vendredi 30 avril 2010

vendredi 30 avril 2010
Difficile de faire mieux qu’hier en termes d’expérience sous marine à relater.
Nos trois plongeurs de la veille sont revenus pour une plongée ce matin et pour eux la vie sous l’eau risque d’être un peu décevante dorénavant. Difficile de leur vendre un nudibranche (ie : une limace sous marine très colorée…) ou un Nemo, quand la veille et pour leur première plongée, ils ont vu un requin baleine.
Leur échelle d’attente risque de leur offrir quelques plongées ennuyantes avant qu’ils trouvent du plaisir à découvrir les formes de vie minuscules parfois tout aussi rare (mais certes moins impressionnantes) que les requins baleines.

Bref, assez parlé d’hier. Ce matin donc nous allons à Terembu Tiga, un de mes sites préférés. Pas de chance cette fois : pas mal de courant et une visibilité pas extra (environ sept mètres).
Mais bon la ballade entre les gros rochers qui forment ce site vaut quand même le déplacement. Un trek sous marin en somme. Et puis, a la fin de la plongée, nous apercevons, qui nage à quelques mètres en dessous de nous, un beau requin d’environ deux mètres. Je peux affirmer que ce n’étais pas un pointe noire (notamment par l’observation de l’absence des dites pointes noires…) et je penche donc plutôt pour un pointe blanche.
Encore une belle rencontre (aussi fugace fut-elle) car c’est la première fois que je vois un requin qui ne soit ni pointe noire, ni baleine, ni bambou, ni coral cat, ni … enfin bref mon premier pointes blanches quoi.

Ma deuxième plongée de la journée sera …. Hmm… intéressante. Un groupe de cinq plongeurs Malais qui veulent plonger ensemble mais dont les niveaux différent énormément. Etant venu spécialement en renfort pour aider le DiveMaster en charge, je me retrouve logiquement a devoir m’occuper de celle qui a peur de l’eau (…).
Déjà à la surface elle s’agrippe à mon bras. Je pense qu’elle ne sait pas (ou très mal) nager. Pour faire simple : l’eau ce n’est pas son truc. Mais bon, pas besoin de savoir nager pour aller sous l’eau… suffit juste de savoir respirer par un tuyau…
Donc on y va. Trois heures plus tard je sens encore ses ongles crispés incrustées dans mon avant bras. Elle s’est tenue à moi pendant toute la plongée. Son masque tout neuf était plein de buée, donc elle ne voyait rien (mais a très clairement refusé d’utilisé le masque de rechange que j’avais pris par anticipation…). MAIS… elle a adoré et a TELLEMENT hâte de plonger demain. Devinez qui est réquisitionné pour l’accompagner…

J’ai donc besoin de repos (et peut-être d’une bière) pour me préparer à cette épreuve.

A demain.

jeudi 29 avril 2010

jeudi 29 avril 2010
Muahahaha…

Enfin quelque chose de consistant à raconter…

Une rencontre inoubliable…

La Mecque des plongeurs…

Le Prince des Océans…

En deux mots…

(Vous êtes prêts ?)

(Sûr ?)

UN REQUIN BALEINE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! HAHAHAHAHAHA !!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Muahahaha donc.

Aller je vous raconte !
Ce matin je me lève tôt (ce qui ne m’étais pas arrivé depuis une bonne semaine…) pour accompagner la première plongée de la journée au Temple de la mer (oui… j’en ai déjà parlé… et oui on plonge souvent aux mêmes endroits pour deux raisons : ils sont biens et on y voit jamais deux fois la même chose…).
Mes plongeurs sont tout fraichement sortis de leur certification. C’est en fait leur toute première plongée loisir (et la cinquième de leur vie). Ils sont trois et nous les accompagnons a deux. Thijs et Moi.

La plongée se passe super bien et nous observons la tortue a trois pattes qui scouate le rocher depuis quelques années, des raies tachetés, des murènes, des requins bambou, etc. etc.… Une très bonne plongée. Nous remontons au bout de 43 minutes (ce qui est pas mal du tout pour des débutants), et nous attendons le deuxième groupe de plongeur sur le bateau, a ce stade ma bouteille est a moitié pleine (je le dis pas seulement pour frimer, c’est important pour après…).
Le deuxième groupe arrive et monte sur le bateau.
Alors que notre Boatman est en train de démarrer le moteur pour nous ramener vers notre île, une tête émerge de l’eau, cri « WHALE SHARK », puis disparait…
Silence…
Pendant que tout le monde se regarde avec un air perplexe, je suis déjà en train d’enfiler mes palmes, ma ceinture, de jeter mon équipement a l’eau pour aller vérifier par moi-même l’information.
Je lance à Thijs un « gogogo » qui le sort de sa stupéfaction. Et, a mes plongeurs, « get your mask and fins, join the fun !!! ».
La visibilité est très moyenne et nous pensons l’avoir rate quand soudain, une fille restée sur le bateau le voit a une dizaine de mètres de nous…
Immersion…
Et puis … doucement … en face de moi se dessine une silhouette massive. Une ombre dans le brouillard bleuté de l’océan … Plus elle approche, plus mes respirations sont profondes… Je distingue à présent nettement ses contours. Ses taches blanches caractéristiques. Son escorte de Cobiac et de Rémoras. Le mastodonte doit faire approximativement 6 mètres. C’est gros. C’est très gros. Et sous l’eau ça a l’air d’en faire 2 de plus (révisez vos cours d’optique sous marine…).

C’est une dame. Elle se ballade. Sa bouche est fermée, et elle n’est donc pas en train de se nourrir (ce requin qui est le plus gros poisson du monde ne se nourrit que de plancton, comme les baleines, d’où son nom). Elle est juste de passage pour nous offrir un souvenir inoubliable. Et puis sans prévenir la voila repartie vers les profondeurs…

Cette rencontre aura duré sept minutes selon mon ordinateur de plongée. Sept minutes de pur bonheur. Thijs crie de joie sous l’eau, il n’est pas le seul. Mes plongeurs sont ravis mais je pense qu’ils ne réaliseront leur chance que plus tard.
Moi je sais. C’est la deuxième fois que j’ai droit à ce privilège. Ma bonne étoile veille et m’assure le spectacle, alors que l’immense majorité des plongeurs ne font qu’en rêver.
Et Charlotte dans tout ça … ?
Charlotte est toujours en train d’essayer de guérir son pied. Pas de plongée. Je pense beaucoup à elle pendant le trajet retour. Je sais qu’elle va être très triste… Déjà qu’elle s’ennuie au bungalow toute la journée, si en plus je lui apprends qu’elle a raté ça, je vais lui briser le cœur.
Pourtant je n’ai pas le choix. Ce genre d’événement fait très rapidement le tour des centres de plongée. Les gens présent (y compris moi) débarquent en général sur la plage en criant à tout le monde « Whale Shark ! Whale Shark ! »… Tout le monde sait. L’incrédulité laisse place à la jalousie, puis a l’envie d’en savoir plus, et finalement à l’espoir de la voir dans les jours qui suivent. Qui sait…

Je prends donc mon courage à deux mains pour aller annoncer la nouvelle a Charlotte… et comme prévu je lui brise le cœur.

J’espère vraiment que son pied va se remettre. J’ai déniché une crème antibiotique pour limiter l’infection. Ce soir ça va un peu mieux mais je sais par expérience que la bataille ne sera gagnée que quand la plaie sera totalement refermée et sèche. Envoyez-lui des pensées positives ! Dîtes a ma grand-mère de prier pour Charlotte ! (Et remerciez la de toujours prier pour moi… ça marche bien !)

Heureux et surfant sur une vague d’euphorie et d’enthousiasme que seuls quelques élus peuvent ressentir, je vous dis :

A demain.

PS : Pour exemple,
Mon instructeur Jim, 1000 plongées, jamais vu de Whale Shark.
Wendy, l’instructrice de Cha, 850 plongées, jamais vu de Whale Shark.
Thomas, mon frère, instructeur, beaucoup de plongée, jamais vu de Whale Shark.
… etc.
Mes plongeurs, 5 plongées, une Whale Shark de 6 mètres.
Moi, 70 plongées toutes rondes, deux Whale Shark.

La vie est injuste ? Oui, il me semble, et je tache de savourer au mieux le fait d’être du bon coté de la barrière (...de corail...) !!!
mercredi 28 avril 2010
Voyage voyage…
Plus loin que la nuit et le jour…

A la faveur d’une journée encore bien calme, nous nous sommes plongés dans les guides sur l’Indonésie que nous avons « emprunté » a droite a gauche…
Hé bien ca a l’air vraiment bien. Comme un petit degré au dessus d’ici en terme de turquoizité de l’eau, des plages, et des paysages naturels (volcans, lagons, rizières,…etc.).

Nous avons décidé d’une ébauche de plan que nous ne tiendrons sans doute pas longtemps mais qui au moins nous permet de nous projeter un peu. Rien de précis hein… aucune idée, par exemple, des endroits où nous allons dormir le premier soir de notre première étape. Juste deux trois noms de ville/lieu que nous souhaitons visiter.
Bien sûr je ne dévoilerai rien ce soir pour des causes de structures narratives très complexes impliquant votre désire d’en savoir plus (autrement appelées : suspense ou cliffhanger).

Passons à la description de cette morne journée au soleil !
Ce matin rien :
Charlotte est alitée à cause de son pied qui crache du pus aussitôt qu’elle prend appuis dessus… ce qui N’est pas une bonne chose. Elle a donc décidé de consacrer la journée à soigner cette blessure (Le bilan ce soir est très mitigé et il est fort probable que la journée de demain soit réquisitionnée également…).
De mon coté je me suis rendu au centre qui était a mon arrivée vide. Les seules personnes présentes erraient, désœuvrées sans même tenter de dissimuler leur ennui.
Je postai ma bulle, lus mes mails, modérai quelques commentaires (!!!), m’en fut pour nager un long moment, puis m’enfuit pour retrouver Charlotte et son pied en déconfiture.
Nous déjeunâmes ensemble en devisant de l’Indonésie et de nos projets a très court terme.
Vint ensuite le temps pour moi de rejoindre le centre. J’y allai avec la ferme intention de me trouver une plongée dans l’après midi.
Ce qui fut le cas. Petite plongée en tandem avec Thijs ou nous avons joué avec une tortue pendant un long moment et qui doit sans doute en être ressortie traumatisée…
Marrant. Faut bien qu’on rigole un peu quand on est entre Dive Master … parce que sinon comme on doit être « parfait » tout le temps avec les « clients », on a tendance à oublier que la plongée c’est surtout fait pour se marrer !
Nous c’est bon. On n’oublie pas. La tortue non plus.

Voila, mesdames, messieurs,...

A demain.

mardi 27 avril 2010

mardi 27 avril 2010
J’ai longtemps attendu avant de finalement m’avouer la réalité… : la désertion quasi-totale des membres de l’amicale des amis des bulles est dorénavant un fait avéré… et ce malgré mes efforts démesurés pour retenir votre attention.

