jeudi 29 juillet 2010
Mes aïeux… que d’aventures depuis notre dernier entretien… (Belle entrée en matière non ?)
Yogyakarta n’est plus qu’un lointain souvenir. Après avoir soufflé la bulle précédente nous avons pris la décision de quitter la ville dés le lendemain matin. Et comme je l’avais laissé entendre, nous sommes partis vers Bali via les volcans de Bromo.
Ce long voyage fut simplifié par le recours à un « Tour » qui organise ce genre de connexion. Nous essayons de n’avoir cette faiblesse que rarement (car nous avons souvent été déçu et que nous préférons, comme nous pouvons nous le permettre, prendre le temps de nous débrouiller par nous même) mais il faut bien l’avouer cela nous a ici énormément simplifié la vie, et fait gagner pas mal de temps.
Ce « Tour » nous fit quitter Yogyakarta à 8h le lendemain matin en mini-van. Nous arrivâmes dans le village qui borde jouxte le parc national de Bromo vers 19h le soir du même jour. Encore une longue journée de transport durant laquelle je maudis mes jambes d’être aussi longues.
Notre hôtel nous accueille donc à la nuit tombée. Nous sommes saisis par la température extérieure… environ 10°C. Mais nous sommes partis parés, nous enfilons nos polaires et nos collants « techniques » (ie : ultra légers, ultra chauds, ultra chers mais parfois gratuits… rapport à mes pulsions kleptomanes...), puis nous dinons rapidement en regardant un film sur mon ordinateur.
Extinction des lumières a 21h.
Pourquoi aussi tôt ?
Autant l’avouer : nous avons vieillis. Le temps des nuits interminables à boire de la bière autour d’un jeu de carte ou de stratégie est loin derrière nous a présent. Nos corps nous font payer trop cher nos courtes nuits et il est temps pour nous de les écouter.
...
Nan je déconne… enfin surtout pour la bière.
En fait nous essayons de dormir tôt pour la simple raison qu’en allant nous coucher nous réglons le réveil sur 3h.
Et comme ces choses sont bien conçues, une charmante musique nous réveille comme prévu à 3h. Dur.
Nous avons à peine le temps de nous habiller chaudement que le guide de notre « tour » vient frapper à notre porte. C’est l’heure.
Nous embarquons, serrés, à six dans une jeep qui mettra une heure à grimper jusqu’en haut du plus haut des volcans d’où la vue sur les autres est supposément la meilleure.
Nous ne sommes pas les seuls.
Les jeeps (toutes du même model) se suivent sur la route cahoteuse qui demande aux conducteurs experts de recourir aux quatre roues motrices de leurs engins.
En haut la route n’est plus qu’une bande de goudron bordée de jeep sur plusieurs centaines de mètre.
Chacune déversant sa contribution au torrent de touriste qui se dirigent en chœur vers le point de vue.
Nous sommes environ cent cinquante. Tous frigorifiés sur la plateforme. Tous à attendre, dans la lueur bleutée de l’aube, que les acteurs entrent en scène…
Le soleil pointe son nez vers 5h30 et avec un altruisme naturel dévoile ses partenaires pour que le spectacle puisse commencer.
La vue est extraordinaire.
J’ai dit précédemment que l’Indonésie ne nous gagnait pas encore, mais là je dois avouer que j’en entrevois les merveilles. La nature est impressionnante.
Quelqu’un à coté de moi dit doucement « c’est finalement un peu comme ça que le monde a commencé »…
C’est sans doute vrai. Les volcans fument, paisiblement et régulièrement. Le soleil les éclaire de coté afin de mettre en valeur les croissants de cratères ainsi illuminés. Les photographes s’en donnent a cœur joie. Mais il faut se presser… chaque minute offre une lumière différente… mais bientôt, avec la chaleur du soleil, toute la vallée sera recouverte par les nuages.
Nous faisons comme tout le monde et profitons du spectacle jusqu’au bout. Pour une fois la foule n’a en rien gâché notre plaisir. Le spectacle était à la hauteur.
Nous remontons dans la jeep et partons vers la base du volcan le plus actif pour aller directement sur la crête du cratère. Les paysages de steppes mongoles qui l’entourent sont à couper le souffle. En haut le souffre piquent nos narines et envahit nos poumons qui recherche l’oxygène après l’effort de la montée. Mais encore une fois la vue récompense l'éffort.
Apres une heure de contemplation nous faisons le chemin inverse et retournons à l’hôtel.
A peine le temps de petit déjeuner, de boucler nos sacs et nous voila à nouveau sur la route.
Nous n’arriverons à Denpasar (Bali) qu’a 23h…
L’ile célèbre nous accueille avec la pluie. La fatigue est bien présente aussi.
Et pourtant il nous faut vite trouver un endroit où dormir.
La mission s’avère assez impossible. Les portes sont fermées. Des panneaux « full » nous accueillent partout comme a Yogyakarta. Et les prix sont affolants.
Par miracle nous dénichons une chambre a 15€… soit trois fois notre budget habituel, qui nous sauvera d’une nuit sous la pluie.
Comme a Yogyakarta nous devrons nous lever tot le lendemain en espérant trouver une chambre moins chère.
Mais le lendemain nos espérances s’envolent bien vite. Rien ne correspond à nos recherches… et de toutes façons tout est plein… booké jusqu’au 15 aout… la saison bat son plein et nous sommes sans doute dans l’endroit le plus fréquenté d’Asie.
Nous finissons par nous échouer au Mc Do, dépités, avec nos gros sacs, pour commander un coca qui nous permet d’utiliser le Wifi.
Charlotte veut chercher un hôtel sur internet… je m’apprête à chercher un billet d’avion pour me barrer de cet enfer !
C’est alors que se produit un petit miracle…
Comme à mon habitude je commence par lire mes mails en ouvrant mon ordinateur.
Je découvre alors dans ma boite, un mail d’une Américaine, d’origine Indonésienne, de retour à Bali pour profiter de ses vieux jours, Liliane, que nous avions rencontrée à Yogyakarta et avec qui nous avions sympathisé.
Liliane, donc, nous propose de venir habiter chez elle... dans sa maison... à Denpasar.
Un coup de téléphone et vingt minutes plus tard, Liliane vient nous sortir de notre Mc do pour nous ramener dans son havre de paix.
Nous pouvons (enfin) souffler.
Il est d’ailleurs temps de vous laisser souffler vous aussi.
A bientôt…
jeudi 29 juillet 2010
mardi 27 juillet 2010
dimanche 25 juillet 2010
Bon… nous sommes en Indonésie depuis maintenant une grosse vingtaine de jour.
Apres en avoir longuement discuté, nous avons conclu que nous ne sommes ni l’un ni l’autre vraiment sensibles aux charmes de ce pays…
J’illustre mon propos :
Hier nous sommes allés à Borobudur. L’endroit est décrit dans les guides comme étant la perle de l’Indonésie : LE temple à ne pas rater.
Notre vision des choses est un peu différente :
Hum… alors oui c’est pas mal. Un gros temple en étage, constitué d’une multitude de bloc de pierres volcaniques noires. Assez imposant je le concède mais… (pour commencer)… terriblement vide de spiritualité.
