mardi 6 septembre 2011


Mes poussières d’Egypte…

Me voila depuis une semaine en Egypte. Le hasard tout simplement. Une recherche large pour un poste a faible qualification et voila le résultat. Une semaine a peine pour dire au revoir et faire ma valise.

Nabil m’a répondu rapidement pour m’offrir un poste de Divemaster dans le centre « South Red Sea Divers » dont il est le manager. Le poste a plusieurs avantages pour moi :

Déjà il a le mérite d’exister… on ne peux pas vraiment dire que je croulais sous les offres…

Ensuite j’avais envie de changer un peu de cap et même si je continue à aller vers l’Est, je change pour le coup complètement de décors. Ici c’est d’un coté le désert, de l’autre la mer.

Il y a aussi le coté pratique de la destination. Seulement quatre heures d’avion. Pas de décalage horaire. Et d’un coup beaucoup plus accessible que l’Asie pour qui aurait des envies de venir me rendre visite.

Pour finir cette liste non exhaustive, les conditions d’embauche étaient de loin plus attrayantes que celles que j’avais acceptées jusqu’ici. Je suis payé pour de vrai, défrayé pour mon logement, et nourri le midi.

J’ai donc accepté et c’est ainsi qu’il m’a fallu boucler mes affaires courantes en peu de temps. Merci a ceux qui fermeront les portes laissées ouvertes dans la précipitation.



L’avion le moins cher me dépose sous un soleil de plomb à 11h du matin à une centaine de kilomètres de ma destination. Une fois les formalités de douanes effectuées  et mes bagages récupérées, je trouve un homme tenant une feuille sur laquelle on peut lire « Mathieu Bich - srs dive center » a la sortie de l’aérogare. Un taxi organisé par Nabil. L’homme ne parle pas un mot d’autre chose que d’Egyptien (une des nombreuses variantes de l’arabe). Nous effectuerons donc presque tout le voyage sans un mot, mais cependant pas dans le silence : mon conducteur décide de mettre du hiphop américain à fond pendant notre traversée du désert. Plutôt marrant et je suis d’humeur a tout aimer. J’ai envie de tout découvrir. Il y a longtemps que je ne me suis senti autant étranger dans mes voyages. A force, je m’étais habitué, fait aux usages et aux coutumes des pays asiatiques. Ici rien de ce que j’avais appris la bas n’a de sens et je le lis largement dans les yeux de mes interlocuteurs quand par reflexe je remercie les gens en m’inclinant en posant mes mains l’une contre l’autre…

Je débarque dans une ville sur la cote que nous avons longée pendant une heure et demie. El Quseir.

On me propose de loger avec l’une des instructrices du centre. La seule européenne. J’accepte donc d’emménager avec Margareth, 62 ans, anglaise et plutôt très facile à vivre jusqu’ici.

Dans la foulée je prends un taxi pour aller au centre de plongée et rencontrer Nabil. Je découvre alors, un peu surpris, que le dît centre se situe a une demie heure de voiture de la ville. Le taxi pénètre après plusieurs barrages de sécurité dans un complexe hôtelier qui semble être tombé du ciel au milieu de nulle part…

A l’extrémité nord de la plage de l’hôtel (il faut vous figurer la cote égyptienne de la mer rouge comme une seule plage ininterrompue sur des milliers de kilomètres, aidez vous de Google earth si vous ne visualisez pas…), se situe le charmant club de plongée que je retrouve désormais tous les matins. Et Nabil m’y accueille. Briefing complet du comment, quand et qui fait quoi. Je rentre ensuite chez moi pour dormir. Ma journée qui avait débutée à 3h du matin se termine suffisamment tôt pour que je puisse me reposer avant de commencer à travailler dés le lendemain.

Je suis prêt.

Prêt à travailler comme j’en avais l’habitude. Mais dans ce club tout est différent.

Les journées sont nettement moins chargées qu’a mon habitude. Il y a du staff pour tout et même des gens dont je cherche encore le rôle… Je dois pour ma part rester bien cantonné dans le rôle qu’on m’a donné : je guide les gens qui veulent l’être, je fais les plongées de vérifications de niveau, les remises à niveau et les baptêmes. Pas questions de vouloir porter ou ranger l’équipement par exemple… il a même fallu que j’insiste pour pouvoir m’occuper de porter le mien.

