vendredi 6 août 2010

jeudi 5 août 2010

Toujours chez Liliane… encore deux jours avant le grand départ pour notre croisière grand luxe ! En attendant je vous propose une analyse poussée de mes humeurs parfois détestables…

Aujourd’hui fut une des mes mauvaises journées. Mes mauvaises journées sont de plus en plus fréquentes… et rendent la vie des gens qui m’entourent relativement moins sympathique.
Une journée comme celle–ci se construit doucement et met généralement plusieurs mois avant d’éclore spontanément alors qu’on ne l’attendait plus forcement.
Une journée comme ça est le résultat de nombreuses frustrations, colères ravalées, déceptions silencieuses, ou énervements ponctuels… cette somme d’événements souvent anodins (mais pas que…) me pousse doucement mais surement vers cet état d’enfermement et d’énervement permanent.
Cette journée décide de s’afficher au grand jour car elle ne peut plus se cacher derrière mon visage impassible. Cette journée déborde de rage et chaque nouvelle contrariété devient alors une raison de partir en guerre contre le monde entier, et ce, sous n’importe quel prétexte.
Tout le monde a déjà vécu cette journée.

S’il me faut être honnête dans ces bulles alors je dois avouer que dans mon cas ces journées reviennent bien trop souvent tendant même parfois à devenir la norme de mon quotidien.

Je peste intérieurement de n’être pas capable de surmonter cette colère. Je le tente de façon éphémère a grand renfort de mièvrerie feinte mais personne n’est dupe et le mirage s’efface bien vite, laissant réapparaitre le monstre que je tentais de museler.

Pour moi cette journée peut durer des semaines.
A part moi, je fais évidemment souffrir ceux qui m’aiment et dont je tente alors de m’éloigner à tout prix pour ne pas qu’ils découvrent mon Hyde. Et au final à bout de tout je fini par ne plus rien laisser passer.
Je ne supporte plus rien : Le vent, les gens, le bruit, les enfants, les désagréments en tout genre,… comme si je me retrouvais en train d’accorder un piano au milieu d’une fête foraine.
Mes dernières montées de colère se sont plutôt mal finies pour ceux qui n’ont pas su avoir le discernement suffisant pour ne pas m’importuner.
Rien ne passe. Mais je laisse tout de même toujours à l’intéressé, une chance de s’excuser :
« T’es vraiment sur de pas vouloir t’excuser ? « Connard » c’est un peu fort non ? »
« Moi tu m’encules ? »
« Qui tu traite de tête de con ?? »
En voila trois qui doivent regretter d’avoir croisé ma route pendant mes mauvaises semaines. (Appréciez ici mon sens inné de la repartie !)
Je suis sur le fil.
Mes muscles sont crispés en permanence. Compressés tels les ressorts d’un percuteur, n’attendant qu’une minuscule pression sur la détente pour se libérer.
Jusqu’ici chaque explosion n’aura couté qu’une ou deux belles cicatrices ou/et un nez cassé. Mais qui sait jusqu’ou Hyde pourrait aller, voir même sûr qui il pourrait tomber (en Asie un Bruce Lee peut se cacher derrière n’importe quel Pékin…) et je ne suis pas incassable. Seulement, je n’ai, durant ces moments de débordement, aucun contrôle sur moi-même.
Cela reste à ce jour le seul moyen que j’ai de calmer mon « Dark passenger ». De faire descendre la pression.

Vous vous demandez sans doute comment je peux me trouver dans cet état d’âme alors que je suis à Bali. Et bien je n’en sais rien.
J’ai bien deux trois indices : Je sais que nous piétinons dans ce pays où nous se savons où aller. Je sais que nous sommes en attente d’une croisière exceptionnelle et que les journées qui nous en séparent sont longues et ennuyeuses. Je sais que je n’arrive pas à savoir où je veux aller après. Je ne sais pas quoi faire ni ce dont j’ai envie. Je sais que mes gens me manquent, les vivants comme le grand Absent.
Le pire… c’est que de n’être pas heureux ici, me rend encore plus furieux.