Je ne sais même pas quoi essayer pour vous faire revenir. On me chuchote de parler de cul (cf. un commentaire récent…) mais malheureusement la vie sexuelle de mon couple ne regarde que mon couple (et peut-être quelques gecko traumatisés par nos ébats…) et ma vie sexuelle hors couple… ne regarde que moi (et est officiellement et par contrat réduite a néant). Quand a la vie sexuelle des poissons… elle est relativement peu engageante. Elle implique le plus souvent un nuage de sperme qu’il doit certainement m’arriver de traverser à mon insu. Ne me demandez pas comment je le vis, je préfère en ignorer les répercutions sur mon subconscient.

Bref…
Je vais continuer sur le format habituel :
Nous avons officiellement terminé aujourd’hui tous nos examens écrits !! Youhou …
Ca c’est fait.
Ensuite, petite plongée tranquille durant laquelle un requin d’un gros mètre cinquante m’est passé sous le nez en feignant (comme vous) de m’ignorer totalement. Il était vraiment beau. Comme déjà dit ailleurs et par d’autres : un miracle d’aérodynamisme sous-marin.

Et puis c’est tout.
Ce soir, nous tentons de regarder un film au centre mais la télé refuse de fonctionner… peut-être donc une soirée jeu de carte en fin de compte. A voir.

En tous cas,

A demain.

lundi 26 avril 2010

lundi 26 avril 2010
Haaa … une journée relaxante comme je les aime.
L’orage que j’avais prédit dans un éclair de perception météorologique (… orage/éclair … drôle non ? Si si, c’est drôle, si vous ne trouvez pas ça marrant c’est que vous êtes certainement dans un mauvais jour), a duré depuis hier après midi, jusqu'à la fin de l’après midi d’aujourd’hui.
Soit environ 24 heures de pluie tropicale. Rafraichissant ! J’ai particulièrement apprécié de me baigner dans le lagon dont l’eau était nettement plus chaude que la pluie. Et puis les coups de tonnerre nocturnes qui nous font nous blottir l’un contre l’autre et chérir le simple confort d’être au sec (et dans un lit, et sous une moustiquaire, et à deux, et avec des toilettes dans notre bungalow, etc.…).
Et puis ce matin sachant que le centre de plongée serait désert nous avons pris notre temps pour nous réveiller en douceur. Puis, équipés de nos K-way en Goretex haute technologie volés (je vous parlerai peut-être bientôt de mes pulsions kleptomanes), nous avons bravé la pluie pour rejoindre le centre.
Comme prévu, personne de la journée.

Une journée de vacances sous la pluie…
Cahiers de vacances : nous avons lu un peu nos bouquins de théorie, « subit » une courte présentation et passé le septième de nos huit examens.
Et ensuite … jeux de société !

Rien de trop fatigant. Vers 17h nous levons le camp et courrons nous refugier dans notre maison sur pilotis pour regarder des séries sur mon petit ordinateur. Cocooning jusqu’au bout !

Deux heures plus tard, c’est l’heure d’aller manger, et après, l’heure d’écrire ma bulle.
D’ailleurs en parlant de bulles, je n’ai pas plongé depuis au moins deux jours… une éternité ! Vivement la prochaine que je puisse vous parler de nouveau de tous les dangers qui se cachent sous vos pieds quand vous pensez vous baigner en toute sécurité…

Ha, et pendant que j’y pense : je ferais bientôt « l’appel » pour savoir combien d’entre vous ont abandonné les rangs, ou plutôt combien ont encore le courage de me lire… prévenez vos camarades.

A demain.

dimanche 25 avril 2010

dimanche 25 avril 2010
J’ai aujourd’hui 29ans et une semaine ! Evénement de petite importance je vous l’accorde… c’est en fait aujourd’hui l’anniversaire d’un autre de mes frères (pour rappel nous sommes quatre garçons). Ce jour signe la fin de cette semaine que je chérissais tant quand nous étions petits car durant ces sept trop courtes journées, lui et moi n’avions plus qu’un an d’écart. Hier encore, j’avais 29 ans et lui 30, aujourd’hui c’est fini : Moi de nouveau loin derrière avec 29 tandis qu’il s’échappe vers sa 31eme année.
J’ai bien peur de m’être fait a l’idée de ne jamais gagner cette course… malgré mon expérience spatio-temporelle (autrement et plus simplement dit : mon voyage…) qui m’assure désormais la primeur des journées de par ma position extrême-orientale. Petite victoire.
Bonne anniversaire a lui donc, et fin de cette parenthèse, comme toujours, émouvante.

Ce matin j’ai refusé de me lever. J’ai dit non ! Trop c’est trop. Plongée-Bullé-Dormir depuis presque deux mois… c’en est assez.
Ce matin je veux dormir. En plus j’ai mal au bide, trop chaud, et puis (et il suffirait de celle là…) j’ai envie de profiter tranquillement de mon hamac.

Charlotte qui subit malgré elle sa conscience maladive de première de la classe part à la mine en boitillant (ce qui rajoute une touche de drame a son héroïsme matinal).

Je reste un peu au lit mais ne parvient pas à me rendormir (évidemment…). Je décide donc de me lever et d’aller prendre une douche froide pour me libérer de la moiteur ambiante. Pas d’eau. Rhaaaaaaaa p***** !!! Mais non, cela ne suffira pas à gâcher mon dimanche matin. J’accroche mon hamac et tente de renouer, avec mon livre, une relation depuis trop longtemps interrompue. A force de compromis nous finissons par nous entendre et nous passons un bon moment sans promesse aucune, comme deux amants de longue date. (J’espère que vous appréciez mon sens de la métaphore…)

Je mets cette matinée de présence au bungalow à profit en allant querir une femme de ménage.
Et puis tant que j’y suis, je décide de me débarrasser de ma bulle en l’écrivant dés maintenant, c'est-à-dire à 11h du matin.
J’espère ainsi avoir un style qui reflète un peu moins mes lassitudes crépusculaires.

Je n’ai pas encore décidé si je vais me rendre au shop cet après midi. J’avoue qu’une deuxième séance de lecture égoïste me tente assez. Une petite sieste serait aussi pas mal appréciée.
Et puis je commence à avoir faim… Tous ces besoins existentiels qui me taraudent en même temps… le choix est dur.

Mais laissons là mes préoccupations animales de base et concentrons-nous sur les deux choses qui vous intéressent tous :

- Le bulletin météo ! Le vent s’es levé dans la matinée et de gros nuages se profilent à l’horizon, ce qui laisse présager un orage (rafraichissant !) dans l’après-midi. Les vagues ont refait leur apparition et j’imagine donc que mes « collègues » ont du avoir une matinée chargée en secourisme.

- bulletin de santé ! Ma gangrène est de nouveau douloureuse mais je tente de repousser l’amputation au maximum. Charlotte (sans doute par solidarité) est allée empaler son pied sur un morceau de bois dans le sable, ce qui explique son boitillement précédemment mentionné. Le tout est accompagné d’un petit coup de fatigue et, ce matin, d’un petit mal de ventre bénin.

Me voila libéré de mes obligations bullaires,

A demain.
samedi 24 avril 2010

Les temps sont dures pour les bulles … je dois être en train de faire un malaise de décompression bullaire. Trop de bulles dans ma tête … ou plus assez. En tous cas il m’est très difficile de ne pas faillir à mon engagement ces temps-ci. Je dois avouer que retrouver mes soirées me tente assez après ce mois et demi de bullage quotidien.

Remplacer cette heure d’isolement par d’autres activité comme boire de la bière, dormir, ou et même surtout lire… ! Ca fait presque un mois que je n’ai pas ouvert mon bouquin. Mes journées sont trop chargées pour m’en laisser le loisir et quand je rentre je dois écrire. Je pense que mes bulles pâtissent sévèrement de ce manque d’influences littéraires extérieures. Et puis j’ai quand même l’impression de toujours raconter la même chose !
C’est peut-être d’ailleurs pour cela que vos commentaires sur mes dissertations état-d’amiales sont de plus en plus rares (j'allais dire sporadique mais a la réflexion je trouve ça pompeux, mais au moins maintenant vous savez que je connais ce mot aussi...).

Tout cela pour en venir au fait qu’encore une fois, je vais faire court.
Le programme d’étude avance et nous sommes dorénavant (et après avoir bouffé des pages et des pages de calculs indigestes et complexes…) des plongeurs Nitrox certifiés. Nous avons de plus pratiqué la moitié restante des démonstrations sur lesquelles nous seront évalués très bientôt.

La journée fut excessivement chaude, le compresseur de rechange extrêmement bruyant, et ma migraine matinale exponentiellement douloureuse à mesure que la journée s’est déroulée.

Mon orteil gangréné semble mieux se comporter… à moins que l’infection ait suffisamment rongé mon moi-intérieur pour avoir détruit mes connexions nerveuses dans leur intégralité. Auquel cas, j’aurais le plaisir de vous raconter en détails comment on ampute un orteil au coupe-coupe en Malaisie.

Mesdames, Messieurs,

A demain.

samedi 24 avril 2010

vendredi 23 avril 2010
Petite bulle de vendredi qui ne sera découverte (par la majorité d’entre vous) que lundi…

Ce fut une longue journée. Je ne vais cependant pas entrer dans les détails, tout simplement parce que j’ai très envie de « juste » aller me coucher.

Il fait toujours très chaud et beau. Nous apprenons les subtilités des plongées sous mélange enrichi en oxygène… passionnant en un sens mais, et je ne saurais expliquer pourquoi (la fatigue peut-être…), toujours aussi soporifique !

Et puis vers midi j’arrive (au bout d’une demi-heure de geignements pathétiques) à convaincre Jim de me laisser aller plonger. Tant pis pour mon pied gangrené… il me faut ma dose d’air filtré compressé…

Je suis donc parti guider trois plongeurs de niveau assez correct sur une plongée assez simple. La visibilité n’était pas top et l’ensemble de l’aventure aurait pu être un peu décevante pour les clients mais au bout de 40 minutes j’ai tout de même réussi (pour mon plus grand plaisir !!!) à mettre la main sur une tortue super mignonne ! La toute première que je « spot » moi-même. Fierté intérieure que je savoure en l'observant égoïstement un long moment... Faut dire que je commençais à me sentir maudit de la tortue… seulement deux depuis que nous étions arrivés, alors que tout le monde en croise tous les jours.
J’espère vraiment que celle la mettra fin a ma malédiction et que je verrais ces petites merveilles de biologie sous marine plus souvent. Je les adore. Elles sont complètement magiques. On dirait qu’elles volent sous l’eau… puis, paisiblement, elles arrachent le corail avec leur bec affuté en se foutant totalement de notre présence… des divas.

Et puis voila… c’est tout pour cette petite bulle.

A demain.

jeudi 22 avril 2010

jeudi 22 avril 2010
Alors que nous nous engageons dans une période de travail acharné qui doit voir notre formation s’achever dans huit jours, Charlotte a réussi à me convaincre (j’ignore d’ailleurs comment…) de nous enrôler dans trois formations de spécialité.
Nous serons donc bientôt (en plus de DiveMaster)
- des plongeurs Nitrox (en gros on plonge avec plus d’O² dans la bouteille pour rester plus longtemps sans avoir les désagréments de l’azote… compris ?... sinon c’est pas grave, on refera un point plus tard.)
- des plongeurs profonds (en gros on étend notre limite d’accompagnement de plongeur à 40 mètres).
- Des plongeurs sur épaves (en gros on sera capable de rentrer à l’intérieur des épaves où c’est possible… et pas dans celle ou c’est pas possible… pas de point plus tard pour celle la donc relisez si vous n’avez pas compris.)

