comme tous les gens exceptionnels (Batman, Superman, Elton John…) j’ai une faiblesse. Oui vous avez bien lu.
Je vous laisse 2-3 secondes pour vous remettre…
… remis ? Bon. Il s’agit en quelque sorte de ma « Kryptonite » (Word n’a décidemment aucune culture cinématographique…). Je coupe court à ce suspense insupportable :
J’ai LE MAL DE MER.
Le mal de mer en bateau (presque normal). Le mal de mer en voiture. Le mal de mer sur une balançoire. Le mal de mer devant un film en 3D. Le mal de mer quand je nage dans la houle. Et oui le mal de mer quand je reste 1h a la surface dans un petit clapot à faire semblant de me noyer. Je tiens à remercier ma mère pour ce défaut congénital insupportable. Vraiment, Merci.
J’en vois déjà pointer du doigt l’absurdité de mon choix de carrière… ma défense tient en quelques points : 1) J’aime vraiment plonger. 2) Une fois sous l’eau, plus aucun problème. 3) J’ai des médicaments qui marchent tres bien (a condition de les prendre avant et d’éviter de conduire après…). 4) Il est tout a fait possible de vomir sous l’eau a travers son régulateur (les poissons sont ravis).
Voila, pour cette journée plutôt tranquille.
Il est bientôt 21h et mon hamac m’appelle (je vous aurais bien fait le cri du hamac mais je suis nul en imitation.
Sur cette blague très moyenne, je vous dis …
à demain !

lundi 8 mars 2010

lundi 8 mars 2010
Première longue journée d’une série qui s’annonce bien pire !
Nous nous sommes réveillés à 7h28 pour être au rendez-vous du petit déjeuner à 7h30. Mais si ça passe ! Et nous n’avons pas regretté (enfin surtout Charlotte qui a une relation quasi mystique avec la nourriture et en particulier avec les Œufs) puisque un buffet « à volonté » de fruits, de saucisses de poulet (le porc est « illégal » ici… ça m’énerve presque autant que les gens qui se découvrent végétariens a 18 ans… LA VIANDE C’EST BON ! MANGER DES LARDONS NE VOUS ENVERRA PAS EN ENFER !), des haricots blancs en sauce, des toasts, du riz, … mais surtout pour charlotte un choix d’œufs cuisinés à sa convenance et sous ses yeux ! On approche l’extase matinale. Qui a dit Morning Glory !?

Apres en avoir bien profité, direction « le shop » pour commencer notre nouvelle vie de DiveMaster Trainee (comprendre Padawan) (Word me propose Trainée...). Charlotte a passé sa première journée à apprendre à sauver des gens. Ainsi et par une série de coïncidences étranges elle a su sauver a peu prés tous les membres de l’équipe du shop respectivement atteint de crise cardiaque, choc électrique, étouffement par grain de riz, et noyade. Merci Charlotte. Ce soir donc, Charlotte est officiellement détentrice de son diplôme de secouriste et connait cette phrase par cœur : « Hi i’m Charlotte, I’m an Emergency responder, may I help you ? » (qui sert surtout si vous sauvez un citoyen américain afin qu’il ne puisse pas vous attaquer en justice si jamais vous lui avez cassé une côte en lui administrant un massage cardiaque).
De mon coté… j’ai plongée deux fois et j’ai profité du wifi illimité du dive center pour mettre mon blog en ligne !!! Je vois déjà les critiques arriver a vive allure : « Pourquoi n’a-t-il pas lui aussi sauvé des gens au lieu de plonger ou de s’occuper de son stupide blog ? » Je vous arrête tout de suite. Déjà… je fais ce que je veux (c’est pour ca que je suis en Malaisie à faire de la plongée pendant que vous lisez mes histoires en direct de votre bureau !). Ensuite il se trouve qu’ayant déjà « subi » la formation de plongeur sauveteur (ou plutôt Rescue Diver, comprendre pilote de X-Wing) je savais de façon certaine que tous ces gens ne faisait que faire semblant de mourir ! C’est pourquoi je décidai (passé simple !) d’aller plonger. Fin de la polémique.
Nouvelle rubrique : « Aujourd’hui j’ai vu …»
Des poissons. Des gros poissons (entre autres une raie d’un bon mettre d’envergure posée sur le sable). Des petits poissons (Nemo le poisson clown, et un assortiment de petits poissons de toutes les couleurs). Une tortue (suivi de prés par son poisson nettoyeur). Des poissons connards (c’est le nom scientifique… d’après mon grand frère). Du corail dur. Du corail mou. Et aussi beaucoup de sable.
Fin de rubrique.
Revenons deux secondes sur la mise en ligne de mon bloO0°°G. Je tiens en premier lieu à remercier le couple Appaix-Lebras pour leurs commentaires sympathiques. (TicTac -_-‘ ??)
J’espère que vous aurez du plaisir à lire ces petites « bulles » en provenance de notre petite ile de Malaisie. J’espère surtout ne pas déshonorer ma famille sur plusieurs générations ou risquer la damnation éternelle (même si il est déjà trop tard selon ma grand-mère qui me promet les 7 cercles de l’enfer depuis mon PACS).
Bref. Pas le choix. Il me faut réussir à tenir mon engagement d’un message par jour !
Voila déjà pour aujourd’hui… un pas de plus vers la vie éternelle (je sais ça fait deux fois «éternelle» en 4 lignes mais là je sèche).
Amen… et a demain !