Nos clients son principalement français et allemands et viennent ici pour plonger en autonomie (sans moi pour être plus clair). Je n’ai donc pas énormément de plongeurs. Mais de toute façon je plafonne déjà à mon maximum puisque tout s’organise autour de deux créneaux horaires : 9h du matin, première plongée ; et 14h, deuxième plongée. Entre 12h et 14h le centre ferme et le staff dort.

Le bus qui ramène tout le staff en ville part à 17h30, donc le centre ferme à 17h.

Grosso modo et a part exceptions, je travaille relativement peu et je plonge deux fois par jour. Bien que déroutant et a mon avis peu viable au niveau rentabilité, ce système est plutôt confortable pour moi. Je commence à m’y faire et si je n’arrive pas encore à me résoudre à dormir au travail … je m’organise des activités pour la longue pause de 11h a 14h. Au choix : lecture dans mon hamac, entrainement aux Poï (aussi appelées Bolas, sorte de jeu de jonglage avec des boules attachées a une ficelle), un peu de sport, ballade sur la plage, prendre un peu le soleil, boire beaucoup d’eau.

Mes soirées aussi s’organisent doucement… la vie musulmane n’offrant pas une vie nocturne tres débridées, je tends à rester à la maison, regarder des séries avant de sombrer à 22h. N’oublions pas que mon réveil sonne tout de même à 6h15 tous les matins.



Voila, une petite routine semble être installée après une semaine à peine. Agréable. Mais un peu préoccupante tout de même. J’ai peur de me lasser tres vite de cet endroit qui offre à première vue si peu de perspectives. A voir… et à suivre.

A bientôt.


jeudi 7 avril 2011

jeudi 7 avril 2011 Alors que j’émerge doucement de ma longue nuit, que le soleil se dresse tranquillement sur le lagon, et que je marche sur la plage vers le centre de plongée… je remarque une étrange trainée sur le sable. Comme si quelqu’un avait trainé un gros objet de la mer jusqu’au pied des cocotiers. Au bout de la trainée je distingue des jets de sables. En m’approchant je peux maintenant entendre un souffle, comme une difficile respiration. Puis, d’un peu plus prés, j’aperçois une grosse carapace sombre derriere un tas de sable... Je me tiens a présent a quelques enjambées d’une grosse tortue verte en train de pondre ses œufs. J’observe. Elle semble fournir des efforts herculéens pour accomplir sa tache. Hors de son élément, elle se débat dans le sable et son énorme carapace ne fait rien pour l’aider. Elle est complètement vulnérable. Incapable de fuir si quelqu’un décidait de l’attaquer. Tout ca pour accomplir ce que son instinct le plus profond lui dicte : Pondre sur cette plage. Et pas ailleurs. Cette tortue a probablement plus de cinquante ans à en juger par sa taille. Elle-même est sans doute née sur cette plage… quand l’homme n’y était que très peu présent. Aujourd’hui les bungalows couvrent quasiment toute la plage. Que ce soit à trois heures du matin ou a sept, il y a presque toujours quelqu’un qui sera témoin de son effort intime. Mais l’instinct semble forger une détermination inaltérable qui la pousse coute que coute à pondre ici. Pourtant d’autres plages de l’ile, moins fréquentées, donneraient plus d’espérance de vie à ses œufs. J’espère d’ailleurs que vous ne vous êtes pas déjà trop attachés a cette progéniture en devenir… Car dans quelques minutes, quand elle aura terminé sa tache et s’en retournera vers la mer, les locaux vont s’empresser de déterrer la soixantaine d’œufs pondus pour les manger et les vendre. C’est moche. Enfin moi ca me casse un peu le moral dés le matin. Tant d’effort pour rien. Et ces locaux qui sont incapables de voir que ce sont les tortues qui font venir les touristes… Nous sommes pourtant dans un parc maritime protégé mais le fait que l’opération soit totalement illégale ne les gène en rien. Encore une fois l’homme dans sa grande imbécilité à petite comme a grande échelle ne me donne pas beaucoup d’espoir quand a sa capacité à sauver ce qu’il reste à sauver sur notre (ex) belle planète. Du coté de ma petite vie insignifiante, les choses se passent de mieux en mieux. Le beau temps semble décidé à s’installer pour la saison et la mer est presque calme. Les plongées sont assez exceptionnelles et les clients commencent à affluer. Malgré tout je songe toujours beaucoup à rentrer. J’ai encore deux trois choses à régler avant de me décider pour de bon. Aujourd’hui je suis de « garde » dans le nouveau centre que nous ouvrons a l’autre bout de la plage (celui la même ou nous travaillions l’année passée avec Charlotte). Mon rôle consiste principalement à faire un peu de ménage, et à vendre des cours aux passants. Pas de plongée aujourd’hui. Je vais en profiter pour bronzer un peu ! A bientôt.