Trois nouvelles spécialités et donc autant de livres / présentation / exams / frais.
Mon tout récent anniversaire (mais si j’ai bien du le mentionner à demi mot souvenez-vous…) me permet de m’offrir ces folies… youhou… qui vont nettement étayer mon CV.

Pour ceux que ca intéresse, chaque spécialité coute environ 120€, et n’est donc pas prête d’être rentabilisée mais tant pis, au moins nous seront capables de le faire et l’expérience est absolument essentielle sous l’eau. C’est quand même toujours mieux d’être plus certifié que les plongeurs que l’on accompagne.

Bref notre semaine passe d’orange, à rouge vermillon sur l’échelle bison futé de la quantité de travail. Et ce, alors même que je continue de m’endormir en plein jour comme un éléphant de mer narcoleptique. Ma vie de rêve vire à l’enfer !

Pendant que j’y suis-je peux vous donner des nouvelles de mon pied… la coupure est quasiment remise mais de l’autre coté, la gangrène progresse de sorte que j’ai du prendre la résolution de garder mon pied sec et propre pour quelques jours. Ce qui signifie d’une part que je ne plonge pas…, et d’autre part que j’ai l’air con en maillot de bain avec mes baskets et mes chaussettes sur la plage. Merci de ne pas en rajouter dans vos commentaires.

Du coté des bonnes nouvelles : je peux toujours (et c’est assez pratique) mettre en avant le ciel bleu, le soleil brulant, mon bronzage satiné, et l’eau à 31°… j’arrive donc aisément à me convaincre que je suis mieux ici qu’à Pantin (… par exemple).

A demain.

mercredi 21 avril 2010

mercredi 21 avril 2010
Il est tard.
Je devrais déjà dormir et il m’a fallu énormément de volonté pour ne pas remettre cette bulle à demain.
Je suis fatigué. J’ai été fatigué toute la journée… Je me suis même endormi vers 11h sur une chaise au milieu du centre… puis de nouveau vers 15h sur la plage. Mais rien à faire : je suis quand même crevé.
La nuit dernière a été un peu spéciale. J’ai fait beaucoup de rêves dont deux qui ont suffisamment bousculé mon esprit pour me réveiller. Le premier me projetait dans mon ancienne maison… mon château. Quand je rêve de ma famille ça se passe toujours dans mon ancienne maison. Comme si mon esprit n’arrivait pas à intégrer que je n’y remettrais jamais les pieds et que plus personne de ma famille n’y vit dorénavant. Je vivais dans ce rêve une rencontre très poignante avec mon père dont l’état de santé s’était « visiblement » dégradé. Tout était très réel et la sensation « finale » qui me fit ouvrir les yeux fut une accolade tendre durant laquelle je sentis ses tremblements diminuer à mon contact. Soupir. J’aurais eu envie de prolonger cette sensation plus longtemps mais les rêves sont ainsi.
Le deuxième fut beaucoup plus court mais beaucoup plus intense. Un vrai cauchemar pour le coup… et en anglais. Oui, je commence à rêver en anglais. J’étais de nouveau dans ma grande maison. Seul cette fois. Dehors une tempête fait craquer les arbres et la pluie vient s’écraser lourdement sur les carreaux de ma chambre. J’ai peur. Je sais que quelque chose me guette. Je suis recroquevillé dans un coin de ma chambre. Je sais aussi que la porte principale est bien fermée. Quoi ce soit, Ca n’arrivera pas jusqu’ici… Mais a peine ai-je formulé cette pensée rassurante dans ma tête qu’un son lancinant se fait doucement entendre : des ongles grattent doucement la porte de ma chambre… puis un murmure rauque… « …do…you…beleive…in…god… ? ». Une sensation de terreur m’envahit instantanément, je réalise soudain que la sécurité de ma maison n’a, en rien, su retenir ce qui se tient derrière ma porte et qui gratte lascivement. J’ai envie de crier mais j’ai le souffle coupé, c’est cette sensation d’expiration bloquée qui me sort violemment de mon cauchemar. Flippant non ?

Freud, Lacan, Dolto, Maman, à vous de jouer ! Interprétez moi tout ca et dites moi si oui ou non il est temps pour moi d'être interné.

Le troisième réveil de la nuit est moins palpitant puisqu’il s’agit de la musique débile de l’Ipod de Charlotte, qui signifie juste (n’en déplaise à Freud) qu’il est l’heure d’aller travailler.

La journée ne fut pas aussi chargée que prévu. Charlotte a dû faire sa simulation de cours avec Jim et Moi en faux débutants débiles.
Ce fut aussi fatiguant pour elle que pour nous qui devons faire semblant de savoir à peine nager, d’avoir peur de l’eau et des poissons, de ne rien comprendre de ses instructions… etc.

S’en suit ma micro sieste au milieu du centre, puis une super plongée sur l’épave d’un cargo.


... dont vous n'aurez pas le compte-rendu puisque mon ordi vient d’effacer la fin de cette bulle… Ô rage Ô désespoir… Ô stupide technologie.

Je n’ai pas le courage de réécrire la partie manquante, je vous dis par conséquent :

A demain.

lundi 19 avril 2010

lundi 19 avril 2010
Me revoici… et ne mentez pas je sais que je vous ai manqués !

J’ai maintenant 29 ans. Pas vraiment adulte pour autant… mais qui sait peut-être que ça viendra un jour.
Comme souvent après mon anniversaire, ce matin j’étais sujet à un petit « blues » que je ne saurais pas trop expliquer. Mais puisque qu’on est là je vais essayer quand même !
Ce que je vais dire ici peut sembler extrêmement égoïste mais… tant pis, après tout ce sont Mes Bulles et c’est ce que je ressens !

J’ai presque toujours un sentiment de frustration mêlé à un brin de tristesse après ces occasions. Je les considère comme l’opportunité pour mes proches d’exprimer (par un cadeau…) la façon dont ils me voient. Ce qu’ils pensent que j’aime, le monde dans lequel ils me projettent. C’est pour moi trop souvent la mise en lumière du gouffre qui les sépare de ma réalité.
Ma Maman m’a toujours dit que j’accorde trop d’importance au sens des cadeaux que j’offre ou que je reçois. Elle a sans doute raison. En fait je sais qu’elle a raison, et je n’en veux pas autant aux gens de mal appréhender ma nature profonde (blague de plongeur…) que je m’en veux personnellement de n’être pas capable de partager ce qui me fait vibrer, le monde dans lequel JE me projette !
Alors … ? Egoïste ? A vous de juger, pour Oui tapez 1, pour non tapez 387.

Ajoutez a ça, l’incrémentation inexorable des années qui passent, une petite gueule de bois, pas de nouvelle de mon Papa, et voila, vous avez en gros la recette du blues post-anniversaire.

MAIS…

Déjà :
Il est possible que ces bulles aident qui le voudrait à me connaitre un peu mieux.

Ensuite :
J’ai reçu aujourd’hui tellement de messages que j’ai du passer au moins deux heures devant mon écran uniquement pour répondre a tout le monde. Du coup pas le temps de déprimer. Et puis lire ces petits (ou pas d’ailleurs… certains se sentent inspirés par mes bulles et me raconte leur vie sous toutes les coutures !) textes pleins de pensées sympathiques requinquerait n’importe qui.
Beaucoup me parlent de mes bulles et profitent de l’occasion pour m’encourager. Parfais … plus ca va moins je vais pouvoir m’arrêter en route ! La pression monte.
En lisant tous mes mails je pouvais sentir (comme quand je lis vos commentaires !) que loin là bas, vers l’Ouest (ou l’Est en fonction d’où on se place…) de nombreux regards bienveillants sont tournés vers moi. Et qu’aussi quelque part, mes bulles ont déjà subtilement changé la façon dont les gens me perçoivent… tout espoir est donc permis !

Pour tout ça, Merci.
Merci pour les messages et Merci de participer activement a ma thérapie sociabilisante…

Du coté de l’ile, la plage est toujours assez vide (sans doute parcequ’aucun touriste européen ne peut prendre l’avion en ce moment… bah oui vous voyez : ça a des répercutions ici aussi !) mais heureusement ils restent quelques malais pour nous tenir en éveil dés qu’ils tentent d’aller se noyer. Encore deux de sauvés aujourd’hui. Je pense d’ailleurs mériter (au moins) le grade de Grand Officier de la Légion d’Honneur pour tous mes actes de bravoure gratuits et désintéressés…
Ce qui me rappelle un fait que je vous expose avec une fierté non dissimulée : mes grands-parents paternels, déportés en 1943 pour avoir résisté à l’envahisseur, ont reçu des mains du Général (!) la plus haute distinction de l’Etat (et je ne parle pas de celle qu'on décerne a Johnny Halliday...) après avoir survécu aux camps de concentration (car oui, il n’y avait pas que des juifs dans ces camps… houuu polémique… attention…). Chapeau très bas et hommage à « ces improbables consciences, larmes au milieu d’un torrent » comme dit Goldman. Du coup j’aime à penser que j’ai ca dans le sang… Mais si… suffit de chercher un peu c’est tout…

Digression historico-généalogique terminée.

Rien d’autre à signaler pour la journée, si ce n’est une sieste sur la plage, à l’ombre (mais pas en dessous !!!) d’un cocotier qui ne suffit malheureusement pas à me tenir éveillé très tard ce soir…
Et donc,


A demain.

PS : Le Barracuda était délicieux, les calamars surprenamment exquis, et le Monkey Juice parfaitement glacé.

dimanche 18 avril 2010

dimanche 18 avril 2010

Joyeux Anniversaire Moi...

Quelques mots pour la plus petite bulle de toute l'histoire des bulles...

Barbecue, Barracuda, Salade, Pomme de terre, Maïs caramélisé, Calamars grillés, Pastéque, Papaye, Biére, Monkey juice, et bien sur gateau au chocolat !

A demain...

samedi 17 avril 2010

samedi 17 avril 2010
Haaaaaaaaaaaaaaaaa …. Apres une journée comme hier, j’aurais du me douter qu’aujourd’hui serait … « difficile ».
Les choses n’avaient pas trop mal commencées. Début de journée tout a fait classique. Reveil, dejeuner, postage de ma bulle, et demarage en douceur.
En fait je passe un bon bout de la matinée a ne rien faire… assis dans une des confortables chaises du centre, je lis vaguement les infos. Un nuage semble paralyser la moitié de l’Europe… et vole sans doute la vedette a la CGT. Rien de passionnant donc. Je pourrais evidemment relire une de mes bulles captivante mais soyons honnetes, je n’ai pas vraiment envie de me relire trop tot… besoin d’un peu de recule.

Et puis un peu de « rien » me convient parfaitement. Apres tout j’ai passé quelques années a m’en accomoder, et ne rien faire ne m’a jamais embeté.

Mais le travail fini toujours par trouver une victime dans un dive center… et je me retrouve volontaire pour repeindre des piliers en bleu, ce qui m’occupera jusqu'à « L’Accident »…

Car si vous avez été attentifs, j’ai commencé cette bulle par un cri de desespoir.
A la veille de mes 29ans, mon corps tombe en miette. Apres un orteille cassé, une cote en morceaux, et quelques irritations que la pudeur m’empeche de localiser… c’est au tour d’un autre de mes orteils de souffrir atrocement.