dimanche 7 mars 2010

dimanche 7 mars 2010
Bonsoir…
Ca y est… c’est la fin des vacances…
Aujourd’hui nous avons signé pour un mois de cours de plongée. Au bout du chemin : un diplôme d’accompagnateur, les français dirait « guide de palanquée », ici on dit DiveMaster. Je vous laisse deviner ce que je préfère. Que la Force soit avec nous.
Nous avons évidemment changé de choix de club au dernier moment. Je dis évidemment car j’ai admis sans faux semblant être victime d’une pathologie incurablement chiante : pour moi tout choix doit être viable, logique, économique, combiner tous les avantages possibles et si possible aucun inconvénient. Ce qui n’arrive en réalité jamais et c’est pourquoi nous devons faire des choix… Si bien que dans mon cas cela ressemble a chaque fois a un meeting au pentagone pour savoir si il faut oui ou non appuyer sur le bouton rouge et détruire la moitié de la Russie (la Doom’s Day Machine pour ceux qui aurait vu Docteur Folamour…). Et je parle bien du moindre choix à faire, même les plus insignifiants. Pepito ou Prince ? Ciné ou Restau ? Pates ou Pizza ? Blonde ou brune (je parle de la bière hein !) ? TV ou bouquin ? … pas besoin de continuer… je pense que vous avez un aperçu de l’enfer que cela peut représenter !a l’intérieur de ma tête.
Ma thérapie consiste à choisir les yeux fermés sans me poser la moindre question avec comme leitmotiv : « on s’en tape ».
Ma thérapie atteint néanmoins sa limite quand il s’agit de, par exemple, m’engager sur 5 à 6 semaines pour un diplôme de plongée qui coûte un prix différent dans chaque centre de la plage, qui ne propose pas vraiment exactement les mêmes services, ni ont la même ambiance, ni ne sont situés a égale distance de notre bungalow… haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa…. nervous breakdown.
Heureusement Charlotte qui me connait et qui m’aime sait m’aider dans ces moments et m’oriente avec sagesse vers le meilleur choix en me disant… « C’est comme tu veux mon Amour… ». -_-‘
Malgré tout a deux nous sommes parvenu au choix qui apparait comme étant surtout le plus économique et qui nous permet aussi de plonger a souhait pendant notre mois de formation mais aussi gratuitement a chaque fois que nous referons les 13000km pour venir de Paris a Ici.
Le choix définitif s’accompagne du paiement (exorbitant !) des frais de formation. A savoir pour les curieux : 3000RM (soit 600€) chacun. Bref une journée lourde en émotions.
Mais le pire fut l’annonce des horaires… Présence requise tous les matins (ou presque) à 8h. Enfin, et je cite le discours HYPER culpabilisant de Yoda (comprendre Jim mon instructeur): C’est si vous voulez faire le truc sérieusement sinon évidemment vous êtes clients et personne peut vous empêcher de pas faire le truc sérieusement et de devenir des mauvais DiveMaster. Traduction : sombrer du coté Obscur de la Force.
J’ai acquiescé avec un sourire sérieux et impliqué... Mais j’ai peur de ne pas tenir plus d’une semaine ce rythme studieux. Tôt ou tard le masque (de plongée !) va tomber. Car peut être certains d’entre vous l’ont compris : pour moi « le matin » relève plutôt de l’ordre du concept.
Tachons de faire bonne impression le plus longtemps possible !
Et pour ça je vais commencer par aller me coucher avant minuit : il est 22h55 et je vous dis bonne nuit et…
À demain !
samedi 6 mars 2010
Bonjour !
Une fois n’est pas coutume j’ai décidé de tenter l’écriture diurne. Il est 12h24 et je suis attablé au restaurant de notre nouveau foyer. Matahari Chalet. La nuit passée a été reconstituante pour Moi mais plutôt difficile pour Cha. Sans rentrer dans les détails que le secret médical m’oblige à garder pour moi… disons que ce matin nous avons pris la décision que notre choix se porterai sur un bungalow doté d’une salle de bain (comprenez chiotte et douche froide). Terminé les « shared-bathroom ». Enfin pour le moment …
Si vous suivez vous aurez compris que nous avons quitté la chambre qui nous avait accueillis dans l’urgence hier. Vers 10h ce matin j’ai refait le tour des « accommodations » (a prononcer acomodaychione) avec nos nouvelles exigence dans la tète et un budget légèrement plus élevé qu’hier…