Nous sommes arrivés là-bas en dehors des horaires touristiques, par le bus local, et donc nous n’y avons vu quasiment que des Indonésiens… mais presque tous musulmans. Le site est censé être un lieu de pèlerinage pour les bouddhistes. Il s’agit en réalité d’un monument sans âme sur lequel grimpe des hordes de touristes uniquement attiré par l’idée de se faire prendre ne photo en haut. En Thaïlande, au Laos, et surtout au Cambodge sur les ruines d’Angkor, les temples même anciens sont vivants, toujours couverts d’offrandes, drapés de tissus multicolores, parfumés d’encens, où le visiteur est le bienvenu si il sait respecter les traditions et les usages…
Ici rien. Pendant les heures « touristiques » on demande bien aux filles de passer un Sarong mais c’est uniquement pour le folklore. A notre horaire rien.
Aucun moine ne déambule non plus autour du temple.
Les larges entrées dignes de Disneyland sont dénuées de charme et je n’ose même pas les comparer aux sentiers tortueux qui mènent à certains temples d’Angkor. Les arbres ne « dégoulinent » pas sur les ruines et puis pour finir avec les comparaisons entre Angkor et Borobudur (que je ne m’autorise uniquement parce que le LonelyPlanet le fait…), il faut préciser que Borobudur c’est un seul temple, alors qu’il faut plusieurs jours pour découvrir ne serait-ce que la moitié des Temples qui constituent Angkor.
Voila, je crois que j’en ai assez dit. ALLEZ A ANGKOR !!!
J’enchaine sur le « Sultan Palace » de Yogyakarta ? Bah pareil hein … rien de très excitant. Derrière le kitch extravagant des palais thaïs, le « palace » qui ne présente aucune particularité architecturale parait bien morne. ALLEZ EN THAILANDE !!!
Les gens ? Alors là en revanche il faut le dire : les gens sont adorables. Toujours prêts a nous aider, a discuter, a prendre du temps pour nous et ce parfois même sans aucune contrepartie (rare en Asie). ALLEZ QUAND MEME AU LAOS !!!
Tout ça pour dire que nous avons du mal à nous mettre dans le bain. Pour l’instant seule notre étape avec les orangs-outangs nous a vraiment marquée. Du coup nous avons de plus en plus de mal a nous convaincre de dépenser de l’argent dans les visites en tous genre… La flemme nous gagne.
Mais nous allons persévérer encore un peu en descendant vers Bali, avec peut-être une halte autour des volcans de Bromo. Nous espérons vraiment que ce sentiment s’effacera vite, et que l’Indonésie saura nous séduire et nous toucher autant que ses voisins nordiques.
A bientôt.
Bon… nous sommes en Indonésie depuis maintenant une grosse vingtaine de jour.
Apres en avoir longuement discuté, nous avons conclu que nous ne sommes ni l’un ni l’autre vraiment sensibles aux charmes de ce pays…
J’illustre mon propos :
Hier nous sommes allés à Borobudur. L’endroit est décrit dans les guides comme étant la perle de l’Indonésie : LE temple à ne pas rater.
Notre vision des choses est un peu différente :
Hum… alors oui c’est pas mal. Un gros temple en étage, constitué d’une multitude de bloc de pierres volcaniques noires. Assez imposant je le concède mais… (pour commencer)… terriblement vide de spiritualité.
Nous sommes arrivés là-bas en dehors des horaires touristiques, par le bus local, et donc nous n’y avons vu quasiment que des Indonésiens… mais presque tous musulmans. Le site est censé être un lieu de pèlerinage pour les bouddhistes. Il s’agit en réalité d’un monument sans âme sur lequel grimpe des hordes de touristes uniquement attiré par l’idée de se faire prendre ne photo en haut. En Thaïlande, au Laos, et surtout au Cambodge sur les ruines d’Angkor, les temples même anciens sont vivants, toujours couverts d’offrandes, drapés de tissus multicolores, parfumés d’encens, où le visiteur est le bienvenu si il sait respecter les traditions et les usages…
Ici rien. Pendant les heures « touristiques » on demande bien aux filles de passer un Sarong mais c’est uniquement pour le folklore. A notre horaire rien.
Aucun moine ne déambule non plus autour du temple.
Les larges entrées dignes de Disneyland sont dénuées de charme et je n’ose même pas les comparer aux sentiers tortueux qui mènent à certains temples d’Angkor. Les arbres ne « dégoulinent » pas sur les ruines et puis pour finir avec les comparaisons entre Angkor et Borobudur (que je ne m’autorise uniquement parce que le LonelyPlanet le fait…), il faut préciser que Borobudur c’est un seul temple, alors qu’il faut plusieurs jours pour découvrir ne serait-ce que la moitié des Temples qui constituent Angkor.
Voila, je crois que j’en ai assez dit. ALLEZ A ANGKOR !!!
J’enchaine sur le « Sultan Palace » de Yogyakarta ? Bah pareil hein … rien de très excitant. Derrière le kitch extravagant des palais thaïs, le « palace » qui ne présente aucune particularité architecturale parait bien morne. ALLEZ EN THAILANDE !!!
Les gens ? Alors là en revanche il faut le dire : les gens sont adorables. Toujours prêts a nous aider, a discuter, a prendre du temps pour nous et ce parfois même sans aucune contrepartie (rare en Asie). ALLEZ QUAND MEME AU LAOS !!!
Tout ça pour dire que nous avons du mal à nous mettre dans le bain. Pour l’instant seule notre étape avec les orangs-outangs nous a vraiment marquée. Du coup nous avons de plus en plus de mal a nous convaincre de dépenser de l’argent dans les visites en tous genre… La flemme nous gagne.
Mais nous allons persévérer encore un peu en descendant vers Bali, avec peut-être une halte autour des volcans de Bromo. Nous espérons vraiment que ce sentiment s’effacera vite, et que l’Indonésie saura nous séduire et nous toucher autant que ses voisins nordiques.
A bientôt.
samedi 24 juillet 2010
vendredi 23 juillet 2010
Apres une mission encore particulièrement impossible mêlant trois heures d’avion puis six de train… nous voici arrivés a Java !
Le premier contact est rude en sortant de la gare à 9pm (on dit comme ça ici…).
Précisons déjà que nous sommes éreintés. Précisons ensuite que nos sacs sont outrageusement surchargés (notamment de matériel de plongée encore trop peu utilisé…). Précisons enfin que nous débarquons dans le cœur touristique de l’Indonésie. Par conséquent les touristes sont omniprésents. Et pire encore : des français partout.
Tout ça à cause des grandes vacances… Car sans y prendre garde, et pour la première fois, notre expédition se trouve tomber exactement durant la haute saison touristique ET les grandes vacances de notre cher pays.
L’horreur.
Les conséquences multiples et complexes de ce fait à priori banal se résument, à notre arrivé, en un seul inconvénient majeur et mais sans conteste extrêmement désagréable : les hôtels, guesthouse (« Losmen » ici) sont toutes FULL ou totalement hors de prix.
Nous capitulons vers 10.30pm et arrêtons nos recherches stériles, en acceptant une chambre miteuse et à l’odeur fétide, et ce pour un prix indécent.
Vous rêvez toujours de partir ?
Mais ne vous y trompez pas… si nous avons perdu une bataille, la guerre ne fait que commencer. Et c’est pour cela que dés le lendemain matin nous avons rebouclés nos sacs, pour repartir a la recherche d’un logement qui saurait nous accueillir décemment ! Et vers 10am nous emménageons fièrement dans une chambre simple mais propre, dotée d’une salle de bain avec douche (froide faut pas trop s’emballer non plus hein …), de vraies toilettes (youhou!), et tout ça pour un prix qui convient a notre maigre budget (soit 50000rupiah soit encore 5€).