« L »Accident » donc. Je me vois invité à aller creuser un trou pour planter les nouveaux signes (que j’ai réalisé la veille). Ok, tout est bon pour rentabiliser mes muscles…
Le sable est brulant, et si vous avez suivi, je n’ai plus de chaussures vu que quelqu’un a jugé intelligent de me voler les miennes il y a un mois. Et donc sur le chemin brulant, sous le sable, se trouve dissimulé et parfaitement invisible, un bout de verre… sur lequel mon index pietale vient s’empaler lamentablement.
S’en suit une éruption sanguine sans précédent… puis une course effrénée (toujours sur le sable brulant !) vers le centre de plongée. Je sais déjà, a la vu du flot incessant d’hémoglobine, que la blessure est profonde. Il me faut rapidement (c'est-à-dire avant que la douleur n’arrive…) procéder a une désinfection totale du cratère. Erf… trop tard pour la douleur. Alcool. Souffrance. Bizarrement et pour l’anecdote, j’en rigole tellement je suis surpris que ca pique autant… mais P***** ça pique !
Un gros pansement à changer régulièrement et une plaie de plus à nettoyer minutieusement et régulièrement. La moindre blessure a tendance à s’infecter très rapidement ici, et j’aimerais assez conserver Tous mes doigts de pied.

Fais c**** quand même. J’aimerais pouvoir être entier et a pleine capacité pour profiter au maximum de tout.

Bon et puis en plus demain c’est mon anniversaire et je déteste ça. Mais (et malgré les apparences), ben ça va plutôt bien. J’imagine que je surf toujours sur la vague d’euphorie d’hier.

Pour fêter ce triste événement (mes 29ans) j’organise un barbecue sur la plage, donc demain je vais sur le continent faire des courses : patates, tomates, ognons, sauces, BIERES,… pour accompagner le barracuda d’un mètre vingt que j’ai commandé au village de pécheurs.

Ouais … ça va être bien !

Peut-être pas a demain, de toutes façons on sera dimanche et personne ne verra la différence !

A lundi.

vendredi 16 avril 2010

vendredi 16 avril 2010
Excellente journée ! Une bonne base déjà : soleil, ciel bleu, et réveil plus tardif que d’ordinaire.
Nous arrivons au centre avec le sourire des bons jours. Pas de raison particulière à cela. C’est comme ça. Certains jours semblent meilleurs dés le départ, et c’était le cas aujourd’hui.
Bon faut admettre que certaines journées s’annoncent bonnes et s’avèrent en réalité catastrophiques (je pense en particulier aux anniversaires, Noel, mariages et autres réunions sympathiquement terrifiantes… !)
Je m’égare mais faut bien que je digresse un peu, sinon vous allez vous ennuyer.
Donc petit déjeuner au shop. Chocolat au lait, pain au lait, et banana cake. Pas d’équipement à préparer, relativement peu de chose à faire dans la journée. Autonomie. Un projet de panneau de devanture ayant été initié quelques jours auparavant (avant d’être abandonné faute de temps et de motivation), je prends sur moi de mener ce projet à terme.
Point de départ :
- une planche de 4m de long peinte en blanc.
- Un message à inscrire : « PADI DIVE CENTRE »
- Un pot de peinture bleue et un autre rouge.
Mon esprit cartésien (voir maladivement maniaque, et obsessionnellement symétrique) me pousse à dessiner toutes mes lettres a la règle. Treize lettres. Deux espaces. Quinze centimètres par lettre. Cinq centimètres par espace. Et de chaque coté, les signaux internationaux de plongée de 24 centimètres chacun.
Une heure et demie plus tard… mes lettres sont prêtes à recevoir leur couleur : Bleue.
Pour cette étape je travaille de concert avec Steve. Vingt années de journalisme. 1500 et quelques plongées… et un talent de peintre remarquablement pointu !
Pause déjeuner.
Reprise. Pendant que le grand signe sèche je dois à présent réaliser deux autres miniatures de signes, qui jalonneront le sentier qui traverse l’ile. Je pense d’ailleurs que si quelqu’un se perd sur l’ile il finira forcement chez nous vu le nombre d’insignes qui pointent vers notre centre !
Je m’exécute donc. J’aime ce genre de labeur. Dessiner, Peindre, Bricoler, autant d’activités qui soulagent mon cerveau hyperactif.
Et le résultat est à la hauteur de mon investissement. Fierté totale pour ce signe qui restera en place pendant au moins trois mois (une éternité en Asie !!!).
Bon… j’ai le dos en miette, de la peinture sur tout le corps (oui mesdames, un mètre quatre vingt douze de muscle, bronzé, transpirant, et maniant le pinceau mieux que personne…). Bref j’ai très envie d’aller plonger.
Rien de prévu dans notre centre. Charlotte et Thijs sont occupés avec un cours. Je regarde le tableau et je vois qu’une plongée part bientôt du centre de l’autre bout de la plage. Un coup de Talkie Walkie et me voila partis pour une petite plongée avec Andy et un client (que j’ai déjà côtoyé et qui, très sympathique qu’il est, ne sait pas nager avec des palmes…). Andy me propose de mener la plongée. Soit.
Et ce sera une excellente plongée ! Je commence par lui refaire une démonstration de contrôle de flottabilité et de palmage. Ensuite je descends la coulée de sable vers « l’embranchement » de corail où je pars vers la droite. Enorme trigger fish ! Danger… petit détour. En revenant vers la ligne de corail je suis pris d’une inspiration surprenante qui dirige mon regard vers le sable ou traine un lacet noir sur lequel je m’attarde étrangement longtemps. Je fini par réaliser qu’il s’agit d’un Pipefish noir tout à fait magnifique !!! Je suis extrêmement fier de cette découverte. Mon enthousiasme est contagieux et mon client est aux anges. Vient ensuite une raie Jenkins énorme qui nage autour de nous un bon moment avant de s’en aller vers d’autres abysses. Et pour finir, d’autres raies, d’autres poissons, un nudibranche, et un retour tout prés du bateau (ce qui veut dire que je ne me suis pas perdu !).
Extra. Sur le bateau nous parlons de la plongée, je suis super content. Le client est super content. Andy me félicite pour le Pipefish.
Je fini ma journée sur un nuage en repensant à tout les choses accomplies.
Et mon panneau trône maintenant fièrement au dessus de l’entrée du centre.
A demain.

jeudi 15 avril 2010

jeudi 15 avril 2010
Toujours ce même rituel. J’accroche mon hamac entre les deux piliers de notre balcon. Sors mon netbook. Branche mes écouteurs. Choisis la musique qui va accompagner le cliquetis des touches de mon clavier.
Et puis ça commence… ouverture du fichier Word, je fais défiler tout le texte pour arriver à la fin : la bulle d’hier. Déjà 67 pages. « Insérer », « saut de page », tout est prêt pour accueillir ma nouvelle bulle.
La date d’abord, et retour a la ligne. Et puis j’écris. Il arrive que les mots se bousculent dans ma tête à tel point que je ne sais par lequel commencer. D’autres fois c’est le néant. Mais pas le choix, inspiré ou pas, je dois souffler cette bulle… tous les soirs.
Vous qui lisez, savez mieux que personne (enfin disons mieux que ceux qui ne me lisent surtout…) a quel point certaines bulles peuvent paraitre … « ennuyeuses » ?… non, disons plutôt un peu décevantes. Celle-là sera trop nombriliste, celle-là incompréhensible, cette autre passionnante, …Etc.
A lire vos commentaires je ressens vos attentes, vos envies de voyages, votre besoin de liberté, de vacances, de soleil, et d’histoires de plage. Je tente de vous en servir autant que je peux (même si encore une fois cela me semble vite rébarbatif… soleil, plage, plongée, soleil, …Etc.). Et au milieu de ces tranches de vie au paradis, je vous livre aussi un peu tout et n’importe quoi… cela va de mes discours névrosés sur la mort, la vie ou la famille, à la description par le menu de ce qui se passe dans ma tête quand un étudiant décide d’enlever ses palmes à 17 mètres sous l’eau…
Ou bien, comme ce soir, une simple discussion, une description de mon processus d’écriture.

Je crois que c’est là que je veux en venir. J’écris. Tous les soirs j’écris. Essayez pendant une semaine si vous doutez de la difficulté de l’exercice.
Je fais des fautes, je dois sans doute me répéter, me contredire… mais tous les matins vous pouvez trouver sur l’écran de votre bureau une petite bulle toute fraiche qui attends timidement vos commentaires.
Et si souvent je dois me pousser pour tout mettre en suspend, repousser mon coucher, abréger ma soirée, … etc., je pense sincèrement que j’aime écrire. Au fond, le fait d’avoir des lecteurs, oriente juste mes sujets de dissertation (en m’empêchant de sombrer totalement dans l’auto-complaisance) et flatte tranquillement mon ego !
Peut-être que c’est ça que je dois faire : écrire. Pourquoi pas. C’est quoi être écrivain si ce n’est d’écrire ? Je serais une sorte de plongeur-écrivain. Voila Maman, tu peux dormir tranquille… j’ai enfin trouvé ma voie !
Fini d’être un artiste qui n’a pas trouvé son art.
Mon art c’est d’écrire.
Ne vous méprenez pas hein…, ça me laisse le droit d’être un très mauvais écrivain ! Mais au moins je sais quoi répondre quand on me demande ce que je fais dans la vie. C’est déjà ça.

Avant de finir, et pour ne pas décevoir ceux qui liraient ce blog comme un bulletin météo de notre petite île !
La journée fût belle et ensoleillée, le sable blanc brulant, l’eau turquoise et la mer à 31°.

A demain ?

PS : Toutes mes félicitations aux nouveaux mariés.

mercredi 14 avril 2010

mercredi 14 avril 2010
Une nouvelle journée qui s’efface. Le soleil se couche et ne laisse derrière lui que des souvenirs. Beaucoup de souvenirs pour nous !
Ce matin, nous « oublions » de nous réveiller. Nous arrivons donc très tard au shop : 9h.
Cette petite grasse matinée nous permet d’être en forme pour les épreuves qui vont se succéder tout au long de la journée :
Première épreuve : il est temps pour nous de nous faire évaluer sur ces skills que nous répétons depuis des semaines. Nous enchainons les démonstrations devant notre instructeur (presque) impassible. Neuf au total, soit la moitié de toutes celle que nous devons savoir maitriser à la fin de notre formation. Tout se passe bien. Nous obtenons tous trois (Charlotte, Thijs, et Moi) de très bonne note. Notre Maître nous a bien formés… La Force m’aide à obtenir les meilleurs résultats.

En récompense (…) je me vois offrir l’opportunité d’être évalué individuellement tout au long de l’après midi sur une simulation de « Découverte de la plongée ». Charlotte et Thijs jouent les découvreurs.
Vous m’avez sans doute déjà entendu comparer les plongeurs débutants (ou pas) à des otaries bourrées a la bière. Imaginez à présent une autre dimension de débilité -disons des chimpanzés sous LSD par exemple- et vous aurez un (léger) aperçu des trois heures que j’ai passé à essayer de leur inculquer les bases de la plongée. Horrible … mais au final … malgré leur tentatives d’évasions et de noyades répétées, j’ai réussi à leur faire faire tout ce que je devais. 4,7/5.
Il est 17h30 et nous sommes tous rincés (haha !). « Nous » parce qu’il semble que jouer les chimpanzés sous LSD soit aussi crevant qu’essayer de les maitriser.