Mission accomplie : à 11h30 nous avons bloqué un bungalow a 50m de la plage, doté d’une salle de bain pour 40RM la nuit (soit 8€, soit encore 240€ pour un mois).
Le personnel est super sympa ce qui change de la précédente, et le cadre charmant.
En attendant que l’actuel occupant fasse ses valises, nous prenons un petit déjeuner (œufs brouillés, haricots rouges et toast pour Cha, Jus de banane et riz frit au poulet pour moi) au restaurant de la guest-house.
Une fois réellement installés nous pourrons enfin nous consacrer au but profond de notre venue ici : la bière! La plongée sous-marine ! Reperage des clubs de plongée (que je connais déjà un peu pour les avoir pratiqué l’année derniere) prevu pour cet après-midi.
L’expérience de l’écriture diurne va s’arrêter ici et ne se reproduira que rarement je pense… je réalise que décrire une journée à midi c’est en rater la moitié… (Oui c’est évident mais je ne peux pas non plus penser tout le temps a tout… enfin si mais disons que la je suis un peu fatigué !).
En bref je n’ai plus rien à dire…
A ce soir si j’ai le courage d’écrire DEUX fois dans la même journée. Sinon, a demain !
vendredi 5 mars 2010
Nous voila enfin arrivé aux Perhentians. Le voyage a été plutôt fatiguant, et nous n’avons pas vraiment trouvé la sérénité d’un lieu où nous savons pouvoir nous installer pour le mois à venir. Toutes les guest-houses sont pleines. Les tarifs plutôt a la hausse et la qualité de l’accueil a la baisse. Le bungalow que j’avais tant apprécié il y a un an à tout simplement disparu. A sa place trône maintenant un cottage de luxe absolument inabordable (12€ !). Pour le moment nous avons opté pour une solution provisoire et précaire dans une chambre sans charme et trop proche du bar de la plage…
L’humeur est donc plutôt à la déception. Mais la fatigue joue sans doute beaucoup. Rappelons quand même que nous venons de débarquer dans un lagon turquoise, que le temps est magnifique, et que nous n’avons pour seule préoccupation que de trouver un logement sympa où poser nos sacs. Comme disait un charmant touriste français rencontré sur la plage il y a quelques jours : on est mieux ici qu’en Vendée (ce qui est vrai de façon générale où que vous soyez dans le monde (humour) … mais d’autant plus en ce moment précis où la région se remet tout juste d’une tempête destructrice).
Coté physique (sans transition), je suis claqué !
Ce qui m’amène naturellement à annoncer la fin (précoce) de ce billet du soir.
Mais bien sûr je vous retrouve demain !
jeudi 4 mars 2010
Me voici en direct de HatYai ! Il est 23h10 et comme tous les soirs (depuis trois jours !) me revoici devant l’écran de mon adorable mini-pc Samsung blanc crème, si beau, si pratique, si léger… je m’égare.
HatYai… grosse ville construite sur le modèle d’un énorme échangeur routier entre d’une part les deux principales autoroutes du pays mais aussi les deux principales lignes de chemin de fer. Les gens ici semblent tous être comme nous : de passage. Car oui, cette ville sans grand charme n’est pas une étape cruciale de notre voyage (bouh…).
Mais rassurez vous, demain nous repartons, réveil calé à 5h25 (quoi ??? **tain mais fait **ier quoi !) pour attraper le train express à 92 baths par personnes (environ 2€ pour 450 bornes, oui, c’est aussi le prix d’un billet RER A Paris-Vincennes…) qui nous emmène jusqu'à la frontière avec la Malaisie.
La journée d’aujourd’hui a commencé très tôt, comme prévu a 6h25… et n’a été qu’une succession de bus (des mini-vans en fait). 3 heures pour rejoindre Trang, où nous trouvons directement un bus pour HatYai, qui mettra lui aussi 3h. Ces van sont bourrés à craquer et seule ma longue expérience de ce genre de trajet me sauve puisque je réclame systématiquement les places (2) a coté du conducteur. Ainsi je sauve 5 années d’espérance de vie pour genoux, je peux espérer dormir, et surtout je profite de la seule ceinture de sécurité du mini-van (désolé Charlotte mais promis, en cas d’accident je te tiendrais fort… !).