Ouf. Le moral qui avait prit un sérieux coup dur hier soir est remonté doucement tout au long de la journée. Nous avons arpenté les rue de Yogyakarta pendant plusieurs heures sous un beau soleil, sans réel but, comme des amoureux, à nous arrêter a droite a gauche pour discuter avec les Indonésiens qui ont le bavardage facile. Puis, une fois n’est pas coutume nous avons même succombé au discours d’un vendeur de Batik (artisanat Javanais de peinture sur tissu très typique) à qui nous avons acheté un Magnifique (mais si !) tableau, non sans avoir négocié le prix ardument pendant une demi heure évidemment (bah oui on est pas français pour rien…) !
Et pour finir cette journée tranquillement … (est-il nécessaire de vous l’écrire ?) … une puis deux puis quelques autres bières en compagnie de deux français (touristes !) bien sympathiques. Nous dinons dans un restaurant de rue sur des nattes posées à même le sol, puis rentrons sagement nous coucher...
A bientôt.
Apres une mission encore particulièrement impossible mêlant trois heures d’avion puis six de train… nous voici arrivés a Java !
Le premier contact est rude en sortant de la gare à 9pm (on dit comme ça ici…).
Précisons déjà que nous sommes éreintés. Précisons ensuite que nos sacs sont outrageusement surchargés (notamment de matériel de plongée encore trop peu utilisé…). Précisons enfin que nous débarquons dans le cœur touristique de l’Indonésie. Par conséquent les touristes sont omniprésents. Et pire encore : des français partout.
Tout ça à cause des grandes vacances… Car sans y prendre garde, et pour la première fois, notre expédition se trouve tomber exactement durant la haute saison touristique ET les grandes vacances de notre cher pays.
L’horreur.
Les conséquences multiples et complexes de ce fait à priori banal se résument, à notre arrivé, en un seul inconvénient majeur et mais sans conteste extrêmement désagréable : les hôtels, guesthouse (« Losmen » ici) sont toutes FULL ou totalement hors de prix.
Nous capitulons vers 10.30pm et arrêtons nos recherches stériles, en acceptant une chambre miteuse et à l’odeur fétide, et ce pour un prix indécent.
Vous rêvez toujours de partir ?
Mais ne vous y trompez pas… si nous avons perdu une bataille, la guerre ne fait que commencer. Et c’est pour cela que dés le lendemain matin nous avons rebouclés nos sacs, pour repartir a la recherche d’un logement qui saurait nous accueillir décemment ! Et vers 10am nous emménageons fièrement dans une chambre simple mais propre, dotée d’une salle de bain avec douche (froide faut pas trop s’emballer non plus hein …), de vraies toilettes (youhou!), et tout ça pour un prix qui convient a notre maigre budget (soit 50000rupiah soit encore 5€).
Ouf. Le moral qui avait prit un sérieux coup dur hier soir est remonté doucement tout au long de la journée. Nous avons arpenté les rue de Yogyakarta pendant plusieurs heures sous un beau soleil, sans réel but, comme des amoureux, à nous arrêter a droite a gauche pour discuter avec les Indonésiens qui ont le bavardage facile. Puis, une fois n’est pas coutume nous avons même succombé au discours d’un vendeur de Batik (artisanat Javanais de peinture sur tissu très typique) à qui nous avons acheté un Magnifique (mais si !) tableau, non sans avoir négocié le prix ardument pendant une demi heure évidemment (bah oui on est pas français pour rien…) !
Et pour finir cette journée tranquillement … (est-il nécessaire de vous l’écrire ?) … une puis deux puis quelques autres bières en compagnie de deux français (touristes !) bien sympathiques. Nous dinons dans un restaurant de rue sur des nattes posées à même le sol, puis rentrons sagement nous coucher...
A bientôt.
mercredi 21 juillet 2010
mercredi 21 juillet 2010
Journée morte.
Entre deux étapes, nous nous retrouvons à Medan, une des rares grosses villes de Sumatra. Pas de trottoir, un vacarme permanent où s’accordent mal les klaxons des voitures et les marteaux piqueurs de cette ville en construction perpétuelle.
Le contraste est radical pour nous qui venons de quitter la paisible berge de la rivière qui traverse Bukhit Lawang. Tout nous agresse. Avec en haut de la liste (et sans racisme mais juste parce que c’est vraiment chiant) le chant de l’imam toute les quatre ou cinq heures… Non parce que bon, chez nous y a bien les cloches mais au moins ca permet de savoir quelle heure il est et puis ca dure vingt seconde maximum. Bref ça donne un peu envie de monter une mission commando pour lui couper le câble de son micro.
J’ai dit « en haut de la liste » mais maintenant j’hésite avec un autre désagrément de cette ville qui a sans doute aussi beaucoup à voir avec le musulmanisme ambiant… Charlotte le décrirait sans doute mieux que moi mais bon faudra vous contenter de ma version :
Les hommes passent leur temps à la reluquer de la tête au pied, en s’arrêtant allégrement sur le cul ou le décolleté pourtant peu provoquant. Et puis ça drague lourdement voir très vulgairement parfois… Hier soir un mec s’est même planté en vélo à force de se retourner comme un gamin qui aurait croisé Pamela Anderson en maillot rouge échancré… En gros on les sent quand même bien frustrés les bonhommes, et Charlotte refuse même de sortir seule… c’est bien la première fois en Asie…
Tant pis pour eux, je ne ferais pas ici l’exposé de mes convictions religieuses mais je remarque juste que l’ambiance musulmane ne m’attire pas vraiment, et que c’est sans doute une des principales raisons qui font que je ne pourrais pas m’installer ici.
Heureusement nous quittons cet enfer urbain demain matin !
Adieu Sumatra et bonjour Java ! Nous voyageons efficace pour une fois… Nous avons décidé de soulager nos coccyx endoloris (par de longues journées de bus public) et de choisir l’avion pour rejoindre notre prochaine étape : Yogyakarta. Deux heures d’avion au lieu de quarante heures de bus… je vous laisse juges.
En plus j’allais presque oublier mais je suis mourant !
Avant-hier soir un scorpion m’a piqué. Alors que nous étions encore à Bukhit Lawang, une énorme averse tropicale s’est abattue sur le village. Nous dinions sur la terrasse couverte et a la fin du repas je me lève pour aller payer…
Debout devant le comptoir j’attends que la patronne fasse le compte de toutes les bières que nous avions bues… et là « AYE … PUT*** DE M*RD* » (l’élégance a la française bien sûr…).
Je baisse les yeux vers le pied qui m’a communiqué cette douleur violente… « Rha **tain me suis fait piqué par un scorpion… fait ch*** ! ».
Car effectivement a mes pieds se trouvait encore ce p****n de scorpion. Tout noir, aussi gros qu’une grosse souris, les pinces écartées, le regard menaçant et le dard encore suintant de venin fraichement inoculé…
Bon… on fait quoi après ça … ? Déjà on souffre un peu parce que ça brule sacrement fort. Ensuite on se demande quand même si on ne va pas un peu mourir dans d’atroces souffrances…
Et puis finalement on est content de voir les nombreux rangers (guides) se jeter a notre secours, tuer le scorpion, lui arracher le dard puis l’estomac pour concocter une potion de guérison en l’écrasant dans de l’huile de friture…
Bilan, après une nuit un peu difficile a cause de la douleur, mon pied n’a presque pas gonflé et c’est bon signe, « strong blood » d’après Budy, le guide qui a pris mon cas en main la veille.