vendredi 1 avril 2011

vendredi 1er avril 2011 Premier avril. Mais pas de poisson… la mer est encore trop agitée pour que les bateaux partent sur les sites de plongée. Alors une fois de plus nous allons rester toute la journée au shop à attendre que le soleil se couche. Lassés de jouer aux cartes, chacun fini dans son coin, à surfer sur internet, lire un livre, ou simplement regarder la mer. Je ne peux m’empêcher de penser que je serais mieux chez moi à attendre que ma chérie rentre de son travail. Cuisiner un petit diner simple que nous partagerions devant une émission plus ou moins débile. Mais bon je suis ici et je m’ennuie. Hier j’ai cherché le prix d’un billet retour vers Paris. J’en ai trouvé des pas trop chers : 300€. 300 euros et dans trente heures je serais chez moi. Cette pensée a de quoi me faire réfléchir. J’essaye pourtant de l’enfouir au fond de ma tête et de tout faire pour tenir encore un peu. Je veux attendre de voir si ce sentiment perdurera quand le soleil et les clients seront de retour. Je sais que Charlotte me manquera toujours. Rien ne changera de ce coté là mais le plan est que je me trouve tellement fatigué et accaparé par le travail que le temps disponible pour me lamenter sur mon sort soit réduit a une ou deux heures par jour. Je me donne une à deux semaines. Si le temps ne s’arrange pas ou si le travail n’arrive pas à me changer les idées alors je quitterai la Malaisie pour retrouver le Printemps de Paris. Autre bonne nouvelle : j’ai passé une bonne partie de la nuit sur le sol de ma salle de bain, oscillant entre sommeil et pulsions de vomi. Je vous passe les détails, disons juste que le curry de poulet n’était déjà pas extra a manger … donc bien pire à vomir. Ce qui me rappelle une réflexion métaphysique que je me suis faite cette nuit entre deux nausées… : il est vraiment surprenant de constater le taux de dilatation des aliments dans mon estomac. Alors même que je n’avais ingéré qu’un seul bol de curry, j’aurais pu en remplir au moins sept ou huit à la force de mes régurgitations bruyantes. Je vous laisse à vos propres souvenirs d’expériences similaires passées pour tirer vos conclusions. Mais je trouvais que ce phénomène étrange se devait d’être mentionné. Le résultat de cette nuit difficile est une journée encore plus difficile. Il est fort possible que je quitte le magasin dans très peu de temps pour rejoindre le sol de ma salle de bain. Devant tant de déconvenues j’ai décidé de me reprendre en main et de profiter des ces temps morts pour me remettre en forme : demain matin si mon ventre le permet, j’irai courir. Deux allers-retours sur la longue plage puis quelques pompes et abdos et rebelote. Les temps mort de l’après midi seront consacrés quand a eux au peaufinage de mon bronzage. A bientôt.

samedi 26 mars 2011

dimanche 27 mars 2011 Apres une longue nuit d’un sommeil bien réparateur, je commence une nouvelle journée. Pas de pluie quand je sors de mon bungalow à 7h du matin… c’est déjà une bonne nouvelle. Je marche ensuite le long de « Long Beach » qui porte bien son nom puisqu’il me faut bien dix minutes pour rejoindre le centre de plongée. Sur le chemin je croise des bars déserts, ou les reste d’une soirée arrosée gisent encore partout au sol. Cela inclut deux ou trois corps inertes, des canettes de bières en pagaille, quelques vomis absorbés par le sable, et de nombreuses paires de tongs oubliés … La fête. C’est le coté de la vie sur une ile que je vois le moins. Mon réveil sonnant invariablement a 6h45, je suis en général couché vers 23h. La météo est assez étrange en ce moment. On passe souvent d’une pluie diluvienne agrémentée d’une mer très agitée, a un grand soleil qui transperce l’eau a présent turquoise de la baie. Une heure plus tard c’est de nouveau la tempête. Vivement la fin « définitive » de la mousson. J’ai quand même réussi à prendre des couleurs hier. A partir de demain et pour quelques jours, je vais partager mon bungalow avec un alcoolique que j'ai rencontré quand j’étais barman chez mon frère aux Philippines. J’ai hâte. Je sens que mes réveils vont être difficiles pendant son séjour ici. Changement de routine… Autre événement : mon patron s’est fait largué et on a du coup un patron triste et une instructrice en moins. L’ambiance s’en ressent un peu mais pas trop… on recrute si ca intéresse quelqu’un. Pour le poste d’instructeur hein… pour le reste le boss va devoir se débrouiller. Voila pour les informations principales de cette bulle du dimanche. A bientôt.