Arrivés à HatYai nous courrons à la gare mais les liaisons vers la Malaisie sont terminées. Tant pis, nous avons deux-trois détails à régler avant de quitter la Thaïlande de toutes façons.
Nous trouvons rapidement une guest-house propre et accueillante dont les fenêtres donnent sur un magnifique mur (d’époque contemporaine, et d’une facture absolument remarquable, en béton grisâtre… de toute beauté !) et qui a pour principale qualité de ne couter que 200 baths (4€) la nuit.
Une douche plus tard nous ressortons. Direction :
- La banque pour changer de l’argent et acheter des Ringgits Malaisiens
- Le 7/11 pour acheter de l’eau, un coca, pour supporter la chaleur écrasante
- Le Watson pour faire le plein en écran totale, mouchoir, p.q. et autres petits nécessaires de parapharmacie.
- Un temple bouddhique (juste parce qu’il est pas loin sur la carte et que c’est toujours bon pour le karma)
Bière, diner au son d’un concert de reprises d’Elton John ou Robbie William, et retour a la guest pour DORMIR.
Cha est actuellement effondrée sur le lit, terrassée par la bière la fatigue accumulée toute la journée.
Et moi je remplis courageusement mon contrat en finissant d’écrire mon message quotidien…
Sur ce,
A demain !
Mercredi 3 mars 2010
Deuxième épisode… j’ai bien failli oublier d’écrire mais une voix intérieure a commencé a me culpabilisé a propos de ma capacité a ne jamais rien finir …etc. ce qui est tout a fait exact mais néanmoins peu agréable a entendre. Sur l’impulsion de cette petite voix sournoise donc, voici donc le récit de ma journée passionnante !
Réveil difficile, bah oui … il fait chaud alors du coup faut du courage pour se trainer du lit jusqu’au hamac… nan mais évidemment quand je le dis ca traduit pas bien ce que j’ai ressenti ce matin. Je reprends : réveil difficile, émergeage (ha tiens Word ne connait pas ce mot …) en douceur sur la petite terrasse de notre bungalow, puis vers midi (oui midi, j’ai dit en douceur !) nous glissons tranquillement de notre terrasse jusqu’aux petites huttes surélevées ou des coussins nous accueillent moelleusement pour prendre notre premier repas de la journée.
Au menu, Pad Thaï pour Charlotte, Riz frit au poulet pour moi (hé oui, fini l’époque des currys, des salades de fruits et œufs au plat… si vous avez suivi vous savez pourquoi… pour les autres : c’est la déche !). Nous accompagnons quand même le tout d’un « Mango Shake » et d’un « Watermelon Shake » pour inversement respectivement Charlotte et Moi.
Durant ce « petit déjeuner » l’ambiance est crispé, la tension palpable, … une décision doit être prise… nous savons l’un et l’autre qu’il est temps de partir (depuis sans doute déjà une semaine…). Nous ne pourront pas repousser le départ un jour de plus (vraiment… ?). La fin de nos assiettes signe également la fin de notre séjour à Koh Lanta. Demain nous partons en Bus à Trang ! J’ai peut-être un peu exagéré sur l’ambiance mais faut bien que je trouve quelque chose pour tenir mes lecteurs en haleine !
Pourquoi Trang ? Pour y trouver un bus vers HatYai.
Pourquoi HatYai ? Pour y prendre un train vers la Malaisie.
Au revoir la Thaïlande. Au revoir notre vie bien rythmée sur notre ile confortable, nos restaurants, notre page de nudiste, le soleil permanant… Un déchirement je vous dis!
Il faut dire que la suite est assez incertaine : pas de billet de bus, pas de billet de train, pas de réservation sur les prochaines iles en Malaisie (Perhentians) et surtout une météo a priori plutôt pluvieuse. Mais bon la mer sous la pluie c’est beau aussi non ? … mais si ! D’autant plus que nous y allons pour plonger. Comprenez qu’il serait un peu déplacé d’avoir peur d’être mouillé … à 20m sous l’eau.
De toutes façons la décision est prise, les billets vers Trang bookés (pick-up demain matin 7h… quoi ??? pu***… fait ch*** … pfff) et nos sacs sont presque re-remplis correctement.
Vous comprendrez donc que j’ai failli oublier d’écrire pour aller directement me coucher… mais n’en parlons plus, mon contrat est à présent rempli pour ce soir.
Arraté Sawat khrap, (Bonne soirée) et à Demain !