A notre retour nous retrouvons le centre toujours aussi calme. Le manque de client devient préoccupant. Tout le monde tente d’y mettre du sien, affiches, alpague du passant, réductions, promotions,… mais rien ne semble changer la donne. Espérons que ca ne durera pas et que les affaires reprendrons rapidement.

Ce soir c’est « Movie Night ». Nous revenons donc au centre après diner pour visionner L’Empire Contre Attaque ! Notre instructeur s’est donné pour mission d’initier Thijs a Star Wars, car (et j’ai moi-même du mal à le croire !!!) Thijs n’a jamais (j’ai bien dit jamais !!!) vu un seul épisode de Star Wars…
Je crois qu’ils sont moins de cinquante comme lui dans le monde entier.

Enfin, son handicap est sur le point d’être comblé. Mais son air septique qui suit chaque apparition de Yoda n’augure pas vraiment la naissance d’un nouveau fan…

Quand a moi j’ai beaucoup de mal a écrire pendant que je regarde Star Wars… je me sens irrespectueux.

Donc, à Georges, Pardon. Et à vous,

A demain.

mardi 13 avril 2010

mardi 13 avril 2010
Je pourrais encore vous faire un descriptif détaillé de ma journée, vous parlez de ma plongée sur une épave de cargo, de mes révisions de skill, ou encore de l’examen que nous avons passé. Mais vous avez déjà lu ce genre de rapport peu inspiré une demi-douzaine de fois…
La vérité c’est que je n’ai pas grand-chose de nouveau à raconter. Car ne nous leurrons pas : la vie que j’ai choisi c’est aussi ça : une vie simple. Des plaisirs simples. Des choix simples.

Le plaisir de ce soir est de profiter d’une petite brise sur notre balcon en écoutant de la musique tandis que le soleil se couche.

Nous commençons doucement à envisager nos options quand nous auront terminé notre formation. Nous souhaitons changer d’île… les histoires rapportées par d’autres plongeurs emmènent notre imagination vers l’Indonésie, les Philippines, mais aussi l’Amérique du sud, voir même la Norvège pour les plongées sous glace !
Nous tachons de vivre notre rêve, jusqu’ici tout va bien, et le rêve évolue, se nourrit des expériences partagées, des livres lus, et d’un tas d’autres choses que seuls ma Mère, Freud et Lacan seraient capable d’expliquer.
Charlotte vit son petit plaisir du soir en lisant a coté de moi. Les moments de détente sont vraiment des moments de détente.

Tout a l’heure je suis allé cueillir des papayes avec le gérant de notre guesthouse… je sais tout de leur maturation et du bon moment pour les déguster. J’ai même appris que la papaye est supposée être très bonne pour les yeux ! Mais surtout, elles sont pleines de vitamines dont nous manquons cruellement !
Voila sans doute notre plus grande préoccupation : s’hydrater et tenter de manger équilibré…

Du coté de la France, j’apprends que « la CGT (haaaaaaaa) appelle a une journée de mobilisation générale »… (Soupir). Loin loin loin…

Plus prés, Bangkok (et non pas toute la Thaïlande…) est dans la tourmente. Non, aucune répercutions sur la Malaisie. Je préfère prendre les devants tant les gens ont tendance à tout mélanger dés qu’on parle d’un pays lointain (la façon dont l’information est relayée n’aide pas forcément non plus). Un peu comme si les grèves de la CGT avaient des conséquences en Ecosse…

En tous cas, bon courage à tous ceux qui prennent le métro.

A demain.

lundi 12 avril 2010

lundi 12 avril 2010
La plage, bien que très ensoleillée, est néanmoins très calme depuis quelques jours. Les quelques 300 lits que compte l’ile sont relativement peu occupés et le centre tourne au ralenti. Nous avons donc tout le loisir d’avancer dans nos cours théoriques.
Nous passons un nouvel examen, que nous réussissons haut la main (évidemment…), ce qui amène le compte à 4 examens passés sur 8. Les plus durs restent à venir mais je reste confiant…

En fin d’après-midi nous réquisitionnons un bateau pour rejoindre le site que nous devons cartographier et que nous connaissons à présent assez bien. Objectif de la plongée : déterminer les points d’intérêt dudit site.
En gros localiser des poissons… plutôt très sympa comme objectif. Nous nous baladons donc autour de ce récif armés de nos lampes torches (pour voir entre les rochers et dans les trous) à la recherche du poisson rare.
Nous débusquons un sublime spécimen de Nudibranche rose à jupe blanche, une beauté. J’arrive à trouver mon premier Pipefish… au fond d’un trou, tout camouflé qu’il était ! Et une petite autre dizaine d’habitants (permanents ou occasionnels) de notre récif.
Les nudibranches et les pipefish sont de tout petits organismes dont l’intérêt peut sembler tout à fait surfait lorsque l’on débute sous l’eau tant la profusion de nouvelles formes et couleur peut paraitre déjà accaparante. Mais pour le plongeur avertis, ce sont de vraies petites friandises… Réussir à mettre la main sur ces minuscules petits bijoux de formes et de couleurs est un plaisir difficile à transmettre par les mots.
Disons que ces deux découverte m’ont permis d’honorer dignement ma 60eme plongée. Plus que 40 avant la 100eme !!! Supposée être … hum… à poil !

Je vous laisse rêver à toutes ces raisons de venir nous rejoindre… (les nudibranches, le plaisir et les poissons… pas ma 100eme plongée… quoi que… enfin a vous de voir !)

Pour ma part je vais, une fois n’est pas coutume, boire une bière avec Charlotte, le reste de l’équipe et d’autres plongeurs de l’ile.

A demain.

dimanche 11 avril 2010

dimanche 11 avril 2010
Loin de moi l’idée de vous effrayer et de vous détourner de la plongée mais le rapport de la journée fait encore état d’un plongeur ayant eu des soucis sous l’eau.
Plongée « profonde », donc stressante. La visibilité devient tellement mauvaise qu’on peut avoir un sentiment d’étouffement. Une claustrophobie des abysses en quelques sortes. Nous ne sommes pourtant qu’a 28 mètres, mais 28 mètres d’eau au dessus de la tête c’est quand même quelque chose !
Bref il ressent un petit pincement dans sa cage thoracique, et son anxiété fait le reste : petit coup de panique. L’instructeur l’attrape par le gilet et le calme en essayant de rythmer sa respiration. Ok. On continue. Rapide démonstration des effets de la profondeur sur les couleurs et puis retour a une profondeur moins stressante, et plus colorée. Bonne fin de plongée.
Plongée sur épave à 25m. A peine en bas… rebelote (j’aime et j’assume cette expression ringarde !). L’instructeur remonte avec lui tandis que je continue la plongée avec la deuxième élève. Le but de la plongée est principalement de mettre en évidence tous les dangers d’une plongée sur épave (câbles, objets coupant, poissons pierre, poissons scorpion, …etc.). Je pointe le maximum de danger possible et débusque de mon œil expert, trois poissons pierre particulièrement bien camouflés.
Nous retrouvons l’instructeur et le plongeur à la cage thoracique douloureuse quand nous remontons sur le dessus de l’épave et finissons donc la plongée de concert.

Voili voilou…
Je réalise que les petits soucis sont finalement assez fréquents et deviennent vite de gros problèmes sous l’eau. Heureusement nous savons à présent répondre à la grande majorité des ces soucis.

De mon coté je ne dors pas beaucoup. Ma cote est toujours très douloureuse et je n’arrive pas à trouver une position qui me soulage. Je suis donc de plus en plus fatigué…

Par conscequent, ca suffit pour aujourd’hui ! En plus vous avez de la lecture en retard du week-end… je vous laisse relire le tout et attend vos commentaires acerbes.

A demain.

samedi 10 avril 2010

samedi 10 avril 2010
La longue journée d’hier a laissé des traces… nous nous levons difficilement et nous rejoignons le dive center en trainant derrière nous, nos ombres qui semblent peser des tonnes.
A mesure que la journée avance, nos ombres qui pourtant rétrécissent, gagnent en densité et chaque pas devient une épreuve.
Nous trouvons refuge dans l’eau, où nos doubles maléfique ne peuvent nous suivre. Séance de démonstrations de skill en quasi apesanteur. C’est vraiment bon d’être à genoux sur le fond sablonneux de la baie, dans une eau turquoise a 31°, avec des poissons qui nagent autour de nous, sans doute perplexes devant nos gesticulations absurdes… Mais la faim nous rappelle a l’ordre et dés la sortie de l’eau, nos ombres reprennent leur travail de sape.
Le soleil au zénith, densité maximale, nous sommes cloués au sol. Il fait très chaud.

Heureusement le programme de notre journée se limitait quasiment à la révision des démonstrations. Emploi du temps léger donc. L’après midi est consacrée à l’étude des manuels pour la préparation des examens théoriques. Je m’isole un peu pour réussir à lire ces manuels ô combien intéressants mais terriblement soporifique (si si, les deux sont cumulables !). Lecteur mp3 dans les oreilles et musique classique, m’aident à tout comprendre des marées, courants, vagues et autres mécaniques des « eaux » séant. (Haha…)

Ma tranquillité ne reste inébranlée que très rarement et une fois encore je suis sortie de ma torpeur studieuse par je-ne-sais-même-plus quel prétexte sans aucun doute futile. Et de toutes manières je ne vois aucun prétexte qui saurait justifier l’interruption du Requiem de Mozart en son milieu. Ne cherchez pas, il n’en existe pas.

(Anecdote : Cela me rappelle une des expérience mystique les plus poignantes de ma vie : rentré par hasard dans la cathédrale de Hambourg vers 18h, je suis tombé sur une commémoration dont le sens m’a complètement échappé, mais durant laquelle un chœur faisait écho a un orchestre qui interprétait le dît Requiem dans son intégralité. Epoustouflant : Sans doute ce que j’ai pu entendre de plus beau dans ma vie.)

Voici donc la fin d’une journée dont le seul événement marquant sera l’interruption du Requiem de Mozart. J’en suis encore chamboulé.

Demain nous reprenons du service subaquatique. J’accompagne un cours de plongée avancée : nous partons pour une plongée profonde le matin puis plongée sur épave l’après midi. Cool. Je prie pour une bonne visibilité et si ce n’est pas trop demander, pas trop de courant… mais après ce que j’ai fait à Wolfgang, je doute que les cieux me soient favorables.


A demain.

vendredi 9 avril 2010

vendredi 9 avril 2010
Grosse journée de plongée. Nous avons guidé deux plongées sans aucune supervision. Le métier rentre en douceur.
Nous avons enchainé sur une session de répétition de démonstration (skill) durant laquelle il est difficile d’énumérer tout nos fous-rires sous-marins.
J’en suis ressorti frigorifié… Dur de réchauffer son corps après trois plongées. Il faut pourtant que j’aille bientôt ré-enfiler ma combinaison humide, pour participer a la 1000eme plongée de mon instructeur ! Il est 19h30… et donc nous allons plonger de nuit !!!