La douleur se réveille encore de temps en temps quand je marche mais je pense ne plus être entre la vie et la mort ! Génial non ? Enfin le plus cool dans cette histoire c’est quand même que j’ai survécu a une piqure de scorpion !!! Moi je trouve ça super cool… je pense même me faire un tatouage sur le pied pour que tout le monde le sache !
Et voila… encore une aventure qui fini bien, et tout ça rien que pour vos yeux ébahis.
A bientôt.
Journée morte.
Entre deux étapes, nous nous retrouvons à Medan, une des rares grosses villes de Sumatra. Pas de trottoir, un vacarme permanent où s’accordent mal les klaxons des voitures et les marteaux piqueurs de cette ville en construction perpétuelle.
Le contraste est radical pour nous qui venons de quitter la paisible berge de la rivière qui traverse Bukhit Lawang. Tout nous agresse. Avec en haut de la liste (et sans racisme mais juste parce que c’est vraiment chiant) le chant de l’imam toute les quatre ou cinq heures… Non parce que bon, chez nous y a bien les cloches mais au moins ca permet de savoir quelle heure il est et puis ca dure vingt seconde maximum. Bref ça donne un peu envie de monter une mission commando pour lui couper le câble de son micro.
J’ai dit « en haut de la liste » mais maintenant j’hésite avec un autre désagrément de cette ville qui a sans doute aussi beaucoup à voir avec le musulmanisme ambiant… Charlotte le décrirait sans doute mieux que moi mais bon faudra vous contenter de ma version :
Les hommes passent leur temps à la reluquer de la tête au pied, en s’arrêtant allégrement sur le cul ou le décolleté pourtant peu provoquant. Et puis ça drague lourdement voir très vulgairement parfois… Hier soir un mec s’est même planté en vélo à force de se retourner comme un gamin qui aurait croisé Pamela Anderson en maillot rouge échancré… En gros on les sent quand même bien frustrés les bonhommes, et Charlotte refuse même de sortir seule… c’est bien la première fois en Asie…
Tant pis pour eux, je ne ferais pas ici l’exposé de mes convictions religieuses mais je remarque juste que l’ambiance musulmane ne m’attire pas vraiment, et que c’est sans doute une des principales raisons qui font que je ne pourrais pas m’installer ici.
Heureusement nous quittons cet enfer urbain demain matin !
Adieu Sumatra et bonjour Java ! Nous voyageons efficace pour une fois… Nous avons décidé de soulager nos coccyx endoloris (par de longues journées de bus public) et de choisir l’avion pour rejoindre notre prochaine étape : Yogyakarta. Deux heures d’avion au lieu de quarante heures de bus… je vous laisse juges.
En plus j’allais presque oublier mais je suis mourant !
Avant-hier soir un scorpion m’a piqué. Alors que nous étions encore à Bukhit Lawang, une énorme averse tropicale s’est abattue sur le village. Nous dinions sur la terrasse couverte et a la fin du repas je me lève pour aller payer…
Debout devant le comptoir j’attends que la patronne fasse le compte de toutes les bières que nous avions bues… et là « AYE … PUT*** DE M*RD* » (l’élégance a la française bien sûr…).
Je baisse les yeux vers le pied qui m’a communiqué cette douleur violente… « Rha **tain me suis fait piqué par un scorpion… fait ch*** ! ».
Car effectivement a mes pieds se trouvait encore ce p****n de scorpion. Tout noir, aussi gros qu’une grosse souris, les pinces écartées, le regard menaçant et le dard encore suintant de venin fraichement inoculé…
Bon… on fait quoi après ça … ? Déjà on souffre un peu parce que ça brule sacrement fort. Ensuite on se demande quand même si on ne va pas un peu mourir dans d’atroces souffrances…
Et puis finalement on est content de voir les nombreux rangers (guides) se jeter a notre secours, tuer le scorpion, lui arracher le dard puis l’estomac pour concocter une potion de guérison en l’écrasant dans de l’huile de friture…
Bilan, après une nuit un peu difficile a cause de la douleur, mon pied n’a presque pas gonflé et c’est bon signe, « strong blood » d’après Budy, le guide qui a pris mon cas en main la veille.
La douleur se réveille encore de temps en temps quand je marche mais je pense ne plus être entre la vie et la mort ! Génial non ? Enfin le plus cool dans cette histoire c’est quand même que j’ai survécu a une piqure de scorpion !!! Moi je trouve ça super cool… je pense même me faire un tatouage sur le pied pour que tout le monde le sache !
Et voila… encore une aventure qui fini bien, et tout ça rien que pour vos yeux ébahis.
A bientôt.
mardi 20 juillet 2010
vendredi 9 juillet
Par où commencer …. ?
Un grand « Bonjour » d’abord pour assurer un minimum de cordialité.
Un petit résumé de la situation ensuite pour combler un long mois d’absence bullaire :
Je pourrais sans doute synthétiser ces deux mois à Fontainebleau par ces deux mots : « sept kilos ». Mais je sens bien qu’il vous en faut plus (mais pas trop non plus hein…).
Sept kilos donc c’est quoi ? … hé bien plusieurs choses :
Deux petites choses toutes mignonnes qui doivent s’y mettre à deux pour totaliser ce score : Eneko et Ninon, fils et fille de mes grands frères. Bravo à eux et aussi aux mamans pour les livraisons. Me voila double tonton.
Sept kilos c’est aussi environ ce que nous avons pris (les mauvaises langues diraient chacun, je vais me contenter de laisser planer le doute…) en mangeant chaque jour à la table de ma Maman pendant deux mois. Une orgie. Rôtis, steaks, poulets, patates, salades composées, mayonnaise maison, pain, fromage, pâtes, légumes, tartes, gâteaux, glaces, …etc.
Sept kilos de bagages en plus. Qui correspondent eux aux folies dépensières que l’ennui nous a poussé à faire … Principalement du matériel de plongée. Ben y a pas de secret : nos sacs sont assez peu portables a présent et après deux longues journées de voyages, nos dos sont a l’agonie. C’est le métier qui re-rentre (en force).
Voila pour le résumé. Court certes mais je pense bien revenir sur chacun de ces aspects et sur ceux non-sus-mentionnés dans d’autres bulles.
Nous en venons donc à la question qui vous taraude depuis le début de cette bulle : mais où sont-ils ???
Vous vous souvenez de la bulle qui décrivait notre périple retour des Perhentians vers Paris… long hein ? Rien à voir avec l’épreuve que nous avons surmontée pour arriver jusqu’ici.
Départ de Fontainebleau à 16h30, 35 minutes de train puis 35 de RER B vers Paris CDG, nous embarquons sur le vol Emirates Paris-Dubaï a 21h50. Trois heures à Dubaï, puis Dubaï-Singapour. Neuf heures à Singapour dans le Starbucks de l’aéroport. Puis Singapour-Kuala Lumpur. Trois heures à Kuala Lumpur. Puis Kuala Lumpur-Banda Aceh (Indonésie).
Il est 13h30 quand nous sortons de l’aéroport et respirons pour la première fois depuis 48h, de l’air non-climatisé, chaud, et très humide.
