samedi 26 mars 2011

dimanche 27 mars 2011 Apres une longue nuit d’un sommeil bien réparateur, je commence une nouvelle journée. Pas de pluie quand je sors de mon bungalow à 7h du matin… c’est déjà une bonne nouvelle. Je marche ensuite le long de « Long Beach » qui porte bien son nom puisqu’il me faut bien dix minutes pour rejoindre le centre de plongée. Sur le chemin je croise des bars déserts, ou les reste d’une soirée arrosée gisent encore partout au sol. Cela inclut deux ou trois corps inertes, des canettes de bières en pagaille, quelques vomis absorbés par le sable, et de nombreuses paires de tongs oubliés … La fête. C’est le coté de la vie sur une ile que je vois le moins. Mon réveil sonnant invariablement a 6h45, je suis en général couché vers 23h. La météo est assez étrange en ce moment. On passe souvent d’une pluie diluvienne agrémentée d’une mer très agitée, a un grand soleil qui transperce l’eau a présent turquoise de la baie. Une heure plus tard c’est de nouveau la tempête. Vivement la fin « définitive » de la mousson. J’ai quand même réussi à prendre des couleurs hier. A partir de demain et pour quelques jours, je vais partager mon bungalow avec un alcoolique que j'ai rencontré quand j’étais barman chez mon frère aux Philippines. J’ai hâte. Je sens que mes réveils vont être difficiles pendant son séjour ici. Changement de routine… Autre événement : mon patron s’est fait largué et on a du coup un patron triste et une instructrice en moins. L’ambiance s’en ressent un peu mais pas trop… on recrute si ca intéresse quelqu’un. Pour le poste d’instructeur hein… pour le reste le boss va devoir se débrouiller. Voila pour les informations principales de cette bulle du dimanche. A bientôt.

mercredi 23 mars 2011

mercredi 23 mars 2011
Fin d’une longue journée…
Il est 19h et j’attends à la terrasse d’un restaurant. Dans un petit moment les serveurs vont m’apporter mon plat dans un sac en plastique que je vais pouvoir rapporter dans mon petit chez moi.
Hier soir c’était l’anniversaire d’un DiveMaster du shop, du coup je me suis couché a 1h30. Et ce matin comme tous les jours depuis mon arrivée il fallait que je me réveille à 6h45. Arrivé au magasin a 7h30, rapide petit déjeuner et je prends connaissance du programme de la journée. Ma matinée sera consacrée à un cours pour des plongeurs qui n’ont pas plongé depuis longtemps et qui doivent passer un cours de remise à niveau. Ca me change des « Fun dives », je retrouve (doucement) les automatismes de démonstration que nous avons tant répétés l’année dernière. Les gestes ne sont pas aussi précis qu’il y un an mais ca devrait aller en s’améliorant. Ce genre de cours est un sacré bonus pour mon maigre salaire.
Ensuite je suis allé plonger sur une épave dans des conditions assez peu sympathiques et plutôt stressante pour les clients. Mais au final tout s’est bien passé.
La journée se termine doucement au magasin ou l’on range tout le matériel afin que tout soit en ordre pour recommencer le même petit manège demain. Et ainsi de suite.
Ma routine prend forme. Et je supporte de mieux en mieux de commencer mes journées aux aurores. Mon corps aussi commence a mieux encaisser les nombreux et nouveaux mouvements qui je lui inflige depuis dix jours. Tout ca se met en place.
La météo de son coté semble plus clémente que celle que nous avions l’année dernière a la même période. Même si le soleil ne brille pas tous les jours et si des murs des pluies continuent de s’abattre sur nos tète de temps en temps, nous ne subissons pas cette année les gros cyclones qui nous cassaient le moral quand nous devions nous cacher du vent et de la pluie au fond du magasin.
La mer est calme, plate, pas de noyé cette année. Pas une touriste en détresse à aller repêcher au milieu des vagues. Mes talents de sauveteur sont donc restés rangés au fond de mon sac. Et tant mieux.
Mon diner est servi. Petits beignets de légumes frits : « Noname » et un riz rose au poulet.
A bientôt.

