jeudi 20 mai 2010
Dieu que la vie est douce à Fontainebleau…
Un peu chiante certes, mais vraiment douce.
Les oiseaux chantent (sans doute pour se consoler d’être de moins en moins nombreux), les feuilles bruissent doucement et le soleil brille sans qu’aucun nuage ne vienne troubler son action vitalisante.
Néanmoins… et malgré tous les efforts déployés par mère nature pour me rendre la vie plus agréable, je me dois de me plaindre. Bah oui c’est un truc que je fais beaucoup et c’est donc normal que ça transparaisse un peu dans mes bulles.
Je m’ennuie.
Rien ne se fait naturellement pour moi ici.Il faut par exemple que je réfléchisse à « comment » faire du sport.
Il faut que je me pousse à (comme hier) réparer mon vélo qui n’a pas servi depuis dix ans.
Il faut que je retrouve mon bonnet de bain pour aller à la piscine.
…etcPire : j’ai même envisagé de faire des travaux dans la maison de ma mère pour ne pas sombrer dans un néant d’inactivité (dans lequel, rappelons-le tout de même, j’aime à me lover). La différence avec la vie de plongeur sur une ile ensoleillée est tangible. Le sport y est omniprésent. J’ai chaud : je vais nager. Pas besoin de me dire que je dois faire du sport pour ne pas me ramollir, ma vie est sportive et c’est bien plus facile.
Je marche sur la plage : mes mollets et mes fessiers se raffermissent… "naturellement". La crème à 60€ qui me ferait gagner « 2,5cm de tour de cuisse en un mois ! » y est inutile.
Aucun « effort » pour faire du sport.
Aucun effort non plus pour être bronzé. Pas besoin de séances d’UV pour ne pas avoir l’air d’un zombie après l’hiver.
N’oublions pas non plus, que si la vie peut être douce ici (comme aujourd’hui), je suis un des seul à pouvoir en profiter. La grande majorité des gens est enfermée au bureau, occupée a faire des rapports ou des présentations sous PowerPoint pour des managers qui sont beaucoup plus intéressés par ce qui peut se passer sur leur Blackberry… A ceux là je dis d’ailleurs « bon courage ».
Néanmoins (deuxième néanmoins de la bulle pour plus de plaisir !), je note du haut de ma petite perspective personnelle (d’environ 1.91m) que l’état d’esprit des gens est en train de changer. Je note ici ou la des indices d’un retournement de situation. Des soubresauts d’espoir…
Des gens décident par exemple de quitter leur emploi pour partir voyager. D’autres se retrouvant au chômage ne semblent pas pressés de retrouver du travail. Les priorités changent. Le monde n’offrant pas de perspectives exceptionnellement enthousiasmantes (climat, économie, guerre, pollution,…), il me semble que certaines consciences réalisent l’urgence de profiter du peu qui nous reste entre les mains.
Je perçois aussi une envie de rendre les choses plus simples, moins « Mondialisée ». Retourner acheter directement son poulet chez le fermier, pratiquer le troc, ou même faire pousser soi-même ses légumes. L’impression d’avoir été entrainés malgré nous, l’année passée, dans une crise qui a débuté chez les petites banques américaines si lointaines, ne peut que pousser à l’individualisme. Ou tout du moins au repli sur une communauté plus restreinte et aux objectifs communs.
C’est pour moi un retournement presque palpable de la situation mondiale qui est devenue extrêmement bancale. Cela me donne l’impression que chacun, à son échelle, reprend ses billes et tente de se protéger des spéculations inconscientes aux intérêts mercantiles (mot compte triple).
Si vous ne l’avez pas compris : tout ceci m’enthousiasme énormément. Tout n’est peu être pas perdu !
Et puis ça veut dire que les années a venir vont être gorgées de clients en quête (par exemple) d’expériences sous-marines que je serrais ravis de recevoir et d’accompagner ! Vive les Assedics.
A demain.
PS : Un jour je prendrais le temps de reformuler cette bulle dont le fond est intéressant mais dont la forme est plutôt désordonnée… pour le moment, il faudra NEANMOINS vous en contenter !
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
démissionnnnnnnnnnnnn !!! :p
RépondreSupprimerEn tout cas tu nous ramènes le soleil