Frissons garantis…
Champs de vision limité au faisceau lumineux de nos petite torches, noir totale, et une toute nouvelle faune qui se réveille pour vivre la nuit. Crabes géant, barracuda, coraux en floraison,…. Tout un programme que je tacherai de vous conter en rentrant (si j’ai le courage… sinon demain !)

Et… a par si je reviens vers mon ordinateur plus tard … ce sera tout pour la bulle d’aujourd’hui…
Un petite bullinette de temps en temps ca fait du bien aussi (oui… surtout a moi…)!

A demain.
jeudi 8 avril 2010
Il est 21h30, je suis sur ma terrasse.
Il est 21h31, il fait chaud.
Toujours 21h31 et je me demande par où entamer le récit de cette journée…
Je vous propose une petite théorie personnelle, étayée par mes aventures toutes récentes.

La théorie est la suivante : Dans la vie nous sommes souvent notre plus grand ennemi.
Nos envies batailles avec notre conscience, nos pulsions avec la peur du remords ou de la punition.
La vérité est que nous avons, en naissant, une liberté totale sur nos choix et nos actes. Les lois ne sont là que pour rassurer la collectivité qui ne peut vivre sereinement en pensant que quelqu’un peut un jour décider de vous tuer impunément. La vengeance est, de la même, manière proscrite. Les pulsions naturelles refrénées. L’homme se fixe des barrières personnelles qu’ils tentent d’imposer au reste du monde pour s’assurer que tous respectent les règles du jeu.
Ce n’est pourtant qu’un jeu. Certains trichent. Certains exploitent les failles des règles. D’autres mettent un point d’honneur a jouer selon le règlement.
Le but du jeu ? S’en sortir le plus longtemps possible j’imagine. Rester en vie.
Pas de repêchage dans ce jeu. La fin est brutale et définitive.

C’est cette peur qui nous retient et nous empêche dans des situations de panique.
Prenons le plongeur de ce matin. Italien (BOUH !), sur de lui, et bel homme. Fraichement certifié, il semble néanmoins parfaitement à l’aise avant d’entrer dans l’eau. Son groupe descend doucement vers le fond quand d’un coup il réalise qu’il y a 10 mètres d’eau au dessus de lui.
Panique.
La partie est-elle terminée ?
Non !
Remontée en catastrophe, « en bouchon », qui vient traverser la surface comme un ballon pour atterrir devant moi en battant des bras.
Il sait plonger. Il sait nager. Il sait que pour flotter en surface il doit gonfler son gilet. Mais il n’en fait rien. La peur de mourir est sa seule obsession. Le jeu ne doit pas finir. Heureusement je suis la pour (d’un geste sur et serein !) gonfler son gilet, et m’assurer qu’Il n’a pas (tout seul) mis fin a sa partie.
C’est comme les animaux traqués : invisibles et introuvables jusqu'à ce que la Peur les pousse à courir et à devenir ainsi des proies visibles et facilement abattables.
La peur est un mécanisme de survie élémentaire. Ce qui n’est pas élémentaire c’est de savoir comment gérer la peur.
Deuxième exemple : cet après midi, je guide une plongée sur un très beau site. Les plongeurs sont tous débutants. Ce même italien fait partie de mon groupe cette fois. Il a besoin de montrer que ce qui s’est passé ce matin n’était qu’un coup de panique incontrôlable qu’il n’a lui-même pas compris. Il est prêt et gère parfaitement son stress cette fois-ci. Ce n’est pas le cas de la petite Japonaise qui vient me taper l’épaule en gesticulant pour me demander de remonter (VITE ! TRES VITE !). Etape un, Attraper son gilet. Etape deux, la faire respirer calmement. Etape trois, lui proposer de continuer. NON ! Vite remonter ! Etape quatre, la remonter en douceur. Etape cinq, surface, gonfler son gilet et commencer le travaille de déculpabilisation. Tout va bien. Personne ne vous en veut. Oui le courant était trop fort (« quel courant ??? »).
Pendant notre formation on entend souvent « vous ne pouvez imaginer ce que le stress fait faire aux gens sous l’eau », je commence à me faire une idée la dessus.

Car sous l’eau, on est sans cesse sur cette limite du vertige. Le stress peut nous engloutir à tous moment alors même qu’aucun danger ne menace notre survie. Un regard vers la surface à 30 mètres de fond est toujours une énorme poussée d’adrénaline. C’est personnellement la maitrise de cette peur, le plaisir que j’éprouve à contrôler ce stress qui (en grande partie) me pousse à plonger et apprendre toujours plus de façons de répondre aux situations stressantes.

Une autre raison se situe dans l’amour de la flore et de la faune sous marine ! Merci Cousteau pour cet héritage !
Et cette journée m’a offert une de mes plus riches plongées depuis mon arrivée : sur un site simple et facile que je fréquente régulièrement pour les cours d’initiation. La visibilité est très bonne. Le festival commence avec une petite raie tacheté bleue, viennent ensuite les énormes humphead vert, accompagné d’un non-moins énorme Napoléon Wrass, puis d’une raie Jenkins d’un bon mètre d’envergure,… et pour finir en beauté : un requin pointe noire d’un mètre cinquante.

Il est 22h31, cette bulle est terminée. Et je vais me coucher en sachant pourquoi je suis ici !

A demain.

mercredi 7 avril 2010

mercredi 7 avril 2010
Ô joie, Ô volupté, Ô repos bien mérité…
Aujourd’hui… R.I.E.N.
La nuit est un peu dur parce que je me réveille à chaque fois que je bouge (ma cote me fais toujours mal…), mais au petit matin, l’absence d’alarme est… tout simplement sublime.
Nous tardons ainsi au lit jusqu'à 9h30… heure a laquelle la température devient trop élevée dans notre bungalow pour pouvoir continuer à somnoler paisiblement. Il est alors temps de ramper jusqu'à notre terrasse pour se hisser dans notre hamac.
Petite sieste matinale, a la suite de laquelle je vais demander au gérant de nous envoyer sa brigade de femmes de ménage pour rendre notre bungalow sanitairement viable.
Retour au hamac pour une longue séance de lecture en attendant ladite brigade. Je fini (enfin !)le livre que je n’avais pas touché depuis Koh Lanta, et je m’offre même le luxe d’en démarrer un nouveau. Rien (et je dis bien RIEN) ne peut battre une journée de lecture entre plage et hamac. En toute simplicité…
Vous avouerez que prendre un jour de repos quand on travaille a la plage, ça rend les choses plus simples et plus économiques. Ce que je veux dire c’est qu’un week-end en ville n’est pas forcement ce qu’il y a de plus reposant, et qu’une virée a Deauville (ou a la Clusaz !!!) n’est pas franchement économique. J’en profite pour crier mon indignation la plus profonde au vu des tarifs des transports en France… tout bonnement indécent. J’ai parcouru les 2000 et quelques kilomètres qui séparent Bangkok et la Malaisie dans un train couchette et climatisé tout à fait correct pour … 17 euros. Et je suis arrivé à l’heure.
Haha vous voyez … je suis reposé et prêt, en bon français, a exprimer mon mécontentement avec force de conviction.
« TOUT CELA EST PARFAITEMENT INADMETTABLE » (…et orthographiquement incorrect.)
Vous noterez quand même que j’ai pris le parti de partir, ce qui me confère quand même une (légère) légitimité à critiquer. Un sage a dit un jour : « La France, on l’aime ou on la quitte »… moi je préfère dire que je l’aime de loin. Et je dois avouer ma préférence pour le Sud… Oui, le soleil est une obsession chez moi. La météo a une influence directe sur mon humeur. Un petit tour dans le RER de pantin un jour de pluie vous démontrera que je ne suis sans doute pas le seul…

Retour sur ma sublime journée… ha ben non, rien de plus… j’ai déjà parlé du hamac, des livres, de la plage, du soleil, de la sieste matinale… Ha si ! Sieste après-miditale ! Moi dans le hamac, Cha dans le lit.
Et puis voila… il est rapidement 18h, nous allons nous enquire du programme de plongée de demain, et consulter nos mails au centre.
Charlotte va vraisemblablement plonger sur une grosse épave de cargo tandis que je retourne à mon Open water.
Pas de mails mais une longue série de commentaires inspirés et deux idées de blog intéressantes : « Boulles de neige » et « Briques de Pantin »… qui m’ont fait rire et qui devraient être poussées jusqu'à la réalisation !

Il est 22h et ma bulle est terminée et la vie est belle !

A demain.
PS : je réalise que ma cote fêlée peut soulever des questions de comment, pourquoi, quand …Etc. Mais je vous laisse spéculer.
mardi 6 avril 2010
Que dire de cette journée… ?
Que dire tout court… ?
(Je tente discrètement d’attirer votre attention sur la difficulté d’écrire TOUS les jours…)
Comment savoir si les gens qui lisent ne se lassent pas ?
(Je cherche clairement de compliments…)
Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de la famille.

Pas trop le choix dans cette affaire : on se retrouve entre des frères, des sœurs et des parents sans trop les avoir choisis.
Petit point positif quand même : ils nous ressemblent tous en certains points (pas forcement chacun les mêmes cependant).
Certains seront malchanceux, malaimés, abandonnés ou pire : maltraités (je sens que ce classement est sujet a polémique dans les milieux psychanalytiques : n’y a-t-il pas quand même de l’amour dans la maltraitance… et l’abandon n’est il pas un acte d’amour en lui-même ? Je m’égare, mais je laisse le loisir a ceux qui veulent répondre de le faire en commentaire (Oui maman ! c’est l’occasion ou jamais de me parler de Freud !)).
D’autres (comme moi) seront plutôt très chanceux : Papa et Maman aimants et équilibrés, une petite tripoté de frères (trois) pour démarrer la vie en bonne compagnie, un belle maison, un jardin et même une piscine ! (Chanceux je vous dis).
On vit ensemble pendant les vacances, on dine ensemble tous les soirs, on se parle, on se dispute, on se déteste, on rigole, …

Et puis un jour on est grand.
Le premier frère part (disons en Chine…). Le deuxième suit. Et bientôt chacun démarre une vie indépendante de son coté. De nos jours, et dans mon cas, les parents eux-mêmes décident de vivre chacun de leur coté.
On suit de loin l’évolution de chacun et on se retrouve brièvement pour les occasions « particulières ».
Bonnes : Noel, Mariage (mais oui maman ça finira par arriver…garde la Foi), naissance, anniversaire.
Mauvaises : Noel, Mariage,…, accidents de la vie, deuil.

Il est difficile de gérer ses relations avec Ces proches, de gérer ses retrouvailles occasionnelles :
Comment remplir les blancs ? Les aventures non-partagées ? Les révélations trop personnelles pour être confessées dans un mail, coup de téléphone ou courrier (si si ça existe encore !) ?
Comment ne pas avoir parfois l’impression que « ces gens » ne vous connaissent plus vraiment ?
(Réponse : écrivez un blog de bulles !)

Et pourtant…

« Ces gens » seront toujours là pour vous. Et vous serez toujours la pour eux... (Faites leur croire en tous cas !)
En cas de galère je sais où trouver refuge. Et je sais ouvrir la porte (de mon bungalow !) si « ces gens » ont besoin d’un refuge (venez c’est cool ici !).
Nos premières années de vie communes ont forgé une sorte de « contrat d’assistance tout risques » mutuel et réciproque. Rassurant.
Certains veulent s’en détacher. D’autres en abuse volontiers. Tandis que d’autres encore font tout pour ne jamais demander plus qu’ils n’ont donné.