Nous prenons un taxi vers le centre ville pour y trouver une guesthouse d’appoint sans charme pour une nuit afin de régler deux trois derniers détails avant de partir vers l’île que nous avons choisi (au pif…).
Les derniers détails c’est en fait une seule chose : changer de l’argent. Nos euros qui hier rendaient nos voyages si peu chers sont aujourd’hui moisi par la crise économique et les cours proposés sont déprimants. C’est la vie… et nous n’avons pas le choix, il nous faut de l’argent local.
Nous tachons de profiter de cette nuit pour tenter de récupérer les deux nuits de sommeil dont le manque commence cruellement à se faire sentir.
Au final la nuit ne fut pas vraiment réparatrice mais suffisamment pour que nous ayons le courage de refaire nos sacs pour aller jusqu’au ferry qui nous amènera … à … (suspense) … Pulau Wé.
L’île est plutôt très sauvage. Grande, montagneuse et doté de peu de plages. Le confort des rares bungalows est extrêmement sommaire. Et il faut bien l’avouer : la première impression n’est pas excellente. Mais au contraire des Perhentians, nous n’envisageons pas de rester ici très longtemps donc le confort est accessoire.
Notre plan est de faire ce qu’il y a de mieux a faire ici (snorkeling dans un « jardin de corail » …, plongée sur les « murs » sous-marins,…etc.) puis de repartir vers d’autres horizons plus idylliques.
La terrasse sur laquelle je souffle cette bulle fait face à la mer. Là il fait nuit mais de jour la vue est très sympa. Et orientée plein Est, ce qui me poussera à tenter l’effort de me lever pour contempler le lever du soleil demain matin.
Il est temps pour moi d’aller dormir… je ne vous promets pas de bulle quotidienne (j’ai rompus cette promesse il y a deux mois déjà…) mais je promets en revanche d’en écrire le plus souvent possible. Quand à les envoyer c’est une autre histoire : pas la moindre trace d’un réseau wifi dans le coin.
A bientôt.
lundi 12 juillet 2010
Presque une semaine s’est écoulée depuis notre arrivée en Indonésie et nous sommes toujours sur cette même île : Pulau Wé.
On pourrait alors s’imaginer que nous avons découvert un petit paradis que nous n’arrivons pas à quitter… Il n’en est rien.
La vérité est bien moins glamour et excitante mais (pas de chance pour vous) sera l’objet de cette bulle !
Tout avait comme je l’ai dit dans la bulle précédente, plutôt pas excellemment commencé rapport au fait que l’ile ne nous enthousiasmait pas beaucoup.
Le lendemain de notre arrivée nous étions cependant pleins de joie à l’idée de tester notre nouvel attirail de plongée !
Le centre de plongée du minuscule village ou nous dormons est plutôt sympa, bien qu’absolument pas « pro » ! Heureusement nous savons prendre soin de nous même. Et donc avant de nous engager dans une plongée profonde et incertaine nous avons demandé une bouteille chacun pour aller devant la plage et nous assurer que rien ne nous trahirait dans des conditions plus périlleuses.
« Ok, no problem »
Et c’est sans aucune supervision ni aucune preuve de notre niveau qu’on nous a laissé partir avec deux bouteilles pendant une demi heure. Tout fonctionne à merveille !
Nous nous inscrivons donc pour la plongée du lendemain en étant complètement sereins.
Les nuits sont encore difficiles à cause du décalage horaire. Mais nous nous réveillons tout de même le lendemain tout excité à l’idée de plongée dans ce nouvel environnement !
Plongée du matin annulée à cause d’une tradition de deuil. Imparable. Mais à 14h, dans le respect de cette tradition, le bateau peut a nouveau naviguer. Nous partons plonger !
Du bleu, des poissons, du corail, des nouveaux poissons, des moyens, des petits et des bizarres, pleins de poissons quoi !
Cool.
La soirée qui suit marque le début d’un enfer sanitaire qui dure depuis…
Vomissement et diarrhée sont aussi réguliers que les métros parisiens mais les toilettes aussi peu accessibles que la basilique de Montmartre un dimanche après midi. Rien de très réjouissant en somme…
Dans le même temps Charlotte a attrapé un rhume qui lui interdit toute descente aux abysses.
Bref… vous l’aurez compris : notre stock de papier toilettes diminue a vue d’œil, employé tour a tour comme mouchoir et comme … bah comme PQ.
C’est par conséquent un peu contraint et forcé que nous restons sur cette île qui nous a si mal accueillis. Nous sommes parfaitement incapables de reprendre la route dans cet état de délabrement avancé.
Ce matin nous nous reveillons après notre première vraie nuit de sommeil ininterrompue… Mon ventre est toujours douloureux mais je me permets d’espérer être au moins en « voie de rétablissement ». Aucun espoir du coté de Charlotte en revanche qui n’est à présent qu’un nez qui coule en permanence tel un brie de Meaux au soleil… (Oui, le fromage me manque déjà !)
Néanmoins, nous décidons qu’a défaut de plonger nous pouvons (si nous trouvons la force… en l’occurrence sous la forme d’ibuprofène 400) aller nager au dessus des magnifiques champs de coraux qui encercle l’ilot d’en face. Pour cela il nous faut louer des palmes car même si nous avons dépensé des sommes folles en équipement de plongée il nous manque toujours les Palmes et le Gilet dont l’encombrement et le poids dépassent les limites du raisonnable pour des voyageurs « sacs à dos ». Il est évident que nous ne resterons pas raisonnables longtemps…
Nous louons donc des palmes et partons toute l’après midi visiter ce jardin sous marin dont les guides touristiques parlent tant.
Bon ben c’est beau. Pas besoin d’en parler pendant des heures : c’est beau.
Ce soir, l’appétit m’est revenu et c’est avec plaisir (et non appréhension comme les deux jours précédents) que j’ai vu arriver mon plat il y a à peine 30 secondes…
Je vous laisse, ça refroidit !
A bientôt.
vendredi 16 juillet 2010
Sans rythme imposé, difficile de tenir un quelconque rythme.
Voila bien quatre jours que je n’ai rien écrit et c’est a chaque fois plus difficile de reprendre la plume.
Mais je ne suis pas encore prêt à me réinvestir dans ces bulles comme j’ai pu le faire pendant les deux premiers mois de notre voyage.
Pour le moment je tache de profiter au mieux des premières semaines de cette nouvelle ballade et de vous en faire part « quand je peux et que j’arrive à me motiver ». C’est le cas aujourd’hui.
Nous avons fini par quitter Pulau Wé qui nous aura quand même tenus en otage pendant une semaine. Le rhume de Charlotte ne s’étant pas arrangé il nous était impossible de plonger (une sombre histoire d’égalisation de pression dans les voies aériennes hautes…). Du coup cette île sans plage ni salle de bain perdait beaucoup de son attrait…
Tant pis pour la plongée… nous aurons le temps et tout le loisir de plonger sur d’autres îles aux eaux turquoises.
Le nez toujours pris, Charlotte fut tout de même suffisamment en forme pour affronter les dix-neuf heures de transport en commun (oui c’est long et dur mais faut croire qu’on aime ça…) qui nous séparait de l’endroit où nous nous trouvons actuellement : Bukhit Lawang !
Rien que le nom fait rêver… Littéralement : « Les portes de la Jungle ». Beau, non ?