mercredi 23 mars 2011

mercredi 23 mars 2011
Fin d’une longue journée…
Il est 19h et j’attends à la terrasse d’un restaurant. Dans un petit moment les serveurs vont m’apporter mon plat dans un sac en plastique que je vais pouvoir rapporter dans mon petit chez moi.
Hier soir c’était l’anniversaire d’un DiveMaster du shop, du coup je me suis couché a 1h30. Et ce matin comme tous les jours depuis mon arrivée il fallait que je me réveille à 6h45. Arrivé au magasin a 7h30, rapide petit déjeuner et je prends connaissance du programme de la journée. Ma matinée sera consacrée à un cours pour des plongeurs qui n’ont pas plongé depuis longtemps et qui doivent passer un cours de remise à niveau. Ca me change des « Fun dives », je retrouve (doucement) les automatismes de démonstration que nous avons tant répétés l’année dernière. Les gestes ne sont pas aussi précis qu’il y un an mais ca devrait aller en s’améliorant. Ce genre de cours est un sacré bonus pour mon maigre salaire.
Ensuite je suis allé plonger sur une épave dans des conditions assez peu sympathiques et plutôt stressante pour les clients. Mais au final tout s’est bien passé.
La journée se termine doucement au magasin ou l’on range tout le matériel afin que tout soit en ordre pour recommencer le même petit manège demain. Et ainsi de suite.
Ma routine prend forme. Et je supporte de mieux en mieux de commencer mes journées aux aurores. Mon corps aussi commence a mieux encaisser les nombreux et nouveaux mouvements qui je lui inflige depuis dix jours. Tout ca se met en place.
La météo de son coté semble plus clémente que celle que nous avions l’année dernière a la même période. Même si le soleil ne brille pas tous les jours et si des murs des pluies continuent de s’abattre sur nos tète de temps en temps, nous ne subissons pas cette année les gros cyclones qui nous cassaient le moral quand nous devions nous cacher du vent et de la pluie au fond du magasin.
La mer est calme, plate, pas de noyé cette année. Pas une touriste en détresse à aller repêcher au milieu des vagues. Mes talents de sauveteur sont donc restés rangés au fond de mon sac. Et tant mieux.
Mon diner est servi. Petits beignets de légumes frits : « Noname » et un riz rose au poulet.
A bientôt.