Chacun gère sont équilibre comme il l’entend. Tenaillé en général entre la culpabilité de ne pas prendre plus le temps de partager, et l’idée qu’il sera toujours temps de le faire plus tard.

Je fini cet insupportable laïus de lieux communs avec une petite conclusion moralisatrice qui me ressemble :

Si comme moi vous avez cette chance, savourez-la et n’oubliez pas que rien de tout ça n’est dû ou acquis. Tachez de partagez ce que vous pouvez ... maintenant !

Pour ce qui est de ma journée :
J’ai une cote fêlée (très douloureux et fatigant), mes intestins sont rentrés dans le droit chemin, mon père se marie dans dix jours, j’ai à présent 51 plongées au compteur, nous avons payé notre premier mois de bungalow (240€), le lit est plein de sable, nous avons un chaton au centre (beurk), j’ai acheté un nouveau maillot de bain (pour remplacer celui qu’on m’a volé), nous avons décidé de prendre un jour « OFF » demain.

Il est d’ailleurs possible que cette bulle ne soit propulsée qu’après demain. Et il faudra vous y habituer car lorsque nous quitterons cette île (mais si ca va finir par arriver…), nous quitterons le confort du wifi quotidien… il vous faudra alors être attentifs pour attraper des poignées de bulles propulsées sporadiquement (mot compte triple !).

A demain.

PS : à venir, des dissertations sur l’amitié, le couple, le sexe, et le fromage. Restez fideles !

lundi 5 avril 2010

lundi 5 avril 2010
Et donc (oui je commence comme ça … et puis c’est tout) MES plongeurs arrivent à 8h20 tout excités a l’idée d’aller plonger.
Leur première plongée depuis leur certification soit au total, la cinquième plongée de leur vie !
Et c’est à moi de les guider.
Notre péripétie de bateau de la veille est prise avec humour et nous partons ainsi dans une ambiance bon enfant vers un nouveau site.
Tout se passe à merveille. Malgré leur inexpérience ils maitrisent suffisamment pour que je n’aie que rarement besoin d’intervenir. Ils me suivent à la trace. Et restent attentifs à tous ce que je leur montre où demande. Presque parfait.
« Presque » uniquement a cause de la visibilité très moyenne ce matin… du coup je n’ai pas trouvé tout ce que j’aurais aimé leur montrer (une tortue en particulier…).
Mais au final, ils sont ravis et c’est génial. C’est un sentiment délicieux de sentir la reconnaissance simple de ce jeune couple que j’ai « juste » guidé sous l’eau. De sentir la confiance qu’ils ont en moi.
Cool.
Retour au centre, nous discutons de la plongée et cherchons les poissons que nous avons croisés dans les différents livres d’identification.
Ils décident de plonger de nouveau cet après midi ! Charlotte va devoir mener sa Première plongée !

Sa plongée se déroule aussi bien que la mienne et nos deux finlandais décident de plonger une nouvelle fois dans deux jours… Mission accomplie. Nous signons avec fierté leur log book (petit cahier dans lequel un plongeur note les détails de toutes ses plongées).

Demain, et pendant trois jours, je commence à assister un cours d’ « open water » dans son intégralité.

Réveil à 7h.

Vous voyez où je veux en venir ?


!
A demain.

dimanche 4 avril 2010

dimanche 4 avril 2010
Encore un dimanche… Les semaines passent à une vitesse hallucinante. J’ai l’impression que c’était hier que je me plaignais du manque de lecteurs dominicaux (rien à voir avec les habitants de République dominicaine…).
Dimanche ou pas, c’est encore une longue journée qui s’achève pour nous. Et de mon coté une journée de poisse…
J’aurais du méfier et rester coucher (on devrait d'ailleurs toujours se méfier et rester couché tout simplement…) quand le bouton de mon short a sauté a 7h35… La journée commençait mal.

Nous partons vers Le temple de la mer (site de plongée très réputé !) vers 9h. Peu de pédagogie dans cette plongée, juste deux places à prendre sur le bateau … que nous avons saisies au vol !
Nous plongeons tranquillement de notre coté. Sans avoir à se préoccuper d’un groupe (d’otarie saoules). Bamboo sharks, murray eels, Giant Puffer fish, Squid, et toutes sortes de poissons colorés se promènent sous nous yeux.
C’est en fait plutôt le contraire : nous nous promenons sous leurs yeux ! Mais (deuxième indice de la poisse…) nous ne trouvons pas la tortue a trois pattes que l’on croise d’ordinaire… Et (troisième indice…) je me fais attaquer, non par un, mais par deux Titan Trigger Fish en même temps !

Nous rentrons cependant sains et saufs au centre, où nous nous voyons proposer une autre plongée « loisir » sur un autre site. Intense réflexion : Heu… ok !
Tout le monde est prêt et embarqué dans le bateau quand celui-ci refuse obstinément de démarrer. Au bout d’une heure un autre viendra mais plus petit donc pas de place pour nous !
Tant pis : nous irons répéter nos démonstrations et plonger le long de la cote.
La plongée le long de la cote est sympa mais pas très chanceuse en terme de diversité poisonologique (terme scientifique exacte, néanmoins non-reconnu par Word…).
La répétition des démonstrations est plutôt drôle comme d’habitude… jeu de mime a cinq mètres de fond.

Nous finissons par rentrer au centre … C’est en arrivant que je réalise que j’ai oublié mon short et mon t-shirt dans l’autre centre… situé au bout de la plage (d’un kilomètre de sable blanc pour rappel). Et que je n’ai pas le temps d’aller les chercher puisque je vais accompagner ma première plongée !!! Youhou ! Des vraies otaries sous MA supervision !
Un petit couple de finlandais super sympa et tout juste certifiés… Equipements, briefings, je gère tout.
Tout sauf… le bateau. Que je reconnais évidemment dés que je le vois. Cette fois ci il démarre. Pour nous lâcher au milieu de la baie… Super ! Je fais des blagues… pour faire patienter les « clients ». Et je décide d’annuler la plongée. Il est déjà 18h10 et le temps de réparer ou de trouver un autre bateau, il fera nuit noire. Retour en bateau stop a la plage.
Partie remise à demain. J’espère que dans la nuit, mon karma changera et que la poisse décidera d’aller ennuyer quelqu’un d'autre !.

A demain.

samedi 3 avril 2010

samedi 3 avril 2010
Ce soir nous sommes de garde au centre. Tous les instructeurs sont partis à une réunion de l’autre coté de l’ile. Espérons qu’il en résultera une meilleure organisation et une synchronisation productive des stocks et des bateaux…
Car aujourd’hui encore nous avons du abandonner notre centre pour aller au bout de la plage (avec notre équipement sur le dos … qui est utile sous l’eau mais lourd sur terre…) dans un autre centre pour plonger.
Je râle beaucoup en ce moment… ça a sans doute à voir avec mon transit approximatif. On appelle le système intestinal « le deuxième cerveau » car il me semble qu’il s’agit de la zone la plus innervée de notre corps (après le cerveau … c’est pour ca qu’on dit « deuxième »… tout le monde suit ?). Pour faire simple : ça m’affecte. J’avais en plus de la fièvre ce matin. Soumis aux sueurs froides j’ai décidé de souffrir en serrant les dents afin de laisser la fièvre remplir son rôle… tuer les microbes par la chaleur !
Ce soir je me sens mieux. Et la fièvre est partie. Le corps a des ressources et des mécanismes que j’ai tendance à sous-estimer en prenant des médicaments de façon anticipée. Je ne suis pas contre les médicaments mais de temps en temps j’aime laisser mon corps gérer.

Mes introspections vont de plus en loin. Je me demande jusqu’où je vais pouvoir sonder. Un mois de bulles et j’en suis déjà au fond de mes intestins…

Notre plongée du jour (car à notre grand regret nous n’avons plongé qu’une fois) était de nouveau une plongée sur notre site de cartographie. Juste Charlotte et Moi. Nous avions décidé d’élargir un peu notre champs d’exploration pour être sur de ne rien rater dans les alentours proches du site. Le mot à retenir était « proche ».
Les alentours n’ayant rien donnés nous retournons vers le site a proprement parlé. Nous tombons alors sur des rochers et des coraux qui sont tout sauf familiers… On se regarde avec un air ou se mêlent surprise et incompréhension. Où diable sommes nous ? (soit en anglais dans ma tête : « where da fuck are we ??? »).
Bon… bah on est paumés…
En ayant une très vague idée de notre emplacement, nous décidons de continuer notre plongée sur ce site qui est tout à fait exceptionnel. Bien meilleur que celui que nous sommes censé cartographié (et qui semble avoir disparu de toutes façons). Une densité de poissons incroyable, des coraux beaucoup plus développés et colorés, des reliefs,…etc.

Nous faisons surface à une centaine de mètres du bateau, ce qui nous vaut une nage de surface laborieuse et a contre courant (ce même courant qui a transformé « proches alentours » en « complètement paumés »).

Voila pour la petite aventure du jour.

A demain.

vendredi 2 avril 2010

vendredi 2 avril 2010
Autant le dire tout de suite : je suis épuisé. La nuit dernière n’a pas été franchement réparatrice et la journée fut globalement très chargée.
Tout ça pour dire qu’il est possible que je m’endorme sur mon clavier… auquel cas je réclamerai votre indulgence…
Chargée donc : ce matin nous partons plonger avec mon instructeur. L’objectif est de répéter des démonstrations (qui servent à expliquer aux étudiants ce que l’on attend d’eux). Passer du tuba au régulateur, enlever son masque et le remettre sous l’eau, retrouver son régulateur sous l’eau (en cas d’arrachage inopiné par votre binôme par exemple…), descente et remontée sécurisée, … etc.
Une bonne grosse séance de travail et d’apprentissage que nous attendions depuis longtemps. A nous à présent de répéter ces gestes suffisamment pour les connaitre par cœur et réussir à les faire lentement, sans même y penser, de façon précise et explicite. Le but étant que n’importe qui (comprendre qui ne parle pas un mot des langues que je maitrise… disons un Kurde par exemple) puisse savoir exactement ce que j’attends de lui.
C’est beaucoup plus compliqué que ca en a l’air… mais c’est marrant de s’entrainer. Nous rigolons beaucoup. En surface autant que sous l’eau. Sachez que rigoler sous l’eau c’est déjà rigolo en soi… Charlotte a d’ailleurs tendance à beaucoup rigoler pendant ses démonstrations. On peut en général en déduire qu’elle a oublié une étape de la démonstration ou qu’un de ses gestes n’était pas absolument sécuritaire ou laissait place a une interprétation possiblement dangereuse (car rappelons que nous enseignons a des otaries bourrés a la bière (aucun rapport avec les Kurdes, pas de racisme dans ce blog !)…
Bref, je vous dis que c’est plus compliqué que vous le pensez… !

A peine de retour sur terre, je suis réquisitionné pour décharger un bateau qui livre le carburant des bateaux, du générateur du centre… une bonne quarantaine de bidon de 25L à déménager.
Dur… et odorant.
Cette étape de la journée vient à présent tranquillement se rappeler a mon bon souvenir sous la forme de courbatures dorsales et bratales (des bras quoi…).