En gros nous sommes au milieu de Sumatra, dans une petite vallée, entourée de montagne et de volcans plus ou moins en activité…
Cet endroit nous a principalement attiré car il est l’un des derniers au monde où l’on peut encore observer les Orang-outang en liberté dans leur milieu naturel. Orang-outang ça veut dire Homme des forêts. Je vous invite très fortement à aller au Jardin des plantes (c’est soit ça soi Bornéo ou Sumatra…), qui accueille toute une famille de cette espèce, pour comprendre le sens de cette expression. Leurs mains et leurs yeux laissent rarement insensible.
Bref pour moi qui est souvent été au jardin des plantes, l’aventure que nous allons vivre demain s’annonce extrêmement excitante !
Nous partons en effet demain à l’aube pour un treck de deux jours dans la jungle à la rencontre de ces lointains cousins…
Je vous en dirais plus dans la prochaine bulle.
Ce qui est sûr c’est que jusqu’ici (nous sommes arrivés hier midi) ce village ne nous a en rien fait regretté les longues heures de bus où nous étions bercés par le doux son du Karaoké Indonésien poussé a fond…
Une grande rivière traverse le village de part en part. Tantôt rapide, tantôt plus calme et propice a la baignade, elle y apporte une douceur de vivre absolument délicieuse. Les femmes y font la lessive, les enfants y jouent, nous nous y baignons… Plus loin, des jardins soignés contrastent avec les bicoques qu’ils entourent. Les arbres sont en fleurs… et les gens sont adorables. Un petit paradis.
Ce matin nous sommes allés au marché pour voir sentir et découvrir toutes sortes de fruits, légumes, ou poissons que la terre et les rivières d’ici produisent.
Nous en sommes ressortis avec des fruits en pagailles que nous avons dévorés en guise de petit déjeuner … miam !
Vous l’aurez compris … il ne manque ici qu’une chose qui m’aurait sans doute fait rester à jamais : un récif sur lequel plonger !
Si je ne désespère pas de trouver un tel endroit, je profite avec délectation, pour aujourd’hui et les quelques jours à venir, de ce bout de jungle enchanteur…
A bientôt.
dimanche 18 juillet 2010
Perdu sur une piste peu fréquentée de la forêt Sumatraise, je me trouve a gamberger sur le sens de ma vie…
Je me dis que parfois quand on a comme Moi choisi de vivre en dehors des chemins conventionnels, il arrive qu’on se retrouve paumés (en l’occurrence au milieu de cette forêt magnifique).
Où suis-je ? Qu’est ce que je fous ici ? Où est-ce que j’espère aller ensuite ? Et comment diable suis-je arrivé là ?
J’ai alors des coups de déprime à me dire que j’ai bientôt trente an et toujours rien accompli, rien construit de tangible. Que ma vie est vide et que je ne fais rien pour arranger ça… en bref : la lose totale.
Et puis je me retourne sur mon passé et je tente de retracé ces routes alternatives qui m’ont amené au milieu de cette jungle.
Tour a tour étudiant à Paris puis mannequin en Chine, navigateur en Australie, ingénieur à la Défense, Régisseur photo, et pour finir écrivain-plongeur en Asie du Sud-est…
Je réalise que ma vie est faite d’anecdotes parfois complètement délirantes (comme d’avoir participé à une séance de photo nu pour une photographe allemande un peu folle…) et que ça me suffit pour l’instant. Cette somme d’anecdote me donne l’impression d’avoir vécu plusieurs vies, et c’est finalement sans angoisses mais avec une certaine curiosité que je me demande ce quel virage je vais bien pouvoir prendre la prochaine fois.
C’est sans doute à cause de cette profonde introspection que je n’ai pas du tout réalisé que cet orang-outan me fonçait dessus avec un air assez vindicatif…
Seuls les cris du groupe en fuite désordonnée me firent prendre conscience de l’urgence à réagir vite ! Elle n’est plus qu’à un mètre de moi (c’est très proche un mètre…).
Feinte de corps. Gauche. Droite. (Je remercie pour ça ma vie de Basketteur). Puis sprint tout droit dans une direction indéterminé.
Sauvé. Lasse, la bête est remontée dans les arbres, son bébé toujours cramponné sur son ventre.
Je suis sain et sauf et nous pouvons tranquillement reprendre notre treck.
La jungle est dense et profonde, et nous avançons en silence à l’écoute des cris des singes pour tenter de les débusquer. Nous les rencontrerons a plusieurs reprise… naviguant gracieusement de branche en branche, surfant sur la canopée, en osmose totale avec leur milieu naturel. Nous partageons 96,4% de nos gènes avec les Orang-outan… les voir ainsi, nous met face a un miroir peu avantageux. Mais ces moments sont magiques (… et parfois flippant –voir plus haut-).
La première longue journée de marche se termine sur le bord de la rivière, dans un camp de fortune qui nous offre à peine une protection contre la pluie du soir. Mais les guides s’avèrent être aussi d’excellents cuisiniers et c’est une bonne chose car nous mourrons de faim !
Jeux de cartes, tour de magie et histoire drôle… chacun y met du sien en cherchant dans ses souvenirs (parfois lointains…) de colonie de vacances, pour animer la soirée en buvant un bon thé chaud. Mais bien vite les corps demandent à dormir. Nous nous couchons a même le sol, mais la fatigue surmonte l’inconfort et bien vite tout le monde dort.
Le groupe se réveille en douceur, courbaturé de partout, pour découvrir que les guides nous ont préparé des crêpes a la banane et du thé pour bien commencer la journée. Parfait.
Chacun à son rythme, nous faisons une toilette sommaire dans la rivière, et nous préparons à renfiler nos fringues malodorantes et humides pour repartir crapahuter dans la jungle ! Que du bonheur !
Ce deuxième jour de « ballade » ne nous offrira pas de rencontre exceptionnelle, mais toujours des paysages fantastiques. Enfin et pour finir nous rejoignons la rivière pour une descente sportive en rafting que les guides ont construit avec des chambres a air spécialement pour l’occasion… !
A présent il ne nous reste plus qu’a faire sécher nos affaires, boire une bière et profiter de nouveau du calme qu’offre Bukhit Lawang…
A bientôt.
Par où commencer …. ?
Un grand « Bonjour » d’abord pour assurer un minimum de cordialité.
Un petit résumé de la situation ensuite pour combler un long mois d’absence bullaire :
Je pourrais sans doute synthétiser ces deux mois à Fontainebleau par ces deux mots : « sept kilos ». Mais je sens bien qu’il vous en faut plus (mais pas trop non plus hein…).
Sept kilos donc c’est quoi ? … hé bien plusieurs choses :
Deux petites choses toutes mignonnes qui doivent s’y mettre à deux pour totaliser ce score : Eneko et Ninon, fils et fille de mes grands frères. Bravo à eux et aussi aux mamans pour les livraisons. Me voila double tonton.
Sept kilos c’est aussi environ ce que nous avons pris (les mauvaises langues diraient chacun, je vais me contenter de laisser planer le doute…) en mangeant chaque jour à la table de ma Maman pendant deux mois. Une orgie. Rôtis, steaks, poulets, patates, salades composées, mayonnaise maison, pain, fromage, pâtes, légumes, tartes, gâteaux, glaces, …etc.
