jeudi 29 juillet 2010

jeudi 29 juillet 2010
Mes aïeux… que d’aventures depuis notre dernier entretien… (Belle entrée en matière non ?)

Yogyakarta n’est plus qu’un lointain souvenir. Après avoir soufflé la bulle précédente nous avons pris la décision de quitter la ville dés le lendemain matin. Et comme je l’avais laissé entendre, nous sommes partis vers Bali via les volcans de Bromo.

Ce long voyage fut simplifié par le recours à un « Tour » qui organise ce genre de connexion. Nous essayons de n’avoir cette faiblesse que rarement (car nous avons souvent été déçu et que nous préférons, comme nous pouvons nous le permettre, prendre le temps de nous débrouiller par nous même) mais il faut bien l’avouer cela nous a ici énormément simplifié la vie, et fait gagner pas mal de temps.
Ce « Tour » nous fit quitter Yogyakarta à 8h le lendemain matin en mini-van. Nous arrivâmes dans le village qui borde jouxte le parc national de Bromo vers 19h le soir du même jour. Encore une longue journée de transport durant laquelle je maudis mes jambes d’être aussi longues.

Notre hôtel nous accueille donc à la nuit tombée. Nous sommes saisis par la température extérieure… environ 10°C. Mais nous sommes partis parés, nous enfilons nos polaires et nos collants « techniques » (ie : ultra légers, ultra chauds, ultra chers mais parfois gratuits… rapport à mes pulsions kleptomanes...), puis nous dinons rapidement en regardant un film sur mon ordinateur.
Extinction des lumières a 21h.
Pourquoi aussi tôt ?
Autant l’avouer : nous avons vieillis. Le temps des nuits interminables à boire de la bière autour d’un jeu de carte ou de stratégie est loin derrière nous a présent. Nos corps nous font payer trop cher nos courtes nuits et il est temps pour nous de les écouter.
...
Nan je déconne… enfin surtout pour la bière.
En fait nous essayons de dormir tôt pour la simple raison qu’en allant nous coucher nous réglons le réveil sur 3h.
Et comme ces choses sont bien conçues, une charmante musique nous réveille comme prévu à 3h. Dur.
Nous avons à peine le temps de nous habiller chaudement que le guide de notre « tour » vient frapper à notre porte. C’est l’heure.
Nous embarquons, serrés, à six dans une jeep qui mettra une heure à grimper jusqu’en haut du plus haut des volcans d’où la vue sur les autres est supposément la meilleure.
Nous ne sommes pas les seuls.
Les jeeps (toutes du même model) se suivent sur la route cahoteuse qui demande aux conducteurs experts de recourir aux quatre roues motrices de leurs engins.
En haut la route n’est plus qu’une bande de goudron bordée de jeep sur plusieurs centaines de mètre.
Chacune déversant sa contribution au torrent de touriste qui se dirigent en chœur vers le point de vue.
Nous sommes environ cent cinquante. Tous frigorifiés sur la plateforme. Tous à attendre, dans la lueur bleutée de l’aube, que les acteurs entrent en scène…
Le soleil pointe son nez vers 5h30 et avec un altruisme naturel dévoile ses partenaires pour que le spectacle puisse commencer.
La vue est extraordinaire.
J’ai dit précédemment que l’Indonésie ne nous gagnait pas encore, mais là je dois avouer que j’en entrevois les merveilles. La nature est impressionnante.
Quelqu’un à coté de moi dit doucement « c’est finalement un peu comme ça que le monde a commencé »…
C’est sans doute vrai. Les volcans fument, paisiblement et régulièrement. Le soleil les éclaire de coté afin de mettre en valeur les croissants de cratères ainsi illuminés. Les photographes s’en donnent a cœur joie. Mais il faut se presser… chaque minute offre une lumière différente… mais bientôt, avec la chaleur du soleil, toute la vallée sera recouverte par les nuages.
Nous faisons comme tout le monde et profitons du spectacle jusqu’au bout. Pour une fois la foule n’a en rien gâché notre plaisir. Le spectacle était à la hauteur.
Nous remontons dans la jeep et partons vers la base du volcan le plus actif pour aller directement sur la crête du cratère. Les paysages de steppes mongoles qui l’entourent sont à couper le souffle. En haut le souffre piquent nos narines et envahit nos poumons qui recherche l’oxygène après l’effort de la montée. Mais encore une fois la vue récompense l'éffort.

Apres une heure de contemplation nous faisons le chemin inverse et retournons à l’hôtel.

A peine le temps de petit déjeuner, de boucler nos sacs et nous voila à nouveau sur la route.
Nous n’arriverons à Denpasar (Bali) qu’a 23h…
L’ile célèbre nous accueille avec la pluie. La fatigue est bien présente aussi.
Et pourtant il nous faut vite trouver un endroit où dormir.
La mission s’avère assez impossible. Les portes sont fermées. Des panneaux « full » nous accueillent partout comme a Yogyakarta. Et les prix sont affolants.
Par miracle nous dénichons une chambre a 15€… soit trois fois notre budget habituel, qui nous sauvera d’une nuit sous la pluie.
Comme a Yogyakarta nous devrons nous lever tot le lendemain en espérant trouver une chambre moins chère.

Mais le lendemain nos espérances s’envolent bien vite. Rien ne correspond à nos recherches… et de toutes façons tout est plein… booké jusqu’au 15 aout… la saison bat son plein et nous sommes sans doute dans l’endroit le plus fréquenté d’Asie.

Nous finissons par nous échouer au Mc Do, dépités, avec nos gros sacs, pour commander un coca qui nous permet d’utiliser le Wifi.
Charlotte veut chercher un hôtel sur internet… je m’apprête à chercher un billet d’avion pour me barrer de cet enfer !

C’est alors que se produit un petit miracle…
Comme à mon habitude je commence par lire mes mails en ouvrant mon ordinateur.
Je découvre alors dans ma boite, un mail d’une Américaine, d’origine Indonésienne, de retour à Bali pour profiter de ses vieux jours, Liliane, que nous avions rencontrée à Yogyakarta et avec qui nous avions sympathisé.
Liliane, donc, nous propose de venir habiter chez elle... dans sa maison... à Denpasar.

Un coup de téléphone et vingt minutes plus tard, Liliane vient nous sortir de notre Mc do pour nous ramener dans son havre de paix.

Nous pouvons (enfin) souffler.
Il est d’ailleurs temps de vous laisser souffler vous aussi.

A bientôt…

2 commentaires:

  1. Les volcans : MAGNIFIQUE. Ca donne envie. Vous faites envie, continuez, ca nous rappelle qu'il faudrait pas s'encrouter de trop!!

    Et j'ai vu qu'il y avait des durians à vendre!!! vous en avez acheté??? si je me souviens bien, mon père vous en avait fait gouter non? le truc qui pue la mort mais qui est trop bon!!! (enfin, moi je trouve ca bon...)

    JE VOUS AIME

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  2. merde j'ai une amie à Bali fallait me demander aussi :s

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