vendredi 18 mars 2011

Vendredi 18 mars 2011
Une bulle minuscule, quasi invisible s’échappe de mon esprit … pour atterrir sans un bruit au dessus des précédentes qui la regardent comme une étrangère. Une bulle toute neuve qui se place en haut de la mousse alors qu’on en attendait plus …
Et pourtant la voici.
Né comme la grande majorité des autres sur la terrasse d’un bungalow en Malaisie. A la faveur d’une douce soirée baignée des dernières lueurs d’un soleil qui sera couché quand cette bulle sera terminée.
Le vent venant de la mer se lève et rafraichi ma peau un peu rougie par cette première journée de soleil. Car oui tout n’a pas été aussi idyllique que cette entrée en matière pourrait le faire penser.
Mon arrivée fut même des plus chaotiques. Un voyage interminable qui me vit encore utiliser un nombre impressionnant de moyen de transport : métro Parisien, RER, A380, métro Singapourien, Nike air, Bus, Taxi, et pour finir, Bateau.
Le commandant de bord avait beau avoir annoncé un temps couvert, j’étais loin de réaliser les trombes d’eau que j’aller en réalité recevoir sur le crane.
C’est donc dans une ambiance plutôt morne, grise et extrêmement humide (euphémisme d’ampleur…) que j’arrivai sur la petite ile des Perhentians que je connais déjà comme ma poche (pour y avoir déjà passé plus de quatre mois).
Si l’on ajoute à cela que mon ancien « proprio » refusa de me relouer le même bungalow que l’année précédente pour cause de surpopulation de résident « long séjour » dans son hôtel… Et (thème qui risque d’être récurrent…) qu’en plus que je suis SEUL, amputé de ma fidele, charmante, et en un mot Idéale, coéquipière Charlotte (pour raisons « professionnelles ») ; on peut dire sans en faire trop que j’étais a deux doigts de repartir sur le champ. Mon besoin urgent de sommeil me retint finalement dans une chambre choisie uniquement pour son prix et la promesse d’un lit à moins de quinze mettre de marche sous la pluie. Le reste attendra le lendemain.
Le lendemain. Un mur d’eau m’empêche purement et simplement de sortir de la dite chambre. Au bout de vingt minutes d’un long blocage digne d’un Rain man a qui il manquerait une allumette, je me décide à subir la pluie ET PUIS MERDE JE SERAI TREMPé MON SAC ET MES AFFAIRES AUSSI ET PUIS VOILA… d’un pas décidé donc.
Et c’est dans ainsi que tel Moise ouvrant la mer rouge (a-t-il finit trempé aussi ?) je bravai les éléments déchainés pour dégotter ma futur maison. A quinze mettre de la plage, en face du soleil levant, une chambre, une petite salle d’eau, et un balcon. Quand j’arrive il me faut d’abord convaincre le gérant de bien vouloir me louer ce bungalow pour un long séjour. Il accepte mais précise que rien n’a été préparé ni réparer depuis l’année dernière. La mousson a effectivement laissé des traces. Les fourmis termites araignée moustique et geckos ont pris entière possession de l’endroit. On dirait un repère de toxico des tropiques. Le matelas est noir de moisi.
Je pose mon sac et le gérant me dit qu’il va préparer un peu la chambre pour que je puisse y dormir le soir.
Ok. Vous devez vous dire que c’était un choix par dépit mais tout au contraire : le prix est très intéressant et j'y ai tout de suite vu un potentiel énorme.
Mais ce potentiel devra attendre. Pour le moment je dois aller me présenter au Dive Shop dans lequel je vais travailler pendant les prochains jours, mois ... ?
Retrouvaille, anecdotes, expériences partagée et mise au point sur les conditions actuelles remplissent ainsi le reste de la journée.
Je retrouve plus tard pour diner des français que l’on avait rencontrés ici l’année dernière et qui reviennent pour une nouvelle saison. Et puis tres tôt je me sens extrêmement fatigué.
Je rejoins mon palace et réalise en y entrant qu’il va me falloir sortir mon briquet et mes bougies (bah oui j’ai toujours des bougies sur moi B.A.BA du voyageur en Asie). En effet le gérant m’a prévu une soirée romantique surprise (mais toujours en solitaire) en oubliant d’alimenter mon bungalow en électricité. Pas grave, ca m’empêche de trop voir la poussière et les insectes qui grouillent autour du lit. Je m’écrase de sommeil sur un matelas qui sent fort le renfermé.
Et puis voila nous sommes déjà ce matin. Troisième jour. Je profite de ma pause midi pour briquet mon chez moi. Fini les toiles d’araignée. Les moustiques sont chassés à coup de tortillons fumigènes. Les geckos sont encouragés à faire un gros travaille de désinsectisation. La poussière est repoussée dehors. Les étagères se remplissent de mes livres. La salle de bain revit avec mes tubes et mes pots de crème colorés.
Je trouve une large natte sur la plage qui me fait un excellent tapis qui habille la pièce à merveille. Je remplace l’immonde moustiquaire trouée par ma belle moustiquaire qui rayonne presque de blancheur au milieu de la (moins en moins) sombre pièce.
Et puis ce suffit pour aujourd’hui. Je retourne au travail pour passer une belle après midi à chasser le client et a aller nager dans les vagues avec les « collègues » dont je vous parlerai sans doute dans une prochaine bulle.
Comme prévu il fait nuit. C’est l’heure d’aller diner.
A bientôt.