Sept kilos de bagages en plus. Qui correspondent eux aux folies dépensières que l’ennui nous a poussé à faire … Principalement du matériel de plongée. Ben y a pas de secret : nos sacs sont assez peu portables a présent et après deux longues journées de voyages, nos dos sont a l’agonie. C’est le métier qui re-rentre (en force).
Voila pour le résumé. Court certes mais je pense bien revenir sur chacun de ces aspects et sur ceux non-sus-mentionnés dans d’autres bulles.
Nous en venons donc à la question qui vous taraude depuis le début de cette bulle : mais où sont-ils ???
Vous vous souvenez de la bulle qui décrivait notre périple retour des Perhentians vers Paris… long hein ? Rien à voir avec l’épreuve que nous avons surmontée pour arriver jusqu’ici.
Départ de Fontainebleau à 16h30, 35 minutes de train puis 35 de RER B vers Paris CDG, nous embarquons sur le vol Emirates Paris-Dubaï a 21h50. Trois heures à Dubaï, puis Dubaï-Singapour. Neuf heures à Singapour dans le Starbucks de l’aéroport. Puis Singapour-Kuala Lumpur. Trois heures à Kuala Lumpur. Puis Kuala Lumpur-Banda Aceh (Indonésie).
Il est 13h30 quand nous sortons de l’aéroport et respirons pour la première fois depuis 48h, de l’air non-climatisé, chaud, et très humide.
Nous prenons un taxi vers le centre ville pour y trouver une guesthouse d’appoint sans charme pour une nuit afin de régler deux trois derniers détails avant de partir vers l’île que nous avons choisi (au pif…).
Les derniers détails c’est en fait une seule chose : changer de l’argent. Nos euros qui hier rendaient nos voyages si peu chers sont aujourd’hui moisi par la crise économique et les cours proposés sont déprimants. C’est la vie… et nous n’avons pas le choix, il nous faut de l’argent local.
Nous tachons de profiter de cette nuit pour tenter de récupérer les deux nuits de sommeil dont le manque commence cruellement à se faire sentir.
Au final la nuit ne fut pas vraiment réparatrice mais suffisamment pour que nous ayons le courage de refaire nos sacs pour aller jusqu’au ferry qui nous amènera … à … (suspense) … Pulau Wé.
L’île est plutôt très sauvage. Grande, montagneuse et doté de peu de plages. Le confort des rares bungalows est extrêmement sommaire. Et il faut bien l’avouer : la première impression n’est pas excellente. Mais au contraire des Perhentians, nous n’envisageons pas de rester ici très longtemps donc le confort est accessoire.
Notre plan est de faire ce qu’il y a de mieux a faire ici (snorkeling dans un « jardin de corail » …, plongée sur les « murs » sous-marins,…etc.) puis de repartir vers d’autres horizons plus idylliques.
La terrasse sur laquelle je souffle cette bulle fait face à la mer. Là il fait nuit mais de jour la vue est très sympa. Et orientée plein Est, ce qui me poussera à tenter l’effort de me lever pour contempler le lever du soleil demain matin.
Il est temps pour moi d’aller dormir… je ne vous promets pas de bulle quotidienne (j’ai rompus cette promesse il y a deux mois déjà…) mais je promets en revanche d’en écrire le plus souvent possible. Quand à les envoyer c’est une autre histoire : pas la moindre trace d’un réseau wifi dans le coin.
A bientôt.
lundi 12 juillet 2010
Presque une semaine s’est écoulée depuis notre arrivée en Indonésie et nous sommes toujours sur cette même île : Pulau Wé.
On pourrait alors s’imaginer que nous avons découvert un petit paradis que nous n’arrivons pas à quitter… Il n’en est rien.
La vérité est bien moins glamour et excitante mais (pas de chance pour vous) sera l’objet de cette bulle !
Tout avait comme je l’ai dit dans la bulle précédente, plutôt pas excellemment commencé rapport au fait que l’ile ne nous enthousiasmait pas beaucoup.
Le lendemain de notre arrivée nous étions cependant pleins de joie à l’idée de tester notre nouvel attirail de plongée !
Le centre de plongée du minuscule village ou nous dormons est plutôt sympa, bien qu’absolument pas « pro » ! Heureusement nous savons prendre soin de nous même. Et donc avant de nous engager dans une plongée profonde et incertaine nous avons demandé une bouteille chacun pour aller devant la plage et nous assurer que rien ne nous trahirait dans des conditions plus périlleuses.
« Ok, no problem »
Et c’est sans aucune supervision ni aucune preuve de notre niveau qu’on nous a laissé partir avec deux bouteilles pendant une demi heure. Tout fonctionne à merveille !
Nous nous inscrivons donc pour la plongée du lendemain en étant complètement sereins.
Les nuits sont encore difficiles à cause du décalage horaire. Mais nous nous réveillons tout de même le lendemain tout excité à l’idée de plongée dans ce nouvel environnement !
Plongée du matin annulée à cause d’une tradition de deuil. Imparable. Mais à 14h, dans le respect de cette tradition, le bateau peut a nouveau naviguer. Nous partons plonger !
Du bleu, des poissons, du corail, des nouveaux poissons, des moyens, des petits et des bizarres, pleins de poissons quoi !
Cool.
La soirée qui suit marque le début d’un enfer sanitaire qui dure depuis…
Vomissement et diarrhée sont aussi réguliers que les métros parisiens mais les toilettes aussi peu accessibles que la basilique de Montmartre un dimanche après midi. Rien de très réjouissant en somme…
Dans le même temps Charlotte a attrapé un rhume qui lui interdit toute descente aux abysses.
Bref… vous l’aurez compris : notre stock de papier toilettes diminue a vue d’œil, employé tour a tour comme mouchoir et comme … bah comme PQ.
C’est par conséquent un peu contraint et forcé que nous restons sur cette île qui nous a si mal accueillis. Nous sommes parfaitement incapables de reprendre la route dans cet état de délabrement avancé.
Ce matin nous nous reveillons après notre première vraie nuit de sommeil ininterrompue… Mon ventre est toujours douloureux mais je me permets d’espérer être au moins en « voie de rétablissement ». Aucun espoir du coté de Charlotte en revanche qui n’est à présent qu’un nez qui coule en permanence tel un brie de Meaux au soleil… (Oui, le fromage me manque déjà !)
Néanmoins, nous décidons qu’a défaut de plonger nous pouvons (si nous trouvons la force… en l’occurrence sous la forme d’ibuprofène 400) aller nager au dessus des magnifiques champs de coraux qui encercle l’ilot d’en face. Pour cela il nous faut louer des palmes car même si nous avons dépensé des sommes folles en équipement de plongée il nous manque toujours les Palmes et le Gilet dont l’encombrement et le poids dépassent les limites du raisonnable pour des voyageurs « sacs à dos ». Il est évident que nous ne resterons pas raisonnables longtemps…
Nous louons donc des palmes et partons toute l’après midi visiter ce jardin sous marin dont les guides touristiques parlent tant.
Bon ben c’est beau. Pas besoin d’en parler pendant des heures : c’est beau.
Ce soir, l’appétit m’est revenu et c’est avec plaisir (et non appréhension comme les deux jours précédents) que j’ai vu arriver mon plat il y a à peine 30 secondes…
Je vous laisse, ça refroidit !
A bientôt.
vendredi 16 juillet 2010
Sans rythme imposé, difficile de tenir un quelconque rythme.
Voila bien quatre jours que je n’ai rien écrit et c’est a chaque fois plus difficile de reprendre la plume.