Nous déjeunons tard puis préparons la plongée de l’après midi. La première qui part de notre centre depuis une semaine ! Nous (le trinôme de Dive Master Trainee) nous faisons déposer sur le site que nous devons cartographier. Profondeurs, distances, orientations et mesures en tout genre, … encore une fois nous rigolons bien. Michelle (une instructrice) nous accompagne pour tester ses oreilles (victimes d’une infection la semaine passée) et son appareil photo. Du coup nous avons même des photos de cette séance de travail sous marin !

Au milieu de toutes ces activités je me bats avec mon ventre pour tenter de le raisonner mais rien ne semble y faire. Je décide donc de feindre l’ignorance en espérant tenir plus longtemps que lui. Si Sigourney Weaver peut le faire, Je peux le faire ! A suivre…

Une plongée de nuit se prépare quand nous quittons le centre. Charlotte est déçue de ne pas pouvoir y participer mais nous devrions pouvoir y aller demain soir ! C’est une expérience assez surréaliste que je vous conterais en détails si j’ai j’y participe demain (ma dernière remontant a deux ans).

Sans transition : C’est aujourd’hui le premier anniversaire de mon projet bullesque… déjà un mois de bulles !
C’est sans conteste un petit bout de pari réussi ! Je me permets, en soufflant cette bougie, un petit bravo d’autocongratulation qui m’encourage à aller me coucher, le sentiment du devoir (partiellement) accompli !


A demain.

jeudi 1 avril 2010

jeudi 1er avril 2010
Grande nouvelle ! Nous rentrons en France la semaine prochaine. J’ai eu une offre pour un boulot à la défense et Charlotte commence son stage d’avocat dans un mois. Je dois rentrer pour un entretien final.
Bientôt le retour à la civilisation ! A nous le vin, le fromage et tous les plaisirs obscènes qui font notre identité nationale !

Mais ne parlons pas tant du futur… concentrons nous sur le présent et sur le passé tout frais que représente la journée qui vient de s’écouler.
Ceux qui suivent quotidiennement mes élucubrations ne seront pas surpris d’apprendre que ma nuit fut plutôt tourmentée : Ponctuée d’incessant vas et vient (stoppez là toutes vos pensée malsaines…) entre le lit et … disons notre salle de bain. Mon Alien s’est réveillé…
Si bien qu’au matin je trouvai légitime d’annoncer a Charlotte qu’elle allait devoir se présenter seule au Dive shop.
Résigné à souffrir jusqu'à ce que ça passe, je restai donc deux heures plus ou moins assis sur la cuvette (tentez de ne pas visualiser cette scène). Après quoi j’ai estimé que mon corps était vide. Il était alors temps de tenter une approche médicamenteuse… Un sachet de Smecta (que je peux mentionner en sachant que tout le monde connait… son évocation est en général suivie par un « beurk » et une grimace de dégoût) dilué dans un verre d’eau, et deux Spasfon devrait m’aider à tenir quelques heures. Pour mettre plus de chance de mon coté je diluai un autre sachet de Smecta (beurk) dans une grande bouteille d’eau.
Je rejoins (hum passé simple de rejoindre???) bravement Charlotte au Shop a 10h.
Quand je suis arrivé, j’ai tout de suite senti une tension presque palpable… Jim (mon instructeur psychorigide et accessoirement manager du centre) n’est pas content et ça se voit. Je soupire… et demande à Charlotte ce qui se passe.
Apparemment… à force de prêter, diviser et déplacer le matériel entre trois centres aux trois coins de l’ile (oui trois coins … c’est possible dans un triangle par exemple),… il semblerait qu’il manquât des régulateurs, des palmes et une combinaison dans le stock de notre centre.
Evidemment, comme nous sommes situés en bas de la chaine d’autorité (théorie développée par Barney Stinson dans son fameux Bro Code), nous finissons par recevoir un savon pour cette erreur manifeste et inadmissible d’inventaire. Il nous incombe donc de retrouver (rapidement !) ces régulateurs perdus … Je soupire.
Ok.
Nous voila donc partis pour une petite ballade d’un centre à l’autre pour vérifier les stocks de chacun… ce qui déplait fortement a chaque manager mais nous nous foutons un peu de leurs soucis diplomatiques.
Nous en profitons pour passer voir nos potes dans les autres centres. Je trimballe ma bouteille de Smecta partout avec moi, et au fur et à mesure nos épaules se chargent de régulateur, de palmes et d’une combinaison…
Nous rentrons donc semi-victorieux. A la fin de la journée… il ne manque plus qu’un régulateur. Mystère et très honnêtement … je m’en tape. Pas franchement mon problème ni ma responsabilité. Après tout n’oublions pas que je ne suis qu’un client… qui a quand même passé la journée à chercher des régulateurs sous un soleil de plomb (J’adore me plaindre du soleil… juste pour le plaisir de vous faire grincer les dents ! Muahahaha…).

Nous n’avons donc pas plongé aujourd’hui. Tant pis… même si c’est sans doute plus sage si on considère mon état gastrique. (Autant il est tout a fait possible de vomir a travers son régulateur sous l’eau (même a 30m, un petit coup de purge et le tout reste opérationnel), autant tenter d’enlever sa combinaison pour… heu… enfin bref il est délicat d’ôter sa combinaison et si le besoin est urgent … il est fort probable que ce soit impossible d’y parvenir dans les temps… Voila je pense que tous le monde a vu ou je voulais en venir… Passons.).
J’ai terminé mon plan d’action d’urgence qui a reçu l’approbation de Jim et qui trônera bientôt en bonne place en tant qu’ « Emergency Action Plan » officiel du centre. La reconnaissance… enfin !
Au moins je peux le rayer de ma liste de choses à faire, dont la densité augmente a mesure que le temps qui nous sépare de la fin du cours approche (je vous laisse réfléchir à cette affirmation quelques instants…)

Ensuite de quoi je suis allé me baigner… en toute simplicité. Plonger dans les vagues, nager, flotter… l’eau est vraiment bonne.
Et puis Thys, Mamat (notre Boatman/cracheur de feu préféré) et Alex (un autre instructeur) m’ont rejoint avec une planche de surf pour profiter des reliquats de vagues qui sont (espérons-nous) amenées à disparaitre totalement dans les prochains jours.
Détente.

Voila… il est temps pour moi d’avouer que le premier paragraphe de cette bulle n’est qu’un poisson d’Avril. De rassurer ainsi ceux qui se disait « Mais non ! Mais pourquoi ?! Ne rentre pas ! Fais-nous rêver encore ! Ne retombe pas du coté obscur ! Ho mon Dieu la Défense… ! » et de décevoir ceux qui auraient pu penser « ha enfin une décision qui a du sens ! On ne vit pas d’amour et d’eau fraiche ! C’est bien sympa de voyager mais il faudrait penser à se construire un futur un jour ! » mais je doute que ceux là lisent ce blog de toute manière.

Rassurez vous donc… nous resterons de ce coté du monde tant que le soleil y brillera plus qu’a Paris et que nous le pourrons financièrement (ou que des circonstances exceptionnelles nous poussent à rentrer).

Avant d’aller me coucher je tiens à vous remercier pour vos commentaires. Le nombre de mes lecteurs augmente, je sais a présent qui est Mmb, et je suis extrêmement flatté d’avoir une lectrice « anonyme » qui signe néanmoins « Jessica »...
Il serait de plus injuste, de ne pas saluer ceux d’entre vous qui commentent quasi quotidiennement mes bulles et qui m’encouragent ainsi à continuer d’écrire tous les jours.

Merci donc, et…

A demain.
mercredi 31 mars 2010
Journée studieuse … examens d’une insupportable stupidité pédagogique. Une vingtaine de questions et deux classeurs énormes où trouver les réponses. Insupportable. Je frôle la crise de nerf quand je dois retourner à la fin du classeur (défoncé et pas du tout facile à manipuler…) pour savoir combien d’élèves un Instructeur est autorisé à accompagner pour la plongée optionnelle d’un cours de découverte en eau libre si il est assisté … Oui il faut relire plusieurs fois chaque question. Insupportable. Je crois que je hais profondément le concept même de la Pédagogie. Sorte d’enrobage du savoir. Ca doit sans doute me donner l’impression d’être manipulé. Qu’une sorte de conciliabule obscur de gens bien pensant a développé une stratégie diabolique pour m’obliger a tourner et retourner ce manuel de 5 kilos pendant une heure... afin de tester ma capacité à retrouver une information dans la Bible des instructeurs. Ça m’énerve. Les examens m’ont toujours énervé.
Voila. C’est dit.

Cela dit heureusement que j’ai cette épreuve à commenter parce que sans ça… la journée a été d’une platitude des plus totale.
Ça ne signifie pas qu’on s’ennuie hein… le soleil était présent, les vagues moins fortes (mais toujours trop fortes pour pouvoir plonger de notre coté de l’île…), nos projets avancent et j’ai assisté un cours ce matin, durant lequel j’ai vu une raie d’un bon mètre d’envergure nager au dessus de moi…
Pas d’ennui donc… mais rien de vraiment nouveau à vous faire partager.

Je peux vous parler de mes intestins au pire. Depuis ce matin, j’ai l’impression qu’un alien prépare une sortie ventrale sanglante … (pour ceux qui n’auraient pas vu Alien … il est temps de remédier a ce trou culturel, louez, achetez ou téléchargez !)
J’ai mal au ventre quoi. Ce n’est pas vraiment surprenant et c’est même plutôt étrange que ça n’arrive que maintenant. Jusqu’ici je n’ai pas été malade du tout (ce qui me convenait assez bien en fait) mais je savais (par expérience de l’Asie…) que mon ventre allait finir par se rebeller. A force de manger tout et n’importe quoi… et bien voila, nous y sommes : Alien.
Si ca se trouve, gît au fond de mon ventre, un vers long de plusieurs mètres, qui attend que je le nourrisse grassement… sympa non ?
Toujours tentés par la vie au Paradis ?
… l’avantage c’est qu’on est jamais vraiment tout seul…

Tiens ça m’amène sans que j’y fasse attention à vous révéler une autre clé de ce voyage : Deux de mes frères vont être Papa en Juin prochain. (Vous cherchez le rapport avec l’Alien intérieur ? Je suis sûr que mes belles sœurs comprendront. Bon… c’est sur c’est pas très fin mais c’est venu comme ça.)

L’un naîtra à Paris, l’autre au Philippines. Pas franchement pratique pour la famille qui voudrait voir les deux mais sympa pour ces deux cousins qui vont naitre à une semaine prés !

Et pourquoi une clé du voyage ? Tout simplement parce que les Philippines seront l’étape (finale ?) de notre escapade. Quand a savoir quand, et par où, nous y parviendront… nous n’en avons qu’une vague idée : Malaisie, Indonésie, Sulawesi, Bornéo, Philippines… si vous regardez sur une carte vous verrez que ça laisse beaucoup de place a l’improvisation.

Et bien qu’étant, en ce moment, sérieusement dépendant de la présence proche de cabinet de convenance (des chiottes quoi)… je dois avouer que le besoin de boucler mon sac, pour partir vers de nouvelles aventures, commence sérieusement à me titiller.

Encore trois semaines minimum ici. Le bagne… !

Enfin bref… voila tout le contenu de cette maigre journée.

A demain.