Sinon, à part exploser le nez d’inconnus peu délicats envers ma personne, je trouve parfois un peu de sérénité dans les bras des femmes de vie, ceux de mes frères et de mes amis, dans la musique un peu (que je ne sais malheureusement qu’écouter…), et puis innovation de ce soir : dans l’écriture.
Décrire mon malaise le rend ridicule. Commun. Ma cage thoracique se délie un peu. Je respire mieux. Mon baume du tigre personnel serait l’écriture ?
Hulk ne sortira pas ce soir. Il restera enfermé dans cette bulle… comme les méchants dans Superman III, enfermés pour l’éternité dans des sortes de miroirs qui tournoient indéfiniment dans le vide intersidéral. Si vous n’avez pas cette référence c’est que vous êtes trop jeunes… ou trop vieux… ou pas du tout cinéphile.

Au bout du compte je suis fatigué de tenir ce tigre en laisse. Las. Epuisé de contrôler sans cesse. Contenir à tout prix. Et puis je ne retiens pas seulement les excès de colères. Je retiens tout : Joie, petits bonheurs, rires, etc. Rien ne sort de ma camisole.

Au lieu d’inconnus je voudrais me frapper moi-même et combattre les démons qui me hantent… ceux là même que les peintures Balinaises représentent si bien.

Si seulement je dormais bien… je pourrais chaque matin me lever serein, emprunt d’une nouvelle force, d’un nouveau sang comme on dit au Yoga, pour affronter ce qui me ronge. Voila donc sans doute un bout de conclusion, de cause et d’effet :
Le manque de sommeil me pousse à bout. C’est d’un banal finalement. La privation de sommeil rend fou n’importe qui.

Et donc mon état ne serait alors dû qu’à une raison première et triviale : le lit de la chambre d’amis de Liliane. L'horreur... une apologie de l'Inconfort. Un sommier creusé dont le cadre scie mes jambes trop grandes, et qui est, sous le drap, recouvert de l’emballage plastique d’origine (bienvenu en Asie !).
Comme quoi parfois il vaut mieux se méfier des cadeaux du destin. Liliane nous a accueilli avec tant de bonté qu’il est difficile de se plaindre de quoi que ce soit… Mais songez à tous ces maux que j’ai décris plus haut… ne seraient-ils pas déjà effacés depuis une semaine si nous avions simplement quitté Bali ?
Avant de (tenter de) dormir le soir de notre arrivée chez Liliane, j’avais prié brièvement pour remercier mon étoile de m’avoir offert cette opportunité… et j’avais aussi demandé qu’elle en serait le prix. Tout vient avec un prix dit le catholique qui sommeil en moi. Finalement mon monde tourne rond et mes valeurs sont respectés. J’ai payé le prix de ma chance. Me voila rassuré. Serein. Calmé.

Sauf que…
Il est 1h du matin et que derrière la porte qui me fait face m’attend mon pire ennemi, le, désormais démasqué, lit pourri de la chambre d’ami de Liliane...

A bientôt.

PS : voila bien longtemps qu’une bulle n’avait pas été si personnelle, je me le permets seulement parce que c’est les vacances et que personne ne me lit vraiment… ! Sinon… MANIFESTEZ VOTRE RAGE et commentez avec ardeur !

2 commentaires:

  1. TU devrais pratiquer le yoga plus régulièrement...
    Hyde n'aimerait pas du tout ça!!
    Et avec un peu de chance, il finirait par se barrer!
    Et puis bon, ben on court tous aprés le bonheur finalement... Je sais foutrement pas où il se cache, heureusement qu'il a la bonté de se montrer de temps en temps.
    Et quand il se montre, on a plus qu'à espérer qu'il reste longtemps... sans faire de bruit, on en profite, faire comme si on ne l'avait pas remarqué, pour ne pas le faire fuir...

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  2. Salut les poulets :)

    Ca y est j'ai enfin réussit à tout lire et je peux poster mon premier com' des bulles saison 2 :)

    Donc ça serait trop long de faire un commentaire sur toutes ces bulles donc je vais me contenter de vos embrasser bien fort et vous dire qu'on pense bien à vous ici en espérant pouvoir vous rejoindre un jour !

    Gros bisou de Paris - Aout 2010 : pas une journée ensoleillée on prie tous les jours....

    Simon.

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