Mais je ne suis pas encore prêt à me réinvestir dans ces bulles comme j’ai pu le faire pendant les deux premiers mois de notre voyage.
Pour le moment je tache de profiter au mieux des premières semaines de cette nouvelle ballade et de vous en faire part « quand je peux et que j’arrive à me motiver ». C’est le cas aujourd’hui.
Nous avons fini par quitter Pulau Wé qui nous aura quand même tenus en otage pendant une semaine. Le rhume de Charlotte ne s’étant pas arrangé il nous était impossible de plonger (une sombre histoire d’égalisation de pression dans les voies aériennes hautes…). Du coup cette île sans plage ni salle de bain perdait beaucoup de son attrait…
Tant pis pour la plongée… nous aurons le temps et tout le loisir de plonger sur d’autres îles aux eaux turquoises.
Le nez toujours pris, Charlotte fut tout de même suffisamment en forme pour affronter les dix-neuf heures de transport en commun (oui c’est long et dur mais faut croire qu’on aime ça…) qui nous séparait de l’endroit où nous nous trouvons actuellement : Bukhit Lawang !
Rien que le nom fait rêver… Littéralement : « Les portes de la Jungle ». Beau, non ?
En gros nous sommes au milieu de Sumatra, dans une petite vallée, entourée de montagne et de volcans plus ou moins en activité…
Cet endroit nous a principalement attiré car il est l’un des derniers au monde où l’on peut encore observer les Orang-outang en liberté dans leur milieu naturel. Orang-outang ça veut dire Homme des forêts. Je vous invite très fortement à aller au Jardin des plantes (c’est soit ça soi Bornéo ou Sumatra…), qui accueille toute une famille de cette espèce, pour comprendre le sens de cette expression. Leurs mains et leurs yeux laissent rarement insensible.
Bref pour moi qui est souvent été au jardin des plantes, l’aventure que nous allons vivre demain s’annonce extrêmement excitante !
Nous partons en effet demain à l’aube pour un treck de deux jours dans la jungle à la rencontre de ces lointains cousins…
Je vous en dirais plus dans la prochaine bulle.
Ce qui est sûr c’est que jusqu’ici (nous sommes arrivés hier midi) ce village ne nous a en rien fait regretté les longues heures de bus où nous étions bercés par le doux son du Karaoké Indonésien poussé a fond…
Une grande rivière traverse le village de part en part. Tantôt rapide, tantôt plus calme et propice a la baignade, elle y apporte une douceur de vivre absolument délicieuse. Les femmes y font la lessive, les enfants y jouent, nous nous y baignons… Plus loin, des jardins soignés contrastent avec les bicoques qu’ils entourent. Les arbres sont en fleurs… et les gens sont adorables. Un petit paradis.
Ce matin nous sommes allés au marché pour voir sentir et découvrir toutes sortes de fruits, légumes, ou poissons que la terre et les rivières d’ici produisent.
Nous en sommes ressortis avec des fruits en pagailles que nous avons dévorés en guise de petit déjeuner … miam !
Vous l’aurez compris … il ne manque ici qu’une chose qui m’aurait sans doute fait rester à jamais : un récif sur lequel plonger !
Si je ne désespère pas de trouver un tel endroit, je profite avec délectation, pour aujourd’hui et les quelques jours à venir, de ce bout de jungle enchanteur…
A bientôt.
dimanche 18 juillet 2010
Perdu sur une piste peu fréquentée de la forêt Sumatraise, je me trouve a gamberger sur le sens de ma vie…
Je me dis que parfois quand on a comme Moi choisi de vivre en dehors des chemins conventionnels, il arrive qu’on se retrouve paumés (en l’occurrence au milieu de cette forêt magnifique).
Où suis-je ? Qu’est ce que je fous ici ? Où est-ce que j’espère aller ensuite ? Et comment diable suis-je arrivé là ?
J’ai alors des coups de déprime à me dire que j’ai bientôt trente an et toujours rien accompli, rien construit de tangible. Que ma vie est vide et que je ne fais rien pour arranger ça… en bref : la lose totale.
Et puis je me retourne sur mon passé et je tente de retracé ces routes alternatives qui m’ont amené au milieu de cette jungle.
Tour a tour étudiant à Paris puis mannequin en Chine, navigateur en Australie, ingénieur à la Défense, Régisseur photo, et pour finir écrivain-plongeur en Asie du Sud-est…
Je réalise que ma vie est faite d’anecdotes parfois complètement délirantes (comme d’avoir participé à une séance de photo nu pour une photographe allemande un peu folle…) et que ça me suffit pour l’instant. Cette somme d’anecdote me donne l’impression d’avoir vécu plusieurs vies, et c’est finalement sans angoisses mais avec une certaine curiosité que je me demande ce quel virage je vais bien pouvoir prendre la prochaine fois.
C’est sans doute à cause de cette profonde introspection que je n’ai pas du tout réalisé que cet orang-outan me fonçait dessus avec un air assez vindicatif…
Seuls les cris du groupe en fuite désordonnée me firent prendre conscience de l’urgence à réagir vite ! Elle n’est plus qu’à un mètre de moi (c’est très proche un mètre…).
Feinte de corps. Gauche. Droite. (Je remercie pour ça ma vie de Basketteur). Puis sprint tout droit dans une direction indéterminé.
Sauvé. Lasse, la bête est remontée dans les arbres, son bébé toujours cramponné sur son ventre.
Je suis sain et sauf et nous pouvons tranquillement reprendre notre treck.
La jungle est dense et profonde, et nous avançons en silence à l’écoute des cris des singes pour tenter de les débusquer. Nous les rencontrerons a plusieurs reprise… naviguant gracieusement de branche en branche, surfant sur la canopée, en osmose totale avec leur milieu naturel. Nous partageons 96,4% de nos gènes avec les Orang-outan… les voir ainsi, nous met face a un miroir peu avantageux. Mais ces moments sont magiques (… et parfois flippant –voir plus haut-).
La première longue journée de marche se termine sur le bord de la rivière, dans un camp de fortune qui nous offre à peine une protection contre la pluie du soir. Mais les guides s’avèrent être aussi d’excellents cuisiniers et c’est une bonne chose car nous mourrons de faim !
Jeux de cartes, tour de magie et histoire drôle… chacun y met du sien en cherchant dans ses souvenirs (parfois lointains…) de colonie de vacances, pour animer la soirée en buvant un bon thé chaud. Mais bien vite les corps demandent à dormir. Nous nous couchons a même le sol, mais la fatigue surmonte l’inconfort et bien vite tout le monde dort.
Le groupe se réveille en douceur, courbaturé de partout, pour découvrir que les guides nous ont préparé des crêpes a la banane et du thé pour bien commencer la journée. Parfait.
Chacun à son rythme, nous faisons une toilette sommaire dans la rivière, et nous préparons à renfiler nos fringues malodorantes et humides pour repartir crapahuter dans la jungle ! Que du bonheur !
Ce deuxième jour de « ballade » ne nous offrira pas de rencontre exceptionnelle, mais toujours des paysages fantastiques. Enfin et pour finir nous rejoignons la rivière pour une descente sportive en rafting que les guides ont construit avec des chambres a air spécialement pour l’occasion… !
A présent il ne nous reste plus qu’a faire sécher nos affaires, boire une bière et profiter de nouveau du calme qu’offre Bukhit Lawang…
A bientôt.
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