vendredi 18 mars 2011

Vendredi 18 mars 2011
Une bulle minuscule, quasi invisible s’échappe de mon esprit … pour atterrir sans un bruit au dessus des précédentes qui la regardent comme une étrangère. Une bulle toute neuve qui se place en haut de la mousse alors qu’on en attendait plus …
Et pourtant la voici.
Né comme la grande majorité des autres sur la terrasse d’un bungalow en Malaisie. A la faveur d’une douce soirée baignée des dernières lueurs d’un soleil qui sera couché quand cette bulle sera terminée.
Le vent venant de la mer se lève et rafraichi ma peau un peu rougie par cette première journée de soleil. Car oui tout n’a pas été aussi idyllique que cette entrée en matière pourrait le faire penser.
Mon arrivée fut même des plus chaotiques. Un voyage interminable qui me vit encore utiliser un nombre impressionnant de moyen de transport : métro Parisien, RER, A380, métro Singapourien, Nike air, Bus, Taxi, et pour finir, Bateau.
Le commandant de bord avait beau avoir annoncé un temps couvert, j’étais loin de réaliser les trombes d’eau que j’aller en réalité recevoir sur le crane.
C’est donc dans une ambiance plutôt morne, grise et extrêmement humide (euphémisme d’ampleur…) que j’arrivai sur la petite ile des Perhentians que je connais déjà comme ma poche (pour y avoir déjà passé plus de quatre mois).
Si l’on ajoute à cela que mon ancien « proprio » refusa de me relouer le même bungalow que l’année précédente pour cause de surpopulation de résident « long séjour » dans son hôtel… Et (thème qui risque d’être récurrent…) qu’en plus que je suis SEUL, amputé de ma fidele, charmante, et en un mot Idéale, coéquipière Charlotte (pour raisons « professionnelles ») ; on peut dire sans en faire trop que j’étais a deux doigts de repartir sur le champ. Mon besoin urgent de sommeil me retint finalement dans une chambre choisie uniquement pour son prix et la promesse d’un lit à moins de quinze mettre de marche sous la pluie. Le reste attendra le lendemain.
Le lendemain. Un mur d’eau m’empêche purement et simplement de sortir de la dite chambre. Au bout de vingt minutes d’un long blocage digne d’un Rain man a qui il manquerait une allumette, je me décide à subir la pluie ET PUIS MERDE JE SERAI TREMPé MON SAC ET MES AFFAIRES AUSSI ET PUIS VOILA… d’un pas décidé donc.
Et c’est dans ainsi que tel Moise ouvrant la mer rouge (a-t-il finit trempé aussi ?) je bravai les éléments déchainés pour dégotter ma futur maison. A quinze mettre de la plage, en face du soleil levant, une chambre, une petite salle d’eau, et un balcon. Quand j’arrive il me faut d’abord convaincre le gérant de bien vouloir me louer ce bungalow pour un long séjour. Il accepte mais précise que rien n’a été préparé ni réparer depuis l’année dernière. La mousson a effectivement laissé des traces. Les fourmis termites araignée moustique et geckos ont pris entière possession de l’endroit. On dirait un repère de toxico des tropiques. Le matelas est noir de moisi.
Je pose mon sac et le gérant me dit qu’il va préparer un peu la chambre pour que je puisse y dormir le soir.
Ok. Vous devez vous dire que c’était un choix par dépit mais tout au contraire : le prix est très intéressant et j'y ai tout de suite vu un potentiel énorme.
Mais ce potentiel devra attendre. Pour le moment je dois aller me présenter au Dive Shop dans lequel je vais travailler pendant les prochains jours, mois ... ?
Retrouvaille, anecdotes, expériences partagée et mise au point sur les conditions actuelles remplissent ainsi le reste de la journée.
Je retrouve plus tard pour diner des français que l’on avait rencontrés ici l’année dernière et qui reviennent pour une nouvelle saison. Et puis tres tôt je me sens extrêmement fatigué.
Je rejoins mon palace et réalise en y entrant qu’il va me falloir sortir mon briquet et mes bougies (bah oui j’ai toujours des bougies sur moi B.A.BA du voyageur en Asie). En effet le gérant m’a prévu une soirée romantique surprise (mais toujours en solitaire) en oubliant d’alimenter mon bungalow en électricité. Pas grave, ca m’empêche de trop voir la poussière et les insectes qui grouillent autour du lit. Je m’écrase de sommeil sur un matelas qui sent fort le renfermé.
Et puis voila nous sommes déjà ce matin. Troisième jour. Je profite de ma pause midi pour briquet mon chez moi. Fini les toiles d’araignée. Les moustiques sont chassés à coup de tortillons fumigènes. Les geckos sont encouragés à faire un gros travaille de désinsectisation. La poussière est repoussée dehors. Les étagères se remplissent de mes livres. La salle de bain revit avec mes tubes et mes pots de crème colorés.
Je trouve une large natte sur la plage qui me fait un excellent tapis qui habille la pièce à merveille. Je remplace l’immonde moustiquaire trouée par ma belle moustiquaire qui rayonne presque de blancheur au milieu de la (moins en moins) sombre pièce.
Et puis ce suffit pour aujourd’hui. Je retourne au travail pour passer une belle après midi à chasser le client et a aller nager dans les vagues avec les « collègues » dont je vous parlerai sans doute dans une prochaine bulle.
Comme prévu il fait nuit. C’est l’heure d’aller diner.
A bientôt.