mardi 2 mars 2010

mardi 2 mars 2010
Voila, nous sommes arrivés depuis une quinzaine de jours et je me décide enfin à commencer ce journal de bord de notre voyage. Nous c’est Charlotte et Moi, deux amoureux en vadrouille du coté du soleil levant. Le truc emmerdant c’est que le soleil fini toujours par se lever partout… du coup je vais devoir préciser : Nous (Charlotte et Moi … suivez s’il vous plait c’est fatigant de faire des rappels tout le temps…) sommes donc en Asie du Sud Est. Plus précisément encore, en Thaïlande du sud. Et donc depuis quinze jours nous nous octroyons « un break pour décider plus concrètement ce que chacun de nous attend de ce voyage d’un an ».
La réalité ? Nous peaufinons tranquillement notre bronzage en ayant pris soin :
1) De prendre une capsule d’œnobiol solaire TOUS les matins
2) De bronzer sagement sous les feuillages accueillant d’un arbre tropical non-toxique (a priori…) pendant les trois premiers jours
3) De se retourner toutes les 20 minutes (précises, chrono au poignet !)

Voila pour la base, le résultat au bout de 15 jours est tout à fait satisfaisant au point que Charlotte commence doucement à suggérer « LE BESOIN URGENT d’ACHETER DE L’HUILE NOIRE »…

Et donc … il faut bien l’avouer… nous repoussons chaque jour notre départ vers une destination que nous n’avons même pas encore vraiment choisie…
Hier cependant, nous avons fermement décidé que c’était fini. Finie la vie facile sur Koh Lanta. Finis les poissons grillés sur la plage. Finis les repas délicieusement gargantuesque et épicés dans les petits restaurant Thaïs pour « presque-même-pas-5€-à-deux ». Finie la plage tous les jours pendant des heures à finir le peu de livres que nous avions emportés. Fini, Finis, Finie ! (Je suis un pro du participe passé…)
Notre Aventure doit commencer. Le Budget doit se resserrer de toute urgence. Demain nous préparons nos sacs, réservons un bus pour n’importe où au sud et Nous partons après-demain.
Le problème avec demain (et même après demain) c’est que tout ca vient finalement très vite …
En bref, là, et complètement pas conformément au plan : nos sacs sont toujours a demi éventrés dans notre bungalows, aucune compagnie de bus n’a reçu de réservations nous concernant, Charlotte joue avec sa Nintendo DS (a un jeu apparemment totalement additif… Rythm Paradise !) affalée sur le lit, tandis que j’ai, de mon coté, pris la décision aussi soudaine que ferme et inattendue de rédiger chaque soir quelques lignes sur notre « voyage » (…).
Pour ceux que ce paragraphe a endormis : Non nous ne partons pas demain. Sans doute après demain…

Nous avons quand même une bonne excuse et malgré nos difficultés à lever le camp nous avons fait des progrès significatif aujourd’hui !
1) Réductions drastique du budget nourriture (déjà au moins 3€ d’économisés !)
2) … bon j’ai pas vraiment de petit 2… mais au moins la journée a été pleine, d’activités et de rencontres.
Nous avons loué une moto et cette fois nous avons enfin visité TOUTES les plages de l’ile ! Nous avons vu des éléphants et même un tout petit éléphanteau de 13 jours ! Nous avons surpris toute une famille de singe qui s’égayait au milieu d’un chemin de terre chaotique ! Nous avons raté les waterfalls qui parait-il sont asséchées de toutes façons (saison sèche oblige) ! Nous avons presque achetés des Bolas pour Moi ! …
Voila : une journée bien remplie, des chaussures pleines de terre rouge, le dos endolori par plusieurs heures de motobike, quelques souvenirs à conserver et un peu plus de soleil emmagasiné